JUSTICE - TRIBUNAUX - POLICE

Abdou Aziz Ndiaye a-t-il envoûté la fille de 16 ans ?

Père de famille marié à deux épouses, Abdou Aziz Ndiaye a fait face, hier, aux juges du tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est poursuivi pour détournement et corruption de mineure.

Cinq ans de prison, c’est la peine qu’encourt Abdou Aziz Ndiaye, si le tribunal des flagrants délits de Dakar suit le réquisitoire du parquet. L’homme marié à deux épouses et vigile de profession est poursuivi pour détournement et corruption de mineure. Selon l’exposé des faits, ce père de trois enfants loge dans la même maison que la mineure A. Sarr, âgée de 16 ans. Il ressort de la procédure que les deux ont commencé à se fréquenter depuis que la gamine a eu 10 ans. Les parents de la jeune fille, qui soupçonnaient leur voisin de flirter avec leur fille, mettent en garde celui-ci. Ce, après avoir sermonné leur enfant, en lui interdisant de fréquenter cet homme qui est âgé de 39 ans et père de trois enfants.

Toutefois, dans le courant du mois de mars, une nuit, M. Sarr, père adoptif d’A. Sarr entend une porte s’ouvrir. Il jette un coup d’œil et aperçoit Abdou Aziz qui rejoignait la gamine sur la terrasse.

Il a attendu un moment, avant de monter pour les surprendre. Il s’en est pris à Abdou Aziz et ils ont fini par se bagarrer. Les voisins les ont séparés et tout semblait rentrer dans l’ordre. Le 13 juillet, Abdou Aziz Ndiaye, qui revenait de son village tôt dans la matinée, a reçu la visite de la mineure. Selon les plaignants, il s’est enfermé avec celle-ci dans la chambre, de 9 h jusqu’à 20 h.

En effet, à en croire la gamine et le prévenu, la fille, qui avait peur de représailles, a préféré se cloîtrer dans la pièce. Et pour qu’elle puisse effectuer ses besoins naturels, Abdou A. Ndiaye introduit un sceau dans la chambre. De son côté, déterminée à en avoir le cœur net sur la nature de la relation qu’entretient sa fille avec son voisin, la maman de celle-ci est restée devant la porte de 9 h à 20 h. Lasse à  cause de la longue durée d’attente, elle est allée se soulager ; la fille  en a profité pour sortir.

Le gynécologue saisi par voie de réquisition a certifié qu’il n’y a pas perte de l’hymen, mais qu’il y a eu des attouchements récents. Ce qui confirme qu’Abdou Aziz a introduit son doigt dans le sexe de la fille. A la police, Abdou A. Sarr a contesté les faits.

Quant à la fille, elle a tenté, dans un premier temps, de protéger son voisin avant de révéler que celui-ci l’a étendue sur le lit ; il s’est ensuite couché sur elle et s’est mis à la caresser et à l’embrasser. Il l’aurait doigtée. Ce que nie Abdou Aziz.

A la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, le prévenu Abdou Aziz Sarr a réitéré ses dénégations tout en dénonçant une cabale contre sa personne. Il a reconnu, par ailleurs, que la fille et lui sont de bons amis. D’après lui, ce jour-là, c’est vers 16 h 30 que la petite a rejoint sa chambre. Des propos réitérés par la fille qui avait à ses côtés ses parents. Entendus, ces derniers renseignent que leur fille a été envoûtée par le prévenu.

Estimant que les faits sont constants à l’endroit du prévenu, l’avocat de la partie civile a sollicité qu’il soit reconnu coupable et a réclamé deux millions de francs CFA pour dédommagement.

A la suite du parquet qui a requis cinq ans d’emprisonnement ferme contre Abdou. A. Sarr, l’avocat de la défense a demandé la relaxe de son client.

L’affaire mise en délibéré, le verdict sera rendu le 31 août

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