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Le retrait partiel du contingent tchadien: un coup dur pour Emmanuel Macron

La rédaction de Mondafrique

Le Tchad retire 600 soldats des 1200 qui  s’étaient engagés, voici quelques mois,  dans la zone frontalière dite des trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso à la demande de la France. Et cela malgré les attaques contre les civils qui se multiplient. dans une région devenue la base arrière des groupes djihadistes au Sahel 

Dès le décès brutal du président Idriss Déby en avril dernier, le meilleur allié de la France dans le Sahel malgré ses méthodes peu conformes au droit et à la démocratie, Emmanuel Macron s’était précipité à N’Djamena pour reconnaitre la légitimité de son fils Mahamat. Et peu importe que ce dernier ait revendiqué sans états d’âme la succession de son père de façon illégale.

Pourquoi un tel soutien à un coup de force? Le but du président français, Emmanuel Macron, qui avait l’intention d’opérer un retrait d’une partie des troupes françaises, était de s’assurer que la junte militaire  malienne maintiendrait le contingent de  1 200 soldats qu’elle avait déployé en février 2021 dans la  région dite des trois frontières. Or le fils Déby, confronté dans sa prise du pouvoir à la hussarde, rencontrait quelques sérieuses oppositions. Le rapatriement des soldats d’élite enviyés aux cotés de l’armée française pouvait conforter sa position? Il fallut toute la persuation d’Emmanuel Macron, comme Mondafrique l’avait raconté, pour obtenir qu’un tel retrait ne soit pas mis en éxécution.  

Pourquoi ce retrait ?

Ces dernières semaines, les attaques contre les civils se sont pourtant multipliées dans cette zone sensible. Le départ d’une partie des troupes françaises avait renforcé les groupes armés bien décidés à transformer la région dite des trois frontières en sanctuaire.

Il est clair que Mahamat Déby n’a pas pris la décision d’un retrait de gaieté de cœur. Il y va en effet de la sécurité du régime pris en étau entre les rebelles armés au nord du pays et les terroristes de Boko Haram dans la région des grands lacs.  Entre la sécurité du Tchad et l’aide aux pays frères, la junte militaire tchadienne a fait son choix. 

Dans le même sens, le président tchadien a proposé, mercredi 25 août, « de relancer l’accord quadripartite entre la Libye, le Soudan, le Niger et [son pays] » en créant une force mixte aux frontières libyennes. Et cela pour prévenir notamment l’incursion de groupes rebelles comme celle qui a eu lieu en avril et qui aurait, du moins de source officielle, entraîné la mort de son père, Idriss Déby Itno

Au Tchad, Emmanuel Macron impose le fils après avoir adoubé le père

 En marge des obsèques d’Idriss Déby Itno, Emmanuel Macron et son ministre des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian, ont tout fait pour obtenir l’adoubement du fils du président tchadien Mahamat Déby Itno et du Conseil militaire de transition (CMT). Un forcing qui pourrait, demain, atteindre l’image de la France dans la région.  

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