CONTRIBUTION

Mamadou Oumar Ndiaye, tu permets ! M.O.N, sans cornes, le…diable te repond

Mamadou Oumar Ndiaye, tu permets !
M.O.N, sans cornes, le…diable te repond

Le directeur du Journal Dakarois Le Témoin avait publié un texte lors de ma détention, sous le titre : «Moi, le Défenseur du Diable, Adama Gaye !» où, seul, il s’érigeait, au sein d’une presse couchée, contre mon incarcération illégale. Le temps est venu de lui répondre.

Par Adama Gaye*
Il n’est jamais tard. Seul le titre de ton article consacré à ma personne, il y aura deux ans, le 6 août prochain, m’avait empêché de le lire bien que, du fond d’un cachot où je n’avais rien à faire, j’avais eu vent de l’impact qu’il avait eu au sein d’une population sénégalaise, frappée alors d’univocité et soudain prise à rebrousse-poil, découvrant brusquement que l’animal présenté en espèce indéfendable n’était pas, après tout, celui qu’on croyait qu’il était. Surprenant son monde, inversant la lecture qui était donc faite, ta prise de position avait fait grand bruit dans un landerneau national où il détonnait. Iconoclaste à maints égards, en s’inscrivant à contre-courant d’une opinion publique qui avait fini par me condamner définitivement à force d’être conditionnée, ou même violée, selon les théories de Jean-Noël Kapferrer, il était tombé comme un cheveu dans une soupe piquante servie par mes geôliers au peuple sénégalais. Cela participait de leur but, puisqu’en venant me capturer, dès potron-minet, ils croyaient avoir enfin mis le grappin sur celui, qu’a tort ou à raison, ils prenaient pour la cause des insomnies chroniques de celui qui règne en maître absolu sur un pays, sous ses genoux, subjugué.
Connaissant la promptitude de nombre de nos concitoyens à tirer des plans sur la comète, je n’avais pas hésité à penser qu’ils furent probablement nombreux celles et ceux, enthousiastes, à s’être retrouvés sous le choc, aveuglés par la brutale lumière nouvelle qui frappait leur vue. Il leur avait tellement paru commode de se joindre à la curée, ravis de l’unanimité qui montait du pays contre ce «petit prétentieux, hautain, voire mégalomane», selon tes propres termes, qu’ils voyaient en cet être réduit à néant, jeté au fond d’une cellule, au milieu de criminels endurcis et de cafards, bref ramené sur terre pour lui donner une leçon dont certains d’entre eux pensaient qu’elle méritait de se solder par la fin de mon insolent imperium.
En offrant de te poser en défenseur de ce diable, tu avais incontestablement pris le contrepied de certitudes solidement établies –et, je l’avoue, il fallait avoir du courage et un brin de décence ou encore d’humanisme pour vouloir jouer au bouclier sur cette ambulance qui recevait de partout des tirs nourris, enthousiastes.
Cela fait deux ans que je suis sorti de ma condition carcerale, sans explication valable qu’il n’y avait de raison digne de ce nom au moment de mon incarcération.
Mes détenteurs ont réalisé qu’ils n’avaient rien contre ma personne malgré des fouilles infinies dans toutes les poubelles pour me cornaquer.
İl y a de quoi, doivent se demander mes procureurs, la bave à la bouche, rêvant du sang qui n’avait pas giclé de mes entrailles, pourquoi je n’ai pas jusqu’ici exprimé de façon aussi fracassante ma gratitude envers l’une, pour ne pas dire la seule plume, à être venue à ma rescousse. Et ce, quand tous les oracles me désignaient à une mort, dans l’indignité, semblable à celle que le taureau dominé par le toréro subit au milieu des cris déchaînés d’une foule en manque…
Le silence que beaucoup susurrent est l’expression achevée de mon absence de reconnaissance publique rapportée à la portée de ta sortie d’alors.
Quel goujat, se disent-ils, mezzo voce, pressés de s’autocélébrer, convaincus qu’elle n’était que la validation de leurs idées préconçues.
Que nenni! Outre qu’en plus de ta propre personne, tous ceux qui m’avaient témoigné la plus infime solidarité quand je subissais une crasse injustice ont, tous, reçu, par téléphone, message ou écrit public, mes sentiments de reconnaissance, tu seras, je n’en doute pas, le premier à admettre qu’à la place de ces assauts protocolaires, c’est le pays, le peuple et l’Etat qui me doivent des excuses et une compensation.
