ECONOMIE

FATICK : Commercialisation des pastèques, un métier qui nourrit son homme

Actuellement c’est la fin de l’hivernage ! Les cultivateurs commencent à récolter les fruits de leur production, à savoir le mil, le maïs, l’arachide et les pastèques, entre autres. Les pastèques font partie du décor de la ville de Mame MINDISS.  Dans tout les coins des rues,  des étals de pastèques garnissent le décor . Les commerçants viennent des communes et villages voisins  : Niakhar, Diakhao, Tattaguine, Diouroup……etc 

Cependant malgré l’abondance du fruit ,  ces braves paysans ne cachent pas les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent. Parmi celles-ci : il y a d’abord le transport des pastèques, le problème de stockage et enfin le problème de sécurité. Malgré tout, les paysans se frottent bien les mains. Selon un des vendeurs trouvé au marché central : « les prix varient selon les qualités. La pastèque est vendue entre 100 ,1500 et jusqu’a 3000 Fcfa  l’unité. La cargaison de « khal » coûte trop chère dans le monde rural. C’est souvent le transport qui nous revient trop cher », informe Pape Diouf.  Selon toujours notre interlocuteur, les affaires marchent bien en cette période. « Nous recevons des clients de toutes sortes : des enfants, des personnes âgées ». 

En allant aux berges du Sine, c’est presque le même décor. Abdoulaye Ndiaye, commerçant de son état, est assis tout autour de ses pastèques. Il nous confie qu’il a acheté son champ de pastèques à 400.000 F. Le prix varie selon la surface et la quantité. Et M. Ndiaye de nous révéler que s’il sait engager dans ce métier ; «c’est pour faire face à mes nombreuses sollicitations. Le métier est très stressant et fatigant. Car je passe parfois des nuits blanches à surveiller mes marchandises », a-t-il raconté. 

Non loin de là, une cliente se régale bien en tenant entre ses mains une grosse pastèque. Aïssatou Diouf avoue qu’elle « aime beaucoup la pastèque car c’est très délicieux. Chaque jour, j’en achète pour la famille» lance la petite Sérère sourire aux lèvres.  

Cette année, Le moins qu’on puisse dire est que Fatick a récolté beaucoup de pastèques. Un fruit très prisé lors des desserts. Alors même si les paysans se sont bien frottés les mains, il y a encore des efforts à faire pour valoriser d’avantage le produit. Beaucoup d’entre eux souhaitent la création d’une petite usine de transformation des fruits comme la pastèque, la mangue. Et dire que l’état pourrait en profiter pour absorber le taux de chômage des jeune

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