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BAMBEY – Lutte contre l’extrême pauvreté : des producteurs à l’école de production de semences horticoles

Une formation sur la production de semences et de plants horticoles, destinée à des producteurs agricoles des départements de Bambey et Tivaouane,  a démarré, hier mardi, à la salle des conférences du Centre national de recherches  agronomiques. Ce programme vise à contribuer à l’élimination de l’extrême pauvreté, par la formation et la création de fermes agricoles.

Ils sont 18 participants, en provenance de 18 villages de départements de Bambey et  de Tivaouane, dans l’arrondissement Mérina Dakhar, à prendre part à la formation sur la production de semences et plants horticoles, organisée par le PAPSEMENCESPLANT. Cette composante une du programme intervient dans les régions de Thiès, Fatick et Diourbel.

Le coordonnateur régional du programme, Kalidou Kane, explique : «cette formation qui porte sur les semences et plants horticoles fait partie du renforcement des capacités des agriculteurs. Le PAPSEMENCESPLANT  est un programme du ministère de l’Agriculture, de l’Equipement  rural et de la Souveraineté alimentaire qui contribue à l’élimination de l’extrême pauvreté. Ce programme a deux composantes : il y a la zone centre et la zone sud. La première citée couvre les régions de Thiès, Diourbel et Fatick. Nous intervenons dans le domaine du maraîchage et de l’arboriculture fruitière irriguée. Le premier résultat obtenu dans cette zone centre est  l’aménagement de 70  fermes horticoles et la réhabilitation de 3 fermes pilotes. Le deuxième résultat, c’est la mise en place de ce centre de service et de formation qui est un laboratoire à ciel ouvert. Cette formation   rentre dans ce cadre».

Selon lui, «En dehors de cette formation, il y a le domaine de la recherche. On a eu à travailler avec des chercheurs de l’ISRA et des chercheurs italiens dans le domaine de la gestion de l’irrigation et sur la fertilité des sols. Le problème de l’eau également se pose dans la zone centre. Et on a eu à faire des recherches sur les types de variétés. Il faut des variétés adaptées dans ce contexte de  changements  climatiques. Quand le PAPSEM arrive à réaliser 400 hectares de fermes horticoles dont 70 fermes de 5 à 10 hectares, les producteurs arriveront à augmenter leurs revenus et améliorer leurs conditions de vie. Ce  qui leur permettra au PAPSEMENCESPLANT d’éliminer l’extrême pauvreté». Et il poursuit : «sur les 70 fermes à aménager, il y a 15 qui le sont déjà. Il reste les 55. Les 18 fermes bénéficiaires  venant de la région de Thiès, dans le département de Tivaouane, sont prêtes. Il reste à mettre la clôture et le système d’irrigation».

Le coordonnateur régional du PAPSEM a enfin souligné qu’une technicienne en développement organisationnelle a été mis à la disposition des agriculteurs parce que, dit-il,  beaucoup de projets et programmes  en Afrique  et au Sénégal ont un problème de durabilité. «Ce qui nous a valu des résultats satisfaisants dans les fermes pilotes telles Darou Fanaye et Touba Toul».

Le responsable Administratif et Financier, Djiby  Nalla Sy, le représentant du coordonnateur national, Amadou Tidiane Fall déclarent  que  le PAPSEM est  un maillon important du PRACASEN, le Programme de relance et d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise, élaboré en 2014. La composante sud, selon lui, intéresse 2 régions que sont Sédhiou et Kolda. Son intervention est accès sur le développement socioéconomique des populations et l’amélioration des revenus des populations, à travers le maraîchage, l’arboriculture, en mettant l’accent sur les aménagements hydro-agricoles des vallées, à travers la mécanisation de l’agriculture et à travers une assistance technique de qualité.

Le Directeur du Centre national de formation  agronomique de Bambey, Ibrahima Sarr, a exprimé sa double satisfaction pour avoir été membre de ce programme et représentant du Directeur général de l’ISRA. Selon lui, la formation sur la production de semences horticoles et plants  est la base de l’augmentation de la production.

Pour Pape Momar Ngom, le maire de la commune de Ngogom, il y a des défis à relever. Il s’agit  de lutter contre la faible productivité, la dépendance pluviométrique, l’accès au marché, le manque de financement et le manque d’organisation. Selon lui, il faut une maîtrise de l’eau car 20 milliards de mètres-cubes de l’eau du fleuve sont absorbés par la mer.

L’adjoint au préfet de Bambey, Mamadou Faye, a soutenu que l’Etat a mis beaucoup de moyens dans le monde paysan. Il faut une communication pour permettre aux producteurs agricoles d’accéder aux programmes et institutions de financement  de l’Etat. Sur les 17 fermes horticoles de la région de Diourbel, les 11 seront aménagées dans le département de Bambey.

Adama NDIAYE 

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