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Décryptage – Désordre et retard dans l’arène : Les sanctions financières n’y changeront rien !

Si le combat Balla Gaye-Boy Niang, de dimanche dernier, a tenu ses promesses sur le plan technique et au niveau de l’affluence, le «derby de la banlieue», par contre, a battu le record du désordre, marqué par l’envahissement permanent de l’enceinte et une préparation mystique interminable des deux lutteurs. Apparemment, la note circulaire du président du Cng, Bira Sène, sur les nouvelles mesures de la saison 2022/2023, a été déchirée par les acteurs. Place au désordre !

Par Hyacinthe DIANDY – C’est vers 22h (précisément à 21h 53 mn) que le choc Balla Gaye 2-Boy Niang 2 a débuté, dimanche à l’Arène nationale. Et là, pour un combat qui commence à une telle heure, on n’est pas loin d’un record concernant le retard accusé dans les grandes affiches.

La faute à une longue préparation mystique des lutteurs, qui a duré plus de deux heures de temps, et sous les yeux des organisateurs, impuissants face à de telles pratiques qui ont fini d’agacer les nombreux amateurs qui ont fait le déplacement à l’Arène nationale.

Pourtant, contrairement aux journées où on pouvait programmer jusqu’à 10 combats préliminaires, la structure Gaston Productions, sûrement soucieuse des conséquences liées au déroulé de son programme, n’a offert que 5 «petits combats» aux amateurs. Mais c’était sans compter avec les acteurs des deux camps qui, tenaillés par l’enjeu, étaient devenus incontrôlables, dans l’enceinte et en dehors. Avec à la clé, un vrai désordre.

Pourtant en début de saison, le Cng de lutte, à travers une note circulaire en date du 20 octobre 2022, avait pris des mesures fortes afin de remettre de l’ordre dans un milieu caractérisé par une indiscipline notoire des acteurs.

C’est ainsi que dans ledit communiqué, le président Bira Sène, conscient que «la lutte sénégalaise nous a valu beaucoup de satisfaction et demeure de loin une pratique mobilisatrice», invite d’abord «au respect strict des règles édictées par le Cng de lutte, qui commence par le respect des heures de convocation lors des face-à-face, suivis massivement par nos compatriotes d’ici et d’ailleurs». Et le nouveau patron de la lutte sénégalaise, qui a rempilé pour un second mandat en novembre dernier, de rappeler : «Le respect et la maîtrise des horaires font gagner à tout le monde l’estime et la confiance du Peuple, surtout des mécènes capables d’accompagner promoteurs et lutteurs.» Bira Sène d’ajouter : «Si nous acceptons que la conscience professionnelle soit l’application volontaire d’une personne à bien faire son travail, son engagement et sa capacité à se conformer aux règles du milieu professionnel selon les principes qui guident l’éthique comportementale, c’est donc adopter un comportement positif et constructif.»

Balla et Boy Niang laissent 5,9 millions dans les caisses du Cng. Et après ?
Avec ce qui s’est passé dimanche à l’Arène nationale, la déduction à faire est que son message n’est pas passé. Evidemment, l’instance dirigeante va s’appuyer sur les sanctions financières pour punir les deux lutteurs.

Et justement, on apprend du site Lesarenestv.com que les deux lutteurs ont été défalqués au total de près de 6 millions Cfa de leur cachet. «Mon lutteur est délesté de 3 560 000 Cfa dont 760 000 pour dépassement de temps de préparation mystique, 1 000 000 pour introduction d’un miroir, 1 000 000 pour un autre dépassement de temps de préparation mystique», a précise le manager de Boy Niang 2, Bourkhane Wade.

Quant à Balla Gaye 2, «on a déduit 2 460 000 Cfa de son reliquat. Et, entre autres griefs, il y a le dépassement du temps de préparation et l’autre dépassement après épuisement du temps de préparation mystique», informent nos confrères.

Les amateurs, les grands perdants !
Au total, les deux champions, de Pikine et Guédiawaye, ont laissé dans les caisses du Cng, la somme totale de 5,9 millions Cfa. Et après ?

Ça va râler au niveau des deux camps et après, on va passer à autre chose. Pour le prochain grand combat, on aura droit au même film et, comme d’habitude, ce sont les amateurs qui sont toujours les grands perdants. Ainsi va «le sport de chez nous» !

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