SOCIETE / FAITS DIVERS

Notre Dame Du Liban : Un Homme Se Masturbe Devant Les élèves

Le substitut du procureur a trouvé le terme juste en qualifiant le sieur Ousmane Mballo de détraqué sexuel. Ce dernier, pour assouvir ses désirs sexuels n’a trouvé un lieu autre que le collège Notre Dame du Liban. En effet, il s’est introduit dans l’enceinte dudit établissement avant de sortir son sexe pour se masturber, en pleine journée de surcroît. Malheureusement pour lui, il a été surpris par la dame R. Niang et son époux qui venaient déposer leurs enfants. À en croire la dame, c’est le comportement suspect de Ousmane Diallo qui a attiré son attention. Devancée par Monsieur Mballo, elle l’a suivi avant d’apercevoir celui-ci d’introduire sa main dans sa culotte avant de sortir son sexe. Selon ce témoin, son époux a même failli lui régler son compte.

Attrait, hier, à la barre du tribunal d’instance des flagrants délits de Dakar, Ousmane Mballo a rejeté en bloc les faits d’outrage public à la pudeur qui lui sont reprochés. Non sans justifier sa présence dans l’enceinte de l’établissement privé. À l’en croire, il était allé voir son fils dont la mère avec qui il a divorcé l’empêche de voir. «Des enfants de mon quartier m’ont dit qu’ils ont aperçu mon fils dans cette école. Le jour des faits, j’étais allé vérifier si c’est avéré. C’est arrivée à l’école qu’un homme m’a empoigné par derrière en m’accusant d’exhiber mon sexe pour me masturber. Je ne suis pas un bandit. J’étais juste venu voir si mon fils, le nommé Mohamed Mballo était inscrit dans cet établissement», s’est-il défendu.

Partie civile dans cette cause, la directrice de l’établissement Notre Dame du Liban a comparu à la barre pour donner sa version des faits. «Cet homme est entré dans mon établissement qui regroupe presque 4.000 élèves. Quand on me l’a ramené dans mon bureau, je lui ai demandé les raisons de sa présence dans mon établissement. Une question que je lui ai répétée à trois reprises avant qu’il ne me réponde qu’il était venu voir son fils. Ce qui est totalement faux car son enfant n’est pas dans mon établissement», raconte la directrice.

Selon cette dernière, Ousmane Mballo lui a fait croire qu’il avait divorcé avec la mère de l’enfant et que celle-ci avait pris leur fis pour l’amener à Keur Mbaye Fall. Poursuivant, elle confie que le lendemain des faits, une forte délégation dont une femme répondant du nom de Madame Baldé venue régler l’affaire à l’amiable lui a avoué que le mis en cause était venu chercher son neveu qui était à l’intérieur de l’école.

Dans ses observations, le délégué du procureur a dénoncé l’incohérence du prévenu dans ses déclarations. «La présence du mis en cause sur les lieux ne se justifie point car il n’est pas en mesure d’apporter des justifications. Il déclare que des enfants de son quartier lui auraient rapporté que son enfant était dans cette école alors qu’il n’a aucun fils dans cet établissement. La dame R. Niang a déclaré l’avoir bel et bien vu se masturber. Le prévenu a le droit de mentir. Mais pas les témoins non. Aujourd’hui, il ment pour essayer de se disculper. C’est un détraqué sexuel», a fulminé le représentant du parquet. Estimant que les faits reprochés au prévenu ne souffrent d’aucune contestation, il a requis contre lui une peine de 2 ans dont 1 an ferme.

Pour l’avocat de la défense, Me Cissé, dans cette affaire, le ministère public a un problème pour assoir la matérialité des faits. «Le prévenu a nié les faits depuis l’enquête préliminaire.  Mon client est un gestionnaire d’un magasin sis à Liberté 6», a plaidé l’avocat qui demande au juge de rejeter les faits dont Ousmane Mballo est poursuivi. A l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 16 novembre prochain.

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