ECONOMIE

La Dppe liste les raisons de non enregistrement des Unités de production informelles dans un registre administratif

Selon la Dppe, l’analyse détaillée permet de noter le poids de ces unités de production informelles dans chaque secteur : primaire (99,3%), secondaire (98,3%) et tertiaire (96,5%).
 
La présence des Unités de production informelles (Upi) dans les différents fichiers administratifs permet d’appréhender le niveau de collaboration Institutionnelle entre l’Etat et le secteur informel. Au regard des résultats, le rapport de la Dppe rapporte qu’il ressort que le niveau d’enregistrement des Upi est très faible. En effet, seules 11,6% de ces UPI déclarent disposer d’un numéro de registre de commerce (RC) au niveau de l’administration.
 
En plus, indique la même source, une faible proportion soit 6,5% des Upi déclarent détenir un NINEA et 0,3% des Upi affirment être inscrites à la Caisse de sécurité sociale (Css). Dans le secteur tertiaire, près de 13% des entreprises informelles déclarent disposer d’un registre de commerce et 7,6% des entreprises détiennent un NINEA.
 
Principales raisons de non enregistrement dans un registre administratif
 
La principale raison de non enregistrement dans un registre administratif constitue la méconnaissance par les chefs d’unité de production informelle (Cupi) du dispositif mis en place par l’Etat. Ainsi, la Dppe confie que 80,9 % parmi eux déclarent ne pas savoir qu’il fallait s’inscrire. L’enquête révèle aussi que près de 13 % des Cupi évoquent les lenteurs administratives et jugent que la démarche administrative est compliquée. A côté de ces caractéristiques, moins de 3% des Upi ne se sont pas enregistrés pour des raisons liées à la fiscalité.
 
En effet, dans le Recensement général des entreprises (Rge) les Cupi déclarent qu’ils ont des contraintes pour payer les impôts et taxes en raison de la faiblesse de leurs chiffres d’affaire ou de la taille de leurs entreprises. Dans les différents secteurs d’activité les mêmes motifs de non enregistrement des Upi sont observés.
 
La tenue de comptabilité est l’enregistrement de toutes les pièces comptables de l’entreprise suivant les normes d’un plan comptable. L’un de ses objectifs est de répondre aux obligations légales de l’administration fiscale. D’après le dernier recensement général des entreprises au Sénégal de 2016, seules 15,2% des unités économiques tiennent une comptabilité écrite.
 
Au regard des trois systèmes retenus dans le recensement, presque 80% de ces unités économiques tiennent une comptabilité non formelle (c’est-à-dire l’utilisation des carnets), et environ 20% de ces unités économiques tiennent une comptabilité en phase avec le Système Comptable Ouest africain (SYSCOA) ou un système de comptabilité harmonisé autre que le SYSCOA.
 
Bassirou MBAYE
 

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