CONTRIBUTIONLE BLOG D'AHMADOU DIOP

Les prémisses d’un régime « Maccarthyste », misérable à l’agonie et aux abois. PAR AHMADOU DIOP CPC.

Que nenni, malencontreusement,  depuis hélas, le triste regrettable soir historique du 25 mars 2012  jusqu’ici, notre étourderie généralisée à l’échelle  manifeste nous a menés irrémédiablement à nos éternelles déconvenues.  Dès lors, nous sommes toujours endeuillés par  le vacarme cataclysmique des morts  surréalistes, regrettables, hystériques, à la pelle,  et dont le bilan crescendo,  n’a cessé de s’aggraver  à un rythme effréné, continue  plus belle que jamais.

 Car, semble-t-il, jusqu’à preuve du contraire, la pandémie mondiale avec ses tapis de morts suspects,  dans une certaine mesure, y trouve nécessairement un boulevard, n’arrange pas non plus la situation, qui est plus que jamais  délétère.

“Il n’y a pas de crime parfait, il n’y a que des crimes impunis, ceux dont l’imperfection n’a pas été découverte”[Alain Demouzon, romancier, scénariste  français].

Et pour rappel, les meurtriers  de Bassirou Faye,  Fallou Sène, Fatou matar  Ndiaye, Élimane Touré [16 févr. 2018], un démarcheur est décédé étrangement dans les locaux du commissariat du port, assassiné par des hommes déguisés en policier, avant que le meurtre ne soit déguisé en suicide], courent toujours dans la nature, sans qu’il y ait nécessairement des coupables désignés et traduits en justice.

 Septembre 2016 : mutinerie  de  la  MAC de  Thiès [Maison d’arrêt et de correction],  le Camp pénal de Liberté 6,  la prison de Koutal à Kaolack et  de Rebeuss, fait un mort et 41 blessés, selon un bilan officiel de l’époque des faits.  Et ce n’est pas tout.  Lors de la tempête tropicale en mars 2021, qui a bien failli emporter dans les décombres de l’histoire et dans les méandres des poubelles,  le même metteur en scène, 15 autres victimes s’ajoutent à la longue liste  incommensurable,  frisant la démence, passe comme une lettre à la poste.

 Nous avons  donc vécu l’enfer  et tout vu dans notre existence ne tient que sur du fil.   Comme on dit,  l’homme propose, et dieu dispose. Autrement dit, le  malfaiteur, le fabricateur des Fake News torrentiels, dit le mordant l’aventurier,  ex  nihilo et  au caractère bien trempé  de la démesure,  qui est toujours fidèle et égal à lui-même,  a toujours pris les devants et préparé dans le secret le plus opaque la tambouille, tente de fixer  son tempo  et à  sa propre convenance personnelle, planifie à tout vent  son calendrier électoral illégal, digne de lui.

Tout comme la crei, son bras armé, a été taillée sur mesure et par décret présidentialiste, inflationniste , et dont le moins que l’on puisse dire, était  de nature  à élaguer et pour abattre à tout prix  un par un  tous ses adversaires politiques,  qui lui font de l’ombre, compte les réduire au silence et  à leur plus simple expression.

 Celui qui sème le vent, récolte la tempête.  À chaque parodie consultative, il cultive la même rengaine, réduit tout à lui-même, et reproduit  de façon ignoble, les mêmes schémas cataclysmiques, décriés,  tendant à renforcer un peu plus son régime endémique de capharnaüm cliniquement  clanique et  hautement toxique.

 Pour lui,  toutes les   saisons se valent. Jusqu’ici, il se croyait à l’abri de tout, puisque selon lui, les scrutins de pacotille ne sont en définitive,  qu’une simple formalité administrative, qui passe comme une lettre à la poste.  Mais cette fois-ci,  Quand bien même, plus de 20 départements de la liste de ASKAN WI ont été invalidés par des préférés et sur commande  recommandée de la cour suprême.  Regardez mon œil !  En dernière minute, Aliou  Sall à Guédiawaye, digère sa proie dans les eaux troubles de l’apr,  a lâché du lest sur injonction de son frangin, a récupéré  de la main droite à Saint-Louis, ce qu’il a perdu  de la main gauche.

À Pikine, Ablaye timbo triomphe par un hold-up. Même chose Wahinane nimzat ,  pour Racine Talla, le pdg de piètre de  qualité a fait « forxarci » encore une fois de plus.   La goutte d’eau  de trop a  fait déborder le vase.  Il y a quelques mois,  selon une certaine presse pressureuse, arrimée à la trajectoire du tyran,  le président Macky Sall ne peut pas se permettre  de perdre Ndakaru.  Qu’en est-il maintenant ?

