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Malgré la qualité satisfaisante des résultats rendus en biologie : le Sénégal loin des normes en matière de personnels qualifiés et de disponibilité de laboratoire

«La biologie est très satisfaisante au Sénégal, de par la qualité des résultats rendus.» Cette affirmation est du professeur Daouda Ndiaye, chef du département de Parasitologie-Mycologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. A l’en croire, malgré cela, le Sénégal n’est pas aux normes en matière de personnels qualifiés et de disponibilité de laboratoire. Il s’exprimait hier, vendredi 24 novembre,  lors de la cérémonie d’ouverture du premier Congrès de l’Union des techniciens en Biologie médicale du Sénégal dont il est le parrain.

La biologie médicale garde une place importante dans le traitement d’un malade. Elle permet de poser le diagnostic, afin d’orienter le médecin dans le traitement d’une pathologie. Bien qu’étant très important dans la prise en charge médicale, ce département est souvent relégué au second plan des urgences médicales dans les structures de santé du pays. Face à ce constat, l’Union des techniciens en Biologie médicale du Sénégal (UTBS), dirigée par Sékhou Cissé, en collaboration avec la Direction des laboratoires du Sénégal (DL), a organisé un congrès international de la biologie, qui a démarré hier vendredi, au Centre International de Recherche de la Formation en Génomique Appliquée et de Surveillance Sanitaire (CIGASS) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le thème de ce congrès est : «Le laboratoire outil de décision incontournable pour la détection et le contrôle des menaces sanitaires». Une manière, selon le président de l’UTBS, Sekhou Cissé, de parcourir la biologie médicale dans son entièreté, à travers la qualité au laboratoire, dont la métrologie, le management de même que les nouvelles approches diagnostiques et épidémiologiques, en passant par les résistances aux antimicrobiens, les apports récents du laboratoire dans les programmes de luttes contre des maladies infectieuses, sans omettre la biologie médicale, entre autres.

Pour le professeur Daouda Ndiaye, par ailleurs conseiller technique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et conseiller spécial à l’Université de Harvard à Boston (USA), parrain de l’événement, «la  biologie est très satisfaisante au Sénégal, de par la qualité des résultats rendus». Selon lui, certes, le Sénégal n’est pas aux normes en matière de personnels qualifiés et de disponibilité de laboratoire, mais tout y est. «On se plaint, mais on ne le fait pas beaucoup. Il y a beaucoup d’efforts qui sont fait dans ce secteur. Notre situation est acceptable, contrairement aux autres pays de l’Afrique. Cependant, il y a des manquements  en matière de maintenance, de l’approvisionnement correct en consommable. Une situation qui joue dans la programmation des tests de diagnostic», a fait comprendre Pr Ndiaye. Et de poursuivre : «le Sénégal a la chance d’avoir, dans chaque région, chaque département, un biologiste et un laboratoire de biologie, même si cela ne répond pas à la demande».

Du côté du ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Pr Amadou Moctar Dièye, directeur national de la Direction des laboratoires du Sénégal, s’est  félicité de l’organisation de ce congrès qui, selon lui, leur permet d’échanger sur leurs pratiques dans le but de les améliorer, dans l’intérêt exclusif des patients qui constituent leur raison d’occuper les fonctions de professionnels de biologie médicale. «Je voudrais souligner la volonté du ministère de la Santé et de l’Action sociale de développer encore un peu plus le système des laboratoires, avec comme vision l’érection de laboratoires d’excellence dans chaque capitale régionale, afin que personne ne quitte une région pour aller dans une autre pour faire des analyses médicales», a-t-il ajouté.

Denise ZAROUR MEDANG

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