ECONOMIE

Le pays privilégie des solutions communautaires pour une prise en charge nutritionnelle de la petite enfance

Grâce au programme de surveillance de la croissance, Mujawayezu a vu son bébé subir un accompagnement thérapeutique destiné aux enfants de moins de cinq ans qui présentent différents troubles du développement à travers le Rwanda.

« Mon bébé était tout le temps malade et il accusait un retard de croissance par rapport aux enfants de sa génération », raconte Mujawayezu.

Au niveau du village qui représente l’entité administrative décentralisée dans ce pays d’Afrique de l’Est, les agents de santé communautaire sont à pied d’œuvre pour venir à bout de la malnutrition qui touche essentiellement les enfants de moins de cinq ans notamment dans des zones rurales éloignées.

Initiation pour une alimentation équilibrée

A travers différentes structures de santé du pays, les parents des enfants souffrant de la malnutrition sont initiés aux bonnes pratiques nutritionnelles démontrées par les experts en nutrition. Mujawayezu témoigne que les conseils pratiques à appliquer pour une alimentation équilibrée ont permis à son bébé de vite retrouver la bonne santé.

« La malnutrition ne frappe plus dans ma famille car j’ai assimilé différentes techniques à préparer des repas décents et certaines pratiques d’hygiène et de consommation alimentaires appropriées », affirme-t-elle.

Dans la majorité des cas, l’installation de la malnutrition, selon le Programme gouvernemental de développement de la petite enfance (ECD, sigle en anglais) est en rapport avec la période cruciale de sevrage et de diversification alimentaire.

Pendant les premières années de sa vie, en particulier de la grossesse jusqu’à l’âge de trois ans, selon les experts, l’enfant a besoin pour un développement cérébral sain, d’une nutrition adaptée, d’être protégé et stimulé.

Au Rwanda, le Programme national de développement de la petite enfance a pu résoudre beaucoup de problèmes liés à la malnutrition. Selon les chiffres officiels, la prévalence de la malnutrition chez les enfants qui accusent un retard de croissance au cours des cinq dernières années, est passée de 38 % à 33 % dans l’ensemble de cette catégorie d’âge.
 

Les estimations du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) montrent que le retard de croissance dans certaines parties du Rwanda est particulièrement répandu dans les zones rurales, car ces régions sont généralement les plus démunies et les moins instruites – ce qui influence sur leur choix nutritionnel.

Objectif 2025

 

 

Dans la mise en œuvre des mesures de lutte contre la malnutrition, le Rwanda assure la distribution de farine fortifiée aux parents vulnérables ayant des enfants de moins de cinq ans.

Cette initiative doit faciliter la collaboration avec des agents de santé communautaires pour que les parents d’enfants souffrant de malnutrition acceptent que ces derniers soient soignés dans des centres de soins, ainsi que différentes campagnes encourageant les mères à allaiter leurs enfants.

Depuis 2017, les États Membres de l’Union africaine (Ua) se sont fixés plusieurs objectifs relatifs à la nutrition pour les atteindre d’ici 2025.

Ces objectifs relatifs à la nutrition appellent notamment à réduire de 30 % le faible poids à la naissance, à élever le taux d’allaitement exclusif à au moins 50 % et à réduire l’émaciation ou faible poids par rapport à la taille de l’enfant à moins de 5 %.

Une vache par chaque famille pauvre

Pour réduire la sous-alimentation en créant un environnement favorable à l’amélioration de l’alimentation du nourrisson et de l’enfant, d’autres options sur lesquelles le gouvernement mise pour trouver des solutions au problème de la malnutrition, sont le renforcement du programme « Une vache par famille pauvre ».

Cette initiative permet aux familles vulnérables d’obtenir du lait pour leurs enfants.

Au Rwanda comme partout ailleurs en Afrique les décideurs sont plus que jamais mobilisés pour rechercher des solutions durables au problème alimentaire en envisageant surtout des solutions communautaires.

L’Agenda 2063 qui renferme une stratégie globale pour optimiser l’utilisation des ressources de l’Afrique au profit de toute la population recommande aux États membres de chercher des solutions durables au problème alimentaire.

Ceci en vue de stimuler la croissance économique et le développement du continent et conduire à la transformation rapide du continent.

Au Rwanda, par exemple, une autre initiative dénommée « jardins de cuisine » exige à chaque ménage d’avoir un potager, juste à côté de la maison. Ce qui va leur permettre de disposer de légumes frais qui va enrichir les mets destinés à assurer une bonne alimentation de la famille.

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