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FATICK : Djidiack Faye lance le mouvement pour la révolution citoyenne (MRC)

Le directeur de l’Agence Régionale de Développement (ARD) de Fatick a lancé hier soir son mouvement politique dénommé  Mouvement pour la Révolution Citoyenne (MRC) à l’hôtel Les berges du Sine  .  Agent de développement depuis plus de 20 ans et professeur d’université, Djidiack Faye natif de la commune de Ndiob dans le département de Fatick n’est pas un novice dans la politique après avoir milité très jeune au Pds et tout dernièrement  à Rewmi. Voici l’intégralité de sa déclaration de principes.

 

Le mouvement pour la révolution citoyenne (MRC) est fondé sur le rassemblement de citoyens engagés pour la restauration des valeurs socioculturelles et une nation plus solide à même de porter durablement le développement du Sénégal. Le Mouvement pour la Révolution Citoyenne regroupe tous ceux qui se reconnaissent dans ses principes et veulent fonder le renouveau de la vie publique à partir des principes de la citoyenneté responsable. Face aux dérives sociales, économiques et politiques, aussi bien de ceux qui ont la noble mission de diriger le peuple que du citoyen même.

 

Le Mouvement pour la Révolution Citoyenne (MRC)  appelle les citoyens à relever les défis lancés à notre société. Des causes externes et internes ont perverti nos cultures induisant une évolution sociétale contraire aux besoins de l’humanité, aux équilibres de notre pays, au-delà, le continent. L’égoïsme et l’accaparement ont fini de mettre à genou les ressources naturelles et toutes les richesses du pays. En effet, l’intérêt général doit dicter l’effort du pays pour promouvoir une croissance économique respectueuse de l’environnement, des choix exprimés par les citoyens et la création de revenus décents. Aussi, il est nécessaire et urgent de relever la valeur du travail qui est le socle d’une société juste, soudée et prospère. Le Mouvement pour la Révolution Citoyenne a pour objectif de contribuer à l’avènement d’un renouveau de la citoyenneté pour une société plus viable et vivable à travers deux piliers :

 

 

L’accompagnement communautaire : Nous proposons l’animation territoriale comme stratégie appropriée à déployer sur le territoire national pour appuyer les communautés dans leurs efforts de développement et d’amélioration de leurs conditions économiques et sociales, renforcer leur estime de soi et restaurer/protéger l’environnement dans un contexte de changements climatiques. La finalité étant d’en arriver à un changement individuel, communautaire et national positif au bénéfice exclusif du citoyen et de la nation toute entière. Le projet très pertinent de Feu le Président Mamadou Dia qui reste encore très actuel, est un référentiel majeur dans notre approche d’animation communautaire et du développement local.

 

 

 

La démocratie politique : L’accompagnement communautaire prépare un engagement de second niveau. En effet, les défis et les priorités exprimés par le peuple restent la gouvernance basée sur l’équité, la transparence et la justice sociale avec une prise en charge efficace de ses priorités socioéconomiques. L’éthique citoyenne et l’éthique dans la gouvernance publique sont ainsi une aspiration forte du peuple sénégalais. Mais il faut reconnaître que les responsabilités sont partagées entre le citoyen, individuellement pris et le représentant du peuple ou autorité publique qui a le devoir et la responsabilité de donner la bonne direction et poser les premiers actes concrets pour une gestion vertueuse des affaires publiques.

 

 

Dans la perspective de la restauration d’une citoyenneté plus intègre, et de bonnes mœurs républicaines, l’individu, le groupe, et le représentant du groupe doivent chacun, jouer avec responsabilité sa partition. Et, point de messie pour y arriver, il s’agira seulement de la volonté et de l’engagement de chaque citoyen, d’un large consensus sur un contrat social et moral. Le Président, le ministre, le député, le maire tous sont issus de la société sénégalaise, là-bas au village comme en ville, et expriment dans la conduite de leur mandat électif de mission publique les mœurs sociales dans lesquelles, ils ont été formatés. Seulement il faut nécessairement, une responsabilité de plus, un sacrifice même de soi de la part de ces dirigeants.

 

 

Quiconque n’est pas prêt pour ce sacrifice, ne pourra pas orienter le Sénégal vers la république à laquelle les citoyens aspirent désormais et l’expriment dans leurs discours et comportements. Il ne se suffira jamais de disposer du pouvoir pour la jouissance personnelle et de son groupe pour y arriver. Les représentants des populations que sont les élus territoriaux et les autorités de l’État central ont plus que jamais le devoir de respecter et de faire respecter cette exigence du peuple et restaurer toutes les vertus nécessaires à la fonction de serviteur du peuple. La réorganisation des institutions de la République est nécessaire pour permettre à ce renouveau citoyen de participer activement à la gouvernance du territoire communal, régional et national.

 

 

 

La séparation des pouvoirs dans la République est une exigence, une séparation nette entre la patrie et le parti est une obligation. Une source d’énergie importante à la disposition des sénégalais est le Jom, Fiit, Ngor, de nos ancêtres et de la tradition africaine en général, et surtout, de la belle endurance, la foi en Dieu, l’amour de la paix. Plus de patriotisme et de sacrifice pour la nation à l’image de Nelson Mandela, Thomas Sankara et d’autres, nous réussirons !

Citoyenneté engagée et responsable, la solution pour une société plus viable et vivable

Fatick, le 16 juillet 2023

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