Après tout, pendant 53 jours, sans raison valable, j’ai été la victime de la plus grande forfaiture de l’histoire de notre pays orchestrée, de mains d’infects manœuvriers, depuis son sommet, par les forces les plus attentatoires aux normes et valeurs qui fondent la raison-d ’être, le Pacte, sur lequel repose notre Etat-nation.
Si j’estime propice le moment de prendre ma plume et de t’écrire donc, c’est parce qu’enfin, je te le confesse, ce n’est que ce jour que j’ai eu le courage de…lire l’intégralité de cet article, pourtant entré dans la postérité, et qui justifie la sortie épistolaire que voici.
Un fait en explique le retard. C’est que le titre de ce qui, in fine, était une plaidoirie publique en mon honneur, m’en avait dissuadé, jusqu’ici.
Je me demandais, avant même d’en connaitre la substance, dans les détails, ce qu’il contenait pardi? Question d’autant plus normale qu’il y avait de quoi. En effet, pourquoi, au milieu de la battue publique dont je faisais l’objet dans une entreprise de diabolisation sans précédent, d’un cynisme inimaginable, cette voix solitaire s’était-elle élevée pour défendre un…diable ? L’utilisation de ce terme m’avait presque cassé, dès l’abord, le moral, au point que j’étais saisi par un doute insoutenable : alors que je n’étais qu’un innocent, pris en otage par un Etat mafieux, dont le projet était de tout faire pour me forcer à réduire, arrêter, mes écrits qui, aux yeux du monde, exposaient ses crimes économiques, politiques, sociaux, voire…érotiques ?
En communication, on le sait, l’impression fait toujours la différence. Et donc te connaissant, vigilant, curieux, je sais que tu dois être le premier à être tourmenté par cette retenue qui est loin de me ressembler, moi l’homme si prompte à manier plume et verbe, même pour des vétilles.
Je ne vais pas finasser. Après avoir lu ta tribune, une recension de ce que tu décris, non sans raison, comme de belles années, d’insouciance, de joie-de-vivre, de virées, de rencontres au sommet et de camaraderies, mon premier réflexe est de te dire bravo, bien dit et top-là !
Je n’oublie rien. Alors qu’une meute médiatique soutenue par une société qui semblait n’attendre que d’être servie de cette viande fraîche, découpée de mes flancs, on me rapportait enfin les mots, réconfortants, de quelqu’un qui avait eu le cran de repasser, par un récit haletant, mon parcours professionnel dans les plus grandes institutions, mes efforts inlassables en quête de savoir, ma générosité (dont les bénéficiaires s’étaient portés pâles pour l’essentiel, s’ils n’avaient été les conspirateurs –masterminds- de ma captures) ou encore de mon ancrage sociétal qui plonge dans les profondeurs de ce que les Sénégalais considèrent comme valeurs référentielles…
N’importe qui d’autre se serait satisfait de cela. Pas mon cas. Car autant je ne cesserai de saluer ton panache en osant défendre celui sur qui tout le monde crachait, donc accablait de culpabilité, sans lui donner une once de chance de soumettre à la sanction collective sa version, autant, permet-le, que je dise que l’erreur fondamentale qui aurait dû être relevée était que l’Etat du Sénégal, entré dans un culte autocratique, pris par la peur née de ses crimes, n’avait aucune raison de violer la loi, d’envoyer à mon domicile ses agents et de me retenir dans les conditions les plus abjectes qui soient.
Je vais être plus direct. Comment, cher Omar, puisque tu restes un ami, peux-tu concevoir d’écrire qu’on ne lutte pas contre un Etat ? N’est-ce pas là donner droit à cette culture de la capitulation qui a fini de raboter toutes les velléités qui faisaient tant honneur aux militants de la démocratie, des droits de l’homme, de la justice, de la lutte contre la mal-gouvernance, notamment sur nos ressources en hydrocarbures et nos finances publiques où je brocardais, faits et arguments, un pouvoir sonné par son incapacité à y répondre ?
Ton argumentaire pêchait par ce qu’il semblait, à la sénégalaise, verser, par-à-coups, dans ce genre prisé par nos compatriotes, qui ne devrait pas te ressembler, de jugements de valeurs qui ne creuse pas pour trouver la substantifique moelle. C’est ce qui t’a fait voir dans certaines de mes sorties une démarche Donquichottesque lors même qu’il s’agit, toujours, de maintenir le curseur sur les enjeux vitaux que notre société, sauf à vouloir sombrer dans la médiocrité, ne peut se permettre d’ignorer.
