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Fragilité et fatuité humaines

dakarmatin.com

Bonjour à toutes et à tous, quelques douleurs musculaires m’ont rappelé à ma fragilité humaine depuis deux jours. Je n’ai donc pas pu honoré mes rendez-vous habituels meme si la matière ne manquait pas.
Je reviendra vite incha allah

Adama Gaye

Ps: je veux cependant clore un non débat sur les critiques que j’ai formulées en direction d’une justice sénégalaise à terre, décrédibilisée. Je le fais en vous informant que la partie ou j’invite le nouveau président de la cour suprême, avec respect et estime, à contribuer à sortir de sa léthargie a fait sortir de ses gonds quelqu’un qui se présente comme son neveu.
Au lieu de voir les enjeux que je désigne, il saute, avec comme seul argumentaire, un bidonnage journaliste auquel je me suis trouvé associé il y a 40 ans dans ce qui est une erreur de jeunesse, que j’assume et ai dépassée. Même de grands professionnels du NewYork Tines, le meilleur journal au monde, ont été impliqués dans pareille situation.
L’infaillibilité n’existe pas.
Or ce neveu que j’ai déjà vu s’en prendre au maire de Sokone avec virulence au profit d’un des siens (qui sait c’est un nom d’emprunt qui cache le vrai auteur) m’inquiète et ne mérite pas de réponse car tout dans son argumentaire est fait de jugements de valeurs et de défense de sa famille.
Je lui concède que sans doute c’est après 1993 ou vers cette plage que son oncle se juge s’est illustré par la libération de wade lors d’un procès politique.
Je le répète: ce juge a posé des actes qui le grandissent. Cela n’empêche cependant qu’on puisse mettre sur la table les silences, les renonciations et les complicités de la justice face aux forfaitures de l’exécutif.
La démocratie c’est la contradiction. Difficile de le faire comprendre à un jeune journaliste qui croit que c’est en s’en prenant à l’honorabilité de celui qui soulève des dossiers essentiels qu’on fait du journalisme.
Je le remercie de m’avoir dit à l’entame de son attaque qu’il est journaliste comme moi. Même si après il s’emberlificote à vouloir me faire passer pour un courtier. Je le rassure; je le suis. Il veut me refuser mon statut de réfugié, exilé, politique: je le suis et ce n’est pas bête de fuir un régime qui ne respecte aucune règle et se sert de la répression publique pour faire taire ses adversaires. Je préfère être un fuyard capable de défendre mes idées que d’être un rat jeté illégalement au fond d’un trou de rat carcéral en étant privé de ma liberté d’expression et de mouvement. Le Wolof dit que fuir jusqu’à échapper aux serres de ses tortionnaires, ça fait partie des mérites de l’homme.
Jeune Alioune Badara, pour ce qui est du journalisme, sachez-le: Ma part du journalisme “Maynalako ak say nioms”.
En lui rappelant que journalisme ou pas, les dossiers brûlants du pays, ceux liés à la justice, continueront d’être publiquement épluchés.
Sans la fatuité des attaques ad hominem qui font tort à l’un des plus nobles métiers hélas entre les mains de révisionnistes qui ne savent pas grandchose que défendre leur beefsteak familial…
Bon week-end.

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