CONTRIBUTION

Les incoherences de la Fifa (Par Adama Gaye)

Un axe du mal, Infantino-Moetsepe-Senghor, etouffe le football senegalais et, par ricochet, celui du continent africain.
En se soumettant au complot antidemocratique ourdi par les instances impopulaires, politiquement sous influence et honnies par les amateurs du football senegalais, la Fifa ne fait pas que se contredire; elle vend aussi son ame et retombe dans les demons dont elle avait recu mandat de se defaire.
La chose est trop grave pour etre acceptable. On voit en effet une Fifa qui a contraint la Federation ivoirienne de football a refaire l’election de ses dirigeants loin de toute immixion politique. Pour une raison valable, elle l’avait fait. Sans quoi Didier Drogba, tout symbole du football qu’il soit en terre Eburneenne, serait devenu l’agneau du sacrifice des comploteurs, politiciens ou courtiers du sport dans son pays, sportifs mercantiles saisonniers, qui avaient decide de l’evincer.
Verite a Abidjan, mensonge a Dakar: la Fifa, entrainee dans une combinazzionne de la pire espece, sicilienne, par son President actuel, Gianni Infantino, choisit, a l’inverse de sa position de principes en Cote d’Ivoire, de violer ses regles en laissant des politiciens senegalais magouiller dans un processus electoral totalement chloroforme, bidouille.
Infantino ne realise pas qu’en se laissant berner dans ce marche de dupes qu’il croit controler, il participe non seulement a l’enracinement des acteurs rejetes par le peuple du football, notamment le tripatouilleur Augustin Senghor, mais donne un coup de pouce au coup d’etat, le forcing pour un 3eme mandat a la tete du pays, que nourrit Macky Sall.
Ne sait-il pas que 4, le mandat que brigue Senghor, en se dejugeant, serait la voie royale du 3, de l’assassinat de la democratie senegalaise que vise Sall? Un crime en cache un autre. Infantino y mele la Fifa sans recul.
Ou serait-il le parrain d’un consensus Calabrais sur les bords du fleuve Senegal?
Apres le congediement sans menagements de son predecesseur, Sepp Blatter, pour corruption, on croyait la Fifa consciente definitivement des risques politico-financiers entraines par ses frequentations toxiques. Comme si elle n’avait rien retenue de son recent passe quand elle avait echappee, de justesse, a une mort par discredit.
C’est a ce triste sort, a ce retour vers les chantiers du deshonneur, que menent les incoherences d’Infantino, ses relations adulterines avec les corsaires, preneurs d’otage du football senegalais, et ceux au dela de nos frontieres.
En voyant les photos de sa derniere visite a Dakar, ou il fit la combine, servir d’elements de propagande aux comploteurs locaux, tel Augustin, qui se revendiquent de lui, Infantino ne peut echapper au proces contre les derives africaines de la Fifa devenues le marqueur de son magistere.
Il est urgent que la Fifa arrete le forcing mafieux, politiquement motive, que son patron, pour on ne sait quels interets, a malhonnetement beni.
No passaran, peu importe le resultat truque, antidemocratique, du vote du 7 Aout pour designer les dirigeants du football senegalais, nous n’en sommes qu’a l’aube d’une nuit des longs couteaux.
La Federation d’Augustin rendra compte des milliards dissipes et la Fifa redeviendra un sujet de debat planetaire.
Senghor-Moetsepe-Infantino, cet axe du mal au coeur du football africain, voila l’urgence a detricoter.

Adama Gaye* opposant en exil est un ancien militant du football.
Ps: Je rappelle que j’ai ecrit aux instances dirigeantes de la Fifa sur ce qui est en jeu, ici. Ils n’ont pas d’excuses.

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