En vérité, cher Omar, MON, pour les familiers, ou encore Sourouille, comme je te surnommais dans un échange de bons procédés en reprenant le nom de ce ministre Latino-américain que notre Doyen fougueux du journalisme Boubacar Diop (Patron du journal Promotion) aimait à monter en épingle, ce que je flétris dans ton texte, c’est d’avoir été rédigé par un ami avec lequel j’avais grandi séparément (we grew apart, comme dans les couples, selon le lexique anglo-saxon !).
Comme l’un des architectes du coup ignoble qui m’a valu, contre mes états de services nickel, jamais entachés d’une quelconque démarche hors des normes, en la personne de Malick Sall, avait agi parce qu’il rêvait de gravir les échelons de la société en se servant de ce que je représentais, pour en réduire la valeur intrinsèque, mon sentiment intime c’est qu’après avoir pris des chemins différents, dont l’un et l’autre vous connaissez les raisons sans qu’elles puissent m’être imputées, le minimum eût été de vous rapprocher de moi pour savoir ce qui avait pu me faire prendre l’orientation qui était la mienne.
Tu as eu tort, faute de cela, de conclure ton texte, en pensant, en écrivant, que le Adama de ces dix dernières années, tu ne le reconnaissais plus.
Le fait est que j’ai changé parce que je l’ai voulu. Pour avoir observé notre société et ses habitants dériver vers des contre-valeurs, s’impliquer dans des activités aux antipodes de la voie que m’indique ma boussole mentale, et, refusant d’être de ce monde interlope où les petits intérêts grégaires, le matérialisme, au prix de compromissions inacceptables, il m’était apparu légitime de suivre une autre orientation. Je n’étais, pour rien au monde, disposé à m’inscrire dans cette nouvelle façon de faire et d’être ni de me laisser embarquer dans des voies dont je ne serai jamais sorti indemne tant je les devinais susceptibles de détruire le capital social et moral qui me fait mouvoir.
De loin, j’observe et j’entends les rumeurs sur ce que les nouveaux cercles, les plus en vue, du pays sont devenus, et cela ne me convient pas. Sans vouloir juger qui que ce soit, ni me poser en parangon de quelques vertus, n’avais-je pas le droit, comme j’en ai fait le serment sur la tombe de ma mère, dans la ville de Touba, d’oser, comme l’enseigne Gandhi, être différent ?
Ce qui explique peut-être ton prisme, c’est d’être, parfois, un sentimentaliste, qui vit sur les moments agréables, signe d’un culte de l’amitié heureuse, là-où, nourri à l’école du réalisme, chère à tant de grands spécialistes des relations internationales (qui ne sont que la traduction étatique de celles entre les personnes), je ne transige pas sur certaines choses qui me tiennent à cœur.
Souviens-toi de notre dernière rencontre, qui remonte au 16 juin 2013, dans le hall de l’hôtel Selfridges, à Londres, où je venais de m’entretenir avec Macky Sall, pour lui répéter de vive-voix qu’il n’était pas question que je renonce à un centimètre de ce que je crois, bien qu’il eût tenté de me séduire, devant son ancien patron à Petrosen, Ousmane Ndiaye, témoin de la rencontre. «Tu es mon grand-frère, je suis ton boy», ne cessa-t-il, charmeur comme un vénéneux serpent de me dire, ce-jour-là. Avant de sortir en ma compagnie de sa suite, et de te retrouver au bas de l’hôtel, avec les membres de sa délégation. «Mais Gaz, surnom que me donnent certains de mes potes, le Président et toi, vous êtes des amis, ce n’est pas maintenant que tu dois casser le contact», déclara-tu à haute-voix, dans un accès de médiateur volontaire, sous le regard, entre-autres du brillant juriste Doudou Ndoye.
Si par la suite, j’ai continué de faire l’inventaire du pouvoir de Macky Sall, de révéler, quotidiennement, ses errements et frasques, c’est parce que le devoir doit primer les accointances amicales ou politiques.
J’ai répété, ad nauseam, comment Macky Sall a détourné les milliers de barils de pétrole et les tonnes de fuel oil que j’ai obtenus pour le Sénégal et mis en exergue sa mal-gouvernance, qui se traduit par des fraudes électorales massives, la manipulation des consciences, le népotisme qui est un marqueur de son régime, les hydrocarbures qu’il a détournés avec son frère, dont la BBC a fait une enquête au vitriol, ou, plus récemment, les emprunts criminels, l’investissement sur un TER à l’arrêt-abandon, ou encore celui, caché, sur l’acquisition d’un avion de plaisance, symbole de sa dérive Bokassacresque.
