JUSTICE - TRIBUNAUX - POLICE

Affaire Cheikh Niass: La vraie histoire

La mort de Cheikh Niass, cet immigré interpellé par un Policier du Commissariat de Wakhinane Nimzatt, fait courir beaucoup de bruits.

Même s’il n’est pas mort dans ledit commissariat, beaucoup lient son décès à d’éventuels mauvais traitements qu’il aurait subis là-bas. Ce qui, manifestement, exaspère des sources oculaires qui étaient là au moment des faits.

Nous nous sommes alors rapprochés de nos sources sur place lesquelles ont assisté à la garde à vue du sieur Niass qui a duré de 13 heures à 8 heures du matin après que le Procureur eut été saisi et qu’il ait décidé de le placer sous mandat de dépôt.

Ce qui s’est passé avec le Policier verbalisateur

Quand Cheikh Niass a été interpellé, il n’avait ni de carte grise, ni d’assurance. Il disait avoir oublié ses documents à la maison. C’est pourquoi, le Policier a estimé qu’il n’a pas droit à une attestation du fait surtout du défaut d’assurance. ‘’Sans assurance, c’est l’immobilisation’’, nous dit-on.

C’est ainsi qu’il a pris son permis et lui a demandé d’aller chercher les documents qui lui manquent.

Une attitude qui, selon nos sources, a énervé Cheikh qui s’est mis à filmer le Policier et à faire des commentaires désobligeants sur la Police.

Son fils, selon nos interlocuteurs, a même reconnu, dans son intervention dans les médias, que son père a professé des injures à l’égard du Policier.

Ce dernier a décidé alors de l’amener au Commissariat.

Ce qui s’est passé au Commissariat

Arrivé à 13 heures, nos sources révèlent que Cheikh Niass a été ‘’bien traité’’. Il aurait même été traité mieux qui quiconque, comme par hasard. Comme il faisait chaud dans la cellule, les agents lui ont apporté un éventail pour une ventilation à la main.

Mieux, un autre agent lui a passé un téléphone pour qu’il puisse appeler son épouse en Europe et discuter avec elle.

D’ailleurs, ces parents qui sont venu le voir, ont pu tranquillement discuter avec le lui, à travers les grilles de sa cellule. Et tout s’est fait le plus normalement du monde.

Mais, comme il y a eu injures et donc outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions, le Procureur a été saisi. Ce dernier ayant lu le procès-verbal,  a décidé de son déferrement, le lendemain, ce qui fut fait.

D’ailleurs, Cheikh a même dit aux policiers que, comme il fait très chaud dans le commissariat, il allait leur offrir la climatisation, une fois dehors.

Les témoins reconnaissent qu’il avait du mal à supporter la chaleur et le stress liés à la situation.

Cheikh n’a pas fait 24 heures audit commissariat même s’il y a passé la nuit. Son transfert avait décidé par le Procureur, en vertu des règles de procédure en la matière.

Aucun policier n’aurait répondu à ses invectives au début de son arrivée. Il s’est par la suite calmé et a donné, à qui de droit, sa version des faits.

Il a même expliqué qu’il a filmé le policier dans le but d’avoir une preuve qu’il retenait son permis de conduire.

Le Commissaire limogé

Nos sources affirment que le transfert du Lieutenant Ahmet Bachir Ndiaye serait l’aboutissement d’une procédure qui avait déjà été entamée bien avant l’affaire Cheikh Niass.

Malheureusement, tout le monde lie son départ à cette affaire alors que selon nos interlocuteurs, il n’y a aucun lien.

L’intéressé s’en est d’ailleurs expliqué dans les médias.

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