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L’appel de Baïdy Agne – Lequotidien

La nécessité d’avoir un climat socio-politique apaisé est la condition première pour développer l’économie d’un pays. Ce rappel de Baïdy Agne, plus de 60 ans après l’indépendance du Sénégal, dénote que le pays n’est pas encore totalement prêt pour l’émergence. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil sur ce qui s’est passé au mois de juin passé. Ousmane Sonko condamné à deux ans de prison, ses militants et sympathisants investissent la rue et s’emploient à freiner tout progrès économique.

Infrastructures publiques comme privées, rien n’a échappé à la furie des manifestants. Ce qui a motivé la sortie du président du Conseil national du patronat (Cnp). Baïdy Agne a alerté sur la nécessité d’avoir un climat socio-politique apaisé, «avec des parties prenantes qui se parlent, qui s’écoutent et qui privilégient l’intérêt supérieur de la Nation». Pour lui, c’est un besoin pour le pays, et «l’Entreprise le veut durable jusqu’à la Présidentielle de 2024, et même pérenne après celle-là». Pour Baïdy Agne, le dialogue doit être une boussole pour orienter le Sénégal vers le progrès. A cet effet, il a expliqué que la participation du privé national au dialogue national, avec toutes les forces vives de la Nation, rentre dans cette logique. «Je dirais qu’en répondant à l’appel du chef de l’Etat, l’Entreprise, consciente de ses responsabilités, a invité les citoyens sénégalais à privilégier le dialogue plutôt que la violence à même d’engendrer la destruction de biens privés et d’investissements des entreprises, la perturbation et/ou l’arrêt d’activités économiques, ainsi que la mise au chômage technique et/ou le licenciement de travailleurs en conséquence», avait-il déclaré. Avant d’ajouter que c’est la même logique qui a prévalu à la médiation du ministre du Travail. «D’une part en privilégiant le dialogue social et le consensus social, plutôt que la procédure de non-conciliation et la grève générale des travailleurs, et d’autre part en refusant l’amplification des tensions sociales dans le contexte politique actuel», a-t-il ajouté.
mgaye@lequotidien.sn

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