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Litiges fonciers : des universitaires examinent les causes

Un forum de deux jours (les 24 et 25 janvier) sur le foncier communautaire, réunit des universitaires et chercheurs depuis hier mercredi. Organisé par l’ONG Natural Justice et le laboratoire LERPEDES, il vise à identifier des actions à mettre en œuvre afin de faciliter la prise de décisions capables de mettre un terme aux conflits fonciers.

Au Sénégal, plusieurs problèmes sont recensés autour du foncier. Pour le professeur de Droit public, Abdoulaye Dièye, la gestion foncière est gangrénée par des réformes inachevées et non consensuelles. La question qu’il qualifie «d’extrême complexité» est aussi marquée, dit-il, par l’impossibilité d’avoir une perception unitaire autour de la terre. L’obsolescence de la loi de 1964 est un facteur qui rend difficile la gestion des terres. Il trouve, dans ce sens, que le texte n’est pas en concordance avec les pratiques actuelles notées dans le domaine du foncier. Plusieurs conflits naissent à cause de la gestion des terres et ils surviennent souvent dans les familles.

La délimitation des circonscriptions administratives est aussi source de problème. Le professeur titulaire de Droit public à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar et directeur du laboratoire LERDPES, Ibrahima Ly, relève que «s’il n’y a pas une justice dans la gestion des terres, il y aura des conflits. Les conséquences qui peuvent en découler ne sont pas connues» ; d’où l’importance d’organiser un forum qui réunit des universitaires et des doctorants autour du foncier communautaire.

L’objectif est, au terme des deux jours d’échanges, de parcourir l’ensemble des questions relatives à la gestion des terres, aux difficultés du système foncier, à l’occupation de l’espace, au droit des populations en particulier les communautés rurales notamment les pasteurs, agriculteurs et d’élaborer des recommandations.

A travers ce forum, les universitaires veulent permettre aux acteurs (pouvoirs publics, société civile, experts, décideurs, communautés) de jeter un regard analytique et prospectif sur la problématique de la sécurisation foncière au Sénégal. Il s’agit particulièrement d’analyser et d’échanger sur les expériences du passé et du présent et de se faire une idée des transformations du monde rural et péri-urbain, de leurs implications en termes de politiques de développement.

 

Fatou NDIAYE

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