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Entassement, encombrement, pollution de la ville de Dakar : Moctar Ba fait le diagnostic

Invité  de l’émission Objection de la radio Sudfm hier, dimanche 28 janvier 2024, Moctar Ba, expert-comptable et membre co-fondateur de l’Académie de la Réparation de la ville en Afrique (AREVA), est revenue sur la situation du littoral de Dakar. Il a également parlé des solutions qu’il faut pour régler cette question.

Il est très difficile de vivre actuellement dans Dakar à cause de certains encombrements. Mais  malgré cela, les sénégalais se débrouillent de faux en comble. De l’avis de Mocatar Ba, expert-comptable malgré l’entassement, l’encombrement de béton, « on se débrouille  dans la ville pour fonctionner, on se bat avec la ville. Nous savons que la marche aujourd’hui, est un élément de santé public, dans le monde. Donc on doit faire en sorte que les populations et les gens marchent. Parce que, vous gagnez à avoir des gens qui sont bien dans leur peau, épanouies en marchant d’abord ». Et visiblement ce n’est pas possible. Mais ce qui est plus grave est que la ville de Dakar, c’est le grand absent du débat politique, a souligné l’expert-comptable. Poursuivant ces propos, il déclare «le constat est que la ville est compliquée de vivre, on voit maintenant des traumatismes certains où des gens emmener leurs enfants à l’école dans des conditions impossibles. Ils sont obligés de prendre un appartement pas loin de l’école des enfants. Vous avez vu que ces derniers temps, les gens avaient du mal pour respirer ». Pour lui, déjà anormal donc, « si la nappe du Sahara s’abat sur nous, les écoles devraient être fermées. Mais c’est un problème assez complexe et notre souci c’était de savoir comment le  prendre. Et ce Sénégalais-là, on le voit pas réagir à quoi que. C’est à ce niveau que le problème se situe comme  pour nous. Quand on parlait du littoral, de respirer on disait qu’on était de petit bourgeois. Or, la santé, le bien être concerne tout le monde. Il n’y a pas à  réinventé la roue, si on se met à réfléchir, à faire des propositions pour s’entendre dire non je le vois comme ça. Mais si vous n’êtes pas dans ça, on peut faire mieux. On abordera l’enttachement, l’encombrement, les gosses  qui sont partout au lieu d’être à l’école. Tout ça, c’est dans la ville que ça s’organise « urbanisme,  mobilité, santé et cadre de vie », a-t-il fait savoir.

« Il faut d’abord que la loi soit comprise, qu’elle soit dérivée d’un diagnostic partagé pour que les gens puissent vivre ça ensemble. Nous avons une évolution et cela est connu. L’architecture, le CICES est là avec 100 hectare est devenue aujourd’hui, une fêtarde. Or, c’était un bijou extrêmement incroyable.  Donc Dakar était partie pour vraiment jouer les grands rôles au niveau métropole. C’est pourquoi, ajoute En 1976 une loi très claire disait que le terrain qui était sur le littoral était inaliénable, in prescriptible, non aedificandi sauf  décret irrévocable. Mais il y avait parallèlement dans un texte autour de cette année-là qui permettait de faire des déclassements, a indiqué Mocatar Ba .

L’expert-comptable de remarquer « On va en chine pour chercher du savoir. Quand vous y allez, vous trouvez ce qu’on appelle le « Fingchiwois », qui est un environnement d’un lieu quelconque. C’est harmoniser l’énergie de cet environnement pour  favoriser d’abord le bien être des gens, leur santé et la prospérité. C’est le cas du littoral de Dakar, vous y avez tout, le bien être, la santé, la mer et la prospérité. On est gagnant sur tout et on ne peut pas comprendre qu’on n’est pas capitalisé sur santé là ». Au plan mondial, nous partageons le problème africain. C’est-à-dire que les africains tous leurs atouts environnementaux coulent. Nous, c’est  le littoral. C’est dans ce sens que la Banque mondiale dans un  symposium à Daré Salam a tiré la sonnette d’alarme en disant la manière dont ces villes sont organisées si ça continue dont elles sont urbanisées, non planifiée à un moment donné ça va être invivable, se désole-t-il.

Se prononçant par ailleurs, sur la situation de la baie de Hann, Moctar Ba ajoute « Aujourd’hui’, prenez la baie de Hann, c’était la rivale de Coppa Cabana. On n’a tellement d’atouts et nous ne comprenons pas comment on n’a pas pu exploiter  ces situations-là. Aujourd’hui, cette baie de Hann depuis 20 ans est un déversoir de déchets et d’éléments septiques. En quelque sorte c’est la fosse septique de la ville de Dakar ». De même, dit-il « on n’a laissé des quartiers qui n’étaient pas compatibles s’installer là. Tout le monde est responsable, de l’Etat à nous citoyens et à l’architecte ».

Et M. Ba de pousuivre « En réalité, imaginé notre VDN tout en verdure, pas de voiture  qui serpent et puis traverse la ville. Et à chaque 500 ou 300 mètres vous avez deux policiers autour d’une chaise. Les gens peuvent traverser sans problème. Tout fonctionne. Nous avons proposé cela au gouvernement la police littoral. Mais il a vu plus grand derrière moi, c’est les loyers. Or, ils étaient sensé être sur la littoral contrôlant les constructions avec des programmes hyper clairs. Ces policiers littoraux seront formés même  à faire insignifiant au citoyen le comportement normal ».

Sans oublier que « tout ça participe de la ville. Parce que la plus grande industrie au monde, c’est l’industrie touristique. D’ailleurs, le BRT qui a été fait heureusement qu’il y a des axes par lequel les laisser passer sont bien élargies. Puisqu’ils ont déchiré la ville pour passer. D’autant plus que cela fait écho au niveau de la Banque Mondiale qui disait que « la manière dont ces villes fonctionnent, sont urbanisées vont devenir invivables ».

                                                                                                         

Barthélémy Coly (Stagiaire) 

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