 Pourtant,  il a bien  perdu   non seulement  la  Capitale sénégalaise, Kaolack  et Ziguinchor,  malgré la distribution des liasses de billets de banque  à tout vent. Et Diouf Sarr a mordu la poussière, nonobstant une campagne totalement déloyale,  et reçu  une véritable raclée.

 Tout se tient en politique. Le dialogue politique de forfaiture, on s’en souvent, qui a eu lieu en novembre 2020,  n’était qu’une basse manœuvre de politique politicienne. Pour rappel, les retrouvailles étranges  portaient  en filigrane des  intentions malveillantes, de la part d’un imposteur avec son combinard servile, qui mélange tout, confond sciemment  la stratégie politique et la malfaisance.

Quant à idrissa, himself,  l’ex édile  de Thiès, nommé unilatéralement, étrangement  comme le chef de l’opposition, par le juge et partie, a été battu lamentablement  à plate couture  et  dans son propre bureau de vote, pour sa trahison manifeste  au peuple sénégalais. Celui qui trahit, paiera sa trahison  tôt ou tard, n’est-ce pas ?

Selon son étroitesse d’esprit, qui lui colle à la peau,  Il croyait  que les élections  locales  lui  serviraient de référendum  populaire et sur lequel d’ailleurs, il pourrait surfer à bras raccourci, et briguer ainsi,  en toute impunité un 3ème mandat illégal.

C’est  la raison pour laquelle il comptait réactiver le couvercle du  poste de premier ministron,  lige, pour prétendre se donner une sainteté décousue, imaginaire.

Mais ce qu’il  ignorait, ce qu’il ne savait pas, c’est que l’imprévu  a primé non seulement  sur le prévu, cerise sur le gâteau,  la mayonnaise a tourné mal, et par-dessus tout.  À force de trop tirer sur la corde, elle finit par raidir. C’est ce qui lui est arrivé.  Macky Sall est victime  de son propre piège. La déroute affligeante de son escarcelle BBy des corrompus nous donne absolument les signes avant-coureurs  et les prémisses d’un régime «  maccarthyste », misérable  à l’agonie et aux abois.

Le puzzle caractériel, nombriliste, du haut de son rang et par sa platitude récurrente, veut transformer sa défaite cuisante en  plébiscite.   On dort debout.  Sa déroute  sur les élections locales est plus prononcée  que celle de Wade en 2009 par rapport à l’histoire politique.  Le report ou non des législatives ne changera pas d’une virgule la dynamique de 2024 à date échue.

Lorsque le premier d’entre eux, Macky Sall, qui est censé être le président de tous les sénégalais  réunis, appelle au calme  et à la sérénité à Fatick, prêche du bout des lèvres la bonne parole, et passe par derrière, en donnant des consignes de vote  et des rétentions de cartes d’électeur  et  d’identité.

 En réalité,  il n’incarne pas ce qu’il prétend être, donne le  tempo, choisit arbitrairement  sa région natale, « la privatise » et qu’il considère comme  étant son titre foncier, est contreproductif, n’augure rien de bon, mais favorise au contraire de facto le réflexe d’un vote identitaire, régionaliste et  ethnique, dans les faits.

Or, dans un état  régalien de droit, qui tourne à plein régime, et au nom de l’éthique et de l’équité, pour éviter toute suspicion et  toute appartenance ethnique, peu ou prou,  la neutralité commande qu’il  faille voter  dans la capitale sénégalaise.

Quoi qu’il en soit, et dorénavant, la politique « diay doley » ne  paie pas, ne paiera pas, à un moment ou à un autre, se retournera contre son auteur. C’est la loi de la nature humaine. Mais faut-il qu’il le sache !

 Que cela plaise ou non, le Sénégal est un et indivisible. Aucune parcelle, ou aucune partie du pays, ne peut être une zone de non droit, ou la propriété exclusive, ni le monopole d’aucun parti politique, encore moins d’aucune ethnie, d’où qu’elle puisse  se trouver dans tout le territoire national.

Par conséquent, compte tenu de ce qui s’est passé, lors des élections locales du 23 janvier 2022, toutes les cartes seront rabattues et ce sans quartier. Et le moment venu,  les sénégalais  trancheront en dernier lieu. Du moins, c’est leur volonté.  Que le meilleur gagne pour le bonheur du Sénégal, qui gagne !

 Car le contribuable sénégalais, astiqué, siphonné,  criblé d’impôts et de taxes de toutes sortes supporte tous ses déplacements à l’intérieur du pays et à l’extérieur.   En vérité, il est par définition,  comme étant le pionnier du fondamentalisme  et du misérabilisme ethnique, indigne et de la trahison.  Il n’y a rien d’autre, ni moins. Dans ces conditions, la bête immonde, atteinte dans sa chair,  affolée, finira par s’effondrer   à la place publique, quoiqu’elle fasse !

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