Je te sais capable, Omar, dans tes meilleurs jours, de soulever les plus gros lièvres qui soient, et d’aller à contre-courant des postures de quelque pouvoir. Chef d’entreprise, confronté aux difficultés que rencontrent les groupes de presse du monde entier, je ne doute pas que tu aies des contraintes qui ne sont pas les miennes, moi, l’électron-libre, mais comment peux-tu penser, un seul instant, que le Adama devenu plus rigoureux, strict, n’est pas sur le bon chemin en continuant ces combats pour les progrès sociaux et la démocratie de nos pays, que tu sais être, depuis toujours, dans mon ADN ?
C’est dire qu’à l’ami proche que tu as été, je me dois de dire qu’il est temps de faire un effort supplémentaire pour mieux me connaître.
Le passé glorieux que tu évoques, notamment mes amitiés avec des chefs d’Etat, ou les rôles que j’ai joués pour contribuer à l’élection du Premier Secrétaire-général Sub-Saharien de l’Organisation des nations-unies, en Kofi Annan, ou encore ce vécu auquel ne me destinait pas mon passage au Cesti où, comme me le rappelait notre défunt brillant promotionnaire, Momar Kébé Ndiaye, nous étions formatés pour être des auxiliaires (ce qu’un groupe d’entre nous avions refusé en allant à la conquête du monde), n’est plus, pour reprendre le mot de Conficius, qu’une lanterne accrochée au dos, «qui n’éclaire que le chemin parcouru.»
C’est le présent que tu gagnerais à connaître me concernant, et si tu étais venu me voir à Rebeuss, dans cette abjecte prison où des brigands d’Etat m’avaient jeté, tu aurais su qu’un Adama (celui d’hier) en cache un autre (l’actuel) et peut-être, parce que je te sais juste, tu aurais mieux compris le sens de mes nouvelles batailles.
Tu m’excuseras de ne pas en révéler les facettes véritables, notamment ce que je peux apporter à mon pays et à ce continent, parce qu’hélas on ne peut pas tout dévoiler, les normes de confidentialité qui me lient à des corporations ou individus, m’obligent à une certaine retenue. Saches simplement que du plus puissant patron Allemand, à la plus puissante multinationale Egyptienne, de l’une des plus grandes sociétés de service dans l’industrie pétro-gazière, du champion africain du gaz, aux investissements dans les secteurs novateurs de l’hydrogène et des produits verts, le Adama que tu as connu n’a jamais baissé les bras, même s’il doit affronter un Etat crapuleux, détourneur de contacts et contracts, empêcheur de participer à la marche, au bien-être, comme c’est mon souhait, de mon cher Sénégal. Ne vois-tu pas, cher Omar, que nos pays, sous la passivité de son intelligentsia, de sa presse, de plus en plus aux ordres, de ses guides qui se taisent face aux défis qui montent ou de sa classe politique, déconnectée des évolutions contemporaines, courent le risque de retomber sous le joug de nouvelles formes de colonisations, des institutions financières internationales aux Etats impérialistes, Occidentaux ou du Sud, qui lorgnent, goulûment, sur ses potentialités en se réjouissant de la faiblesse de nos défenses avec des pouvoirs prêts à se faire vendre au moins offrant, sans oublier qu’ils se font évincer, par incompétence et superficialité, mendicité, des cénacles, comme le G7, où les décisions du monde se prennent ? Entends-tu des débats sur les questions structurantes d’une planète visitée par de nouvelles menaces transfrontalières, qui vont de la pandémie du Covid19 aux extrémismes raciaux, xénophobiques, religieux, sans compter le risque climatique qui nous dicte des transitions énergétiques ou démographiques que nos Etats n’engagent que timidement s’ils le font. En clair, avec la techtonique des plaques numériques, ce que j’appelle ce surgissement de nouveaux moyens, instantanés, de communication tactile, fait-il encore sens de bâillonner la liberté d’expression, cet autre bien public, acquis d’une mondialisation dont les formes sinusoïdales exigent plus que cette volonté de contrôle verticale, armes sur les tempes, que des attardés, en particulier dans notre pays, pensent pouvoir y faire prévaloir ?

