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La CRSE travaille à une harmonisation tarifaire pour une équité du service public de l’électricité (président)

Dakar, 28 avr (APS) – La Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), par la voix de son président, Ibrahima Amadou Sarr, dit travailler à rendre adéquats les mécanismes de tarification de l’électricité, pour une équité dans la fourniture de ce service public.

« L’objectif aujourd’hui, c’est de pouvoir réussir toute cette adéquation entre tous les mécanismes que nous sommes en train de mettre en œuvre (…)’’, a-t-il dit.

M. Sarr s’exprimait mardi soir, au cours d’une séance de partage sur l’harmonisation tarifaire du secteur de l’électricité, à l’intention du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES).

Cette rencontre portait également sur les activités que la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE) est en train de mettre en œuvre.

« Le but de la démarche de la commission est d’auditer davantage le système, d’évaluer la mise en œuvre de l’harmonisation transitoire pour mieux conseiller l’Etat en vue d’aller vers une harmonisation définitive, pour que l’on soit dans une situation où, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, on paye le même prix pour le même service », a précisé le président de la CRSE.

Déjà, « 40% de baisse a été consacrée en milieu rural sur le plan tarifaire, a-t-il relevé. Il reste les autres étapes pour l’harmonisation tarifaire ? notamment l’élimination du système de facturation au forfait, car en milieu rural, le mode de facturation dominant jusqu’ici est une facture au forfait avec une division des services (S1, S2 S3) ».

« C’est ce que nous sommes en train de vivre dans le monde rural où partout, grâce aux efforts consentis par l’Etat, les populations refusent de s’abonner au motif qu’on leur impose une facturation au forfait », a fait observer Ibrahima Amadou Sarr.

De même, « dans beaucoup de zones », les populations soutiennent selon lui que l’énergie électrique fournie n’est pas la même que celle distribuée en milieu urbain.

’’Elles (les populations) rejettent le solaire, considérant que c’est l’énergie des pauvres. Tout cela repose sur des idées erronées », a souligné le président de la Commission de régulation du secteur de l’énergie.

Il a rappelé que le périmètre de la Société nationale d’électricité (Senelec) exclu, le territoire national est divisé en zones géographiques dénommées concessions, et dans chacune d’elles, « nous avons un opérateur qui, en raison de ses coûts d’exploitation, applique un tarif déterminé à un mode d’exploitation qui peut être différent de la concession mitoyenne ».

Cela fait que la consommation d’électricité est facturée différemment, en fonction du lieu de résidence du citoyen, a-t-il expliqué, ajoutant qu’ »au nom de l’équité et de l’égalité, nous devons aujourd’hui arriver à un système où chacun paye le même prix pour le même service ».

La Commission de régulation du secteur de l’énergie « est en train de mener cette réflexion, pour que nous arrivions à une harmonisation tarifaire définitive au plan national », a-t-il insisté.

Ibrahima Amadou Sarr rappelle que depuis 2018, le président de la République a décidé d’une phase transitoire consistant à baisser les prix appliqués par tous les concessionnaires, le prix de « la tranche sociale » appliqué par Sénelec se chiffrant à 94, 5 francs CFA.

« Jusqu’à cette année, le tarif de l’électricité était de 3 à 4 fois plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain. Ainsi, les factures ont été divisées depuis 2018 par 2 voire par 3 dans certaines zones. Les populations rurales ont rejeté ce système de facturation », a-t-il dit.

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