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la banlieue en sursis, dès la première pluie – Sud Quotidien

Premières pluies, même si c’est faible, tombées dans la matinée d’hier,  mercredi, dans la capitale du Sénégal et bonjour les dégâts ! Comme c’est souvent le cas depuis plusieurs années, les premières précipitations charrient de gros problèmes et des désagréments : inondations des routes et des établissements scolaires, embouteillages et fermeture d’axes routiers. En effet, quelques millimètres de pluie ont suffi pour provoquer une véritable pagaille à Dakar notamment en banlieue. Plusieurs trémies ont été inondées, ainsi que des places publiques.

Sur l’axe menant de la route de Boune à la descente du nouveau pont enjambant Tally Mame Diarra, des mares d’eaux ont  handicapées  la circulation automobile pendant plusieurs heures durant la journée d’hier. C’est le même constat à Fass Mbao, au niveau de LGI Mbao, pareille que sur la route nationale. Ces mares d’eau qui annonce les inondations ont créé un énorme embouteillage sur l’autoroute à péage. La circulation s’est complètement arrêtée et des milliers d’automobilistes ont été bloqués particulièrement à la sortie (et même à l’entrée du péage à cause du bouchon entre le marché de Thiaroye Gare et Poste Thiaroye) de Poste Thiaroye, dans le sens Dakar-banlieue surtout.

Durant la première partie de la journée d’hier, le trafic routier était complètement perturbé. Car cette pluie matinale a coïncidé avec l’heure d’aller au travail, donc au moment d’une circulation plus dense que d’habitude sur les routes, ce qui est à l’origine du calvaire pour les automobilistes et les usagers. Certains piétons ont même subi les conséquences de ces flaques d’eau. Les voitures et motos scooters qui passent n’ont pas de pitié pour ces piétons. Avec la manière dont elles traversent ces mars, elles aspergent les piétons d’eau sale, les voitures salissent les habits.

Des inondations ont aussi été signalées dans plusieurs autres quartiers de la capitale. Par exemple, à partir de l’autoroute à péage, l’on voyait, à Guinaw Rail,  des personnes s’affairer au tour des eaux qu’elles évacuaient des maisons à l’aide de seaux, pelles en plastique et tout ce qui pouvait aider à cette fin. Mais, fort heureusement, sans occasionner des dégâts humains. Ainsi, on constate que les leçons des années précédentes ne semblent pas avoir été retenues. Dans la plupart des cas, les inondations sont aggravées par l’obstruction des conduites des eaux pluviales. C’est à se demander ce que faisaient les responsables chargés du curage et de la construction des avaloirs pendant toute la longue période estivale. Car, chaque année, le Sénégal perd des milliards dans des inondations dès l’apparition des premières gouttes d’eau à Dakar et dans plusieurs localités intérieures du pays.

Seynabou Ba (Stagiaire)

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