Je ne te ferai donc à toi, mais aussi à la plupart de mes compatriotes, qu’un seul reproche : celui d’avoir mordu à l’hameçon des propagandistes, à la Goebbels, d’un régime qui, un matin de Juillet, en 2019, s’en est pris à mes droits constitutionnels dans une vaine entreprise de me faire taire. Entre choisir les principes et les racontars, beaucoup, hélas, sont tombés dans le mauvais piège. Au point de reprendre l’antienne recuite au carburant des jugements de valeurs que rien, absolument rien, ne peut étayer.

Cher Omar, avec le recul, après t’avoir lu, je voudrais te dire que le sens du devoir de dire la vérité, en un moment où se taire ou chanter avec la meute était plus facile, m’a le plus frappé dans le témoignage que je découvre avec ravissement.

Mais, qui aime bien châtie bien, comme le pose le proverbe, après m’avoir lu, fais un petit effort, parce que tu en es capable, de dire à la cantonade, d’abord d’écrire, parce que le pays doit savoir, que celui qui t’envoie ses meilleurs souvenirs de son lieu d’exil, contraint de vivre loin de son pays où règne une culture de la terreur et de l’impunité d’état, d’une criminalité sans bornes, ne souhaite qu’une chose : de revoir notre Sénégal cesser de marcher sur la tête.

Le premier pas sur le chemin qui l’attend est celui qu’il doit faire pour restaurer un débat contradictoire et sécurisé, où les attaques ad hominem, pour l’obscurcir, n’auront plus droit de cité.

C’est une ardente obligation que je ne saurai abdiquer, quitte à me faire traiter, comme s’en délectent les vaincus du débat public, de fou.

Adama Gaye

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