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Paymar – sans électricité, ni eau potable, routes, soins médicaux…. : les populations investissent la rue

Les populations du village de Paymar, situé à 9 km au Sud-Ouest de la commune de Ndiédieng, ont battu hier le macadam. Ces populations qui, visiblement, sont très remontées contre le manque criard d’infrastructures socio-économiques de base, somment les autorités à diligenter les programmes qui leur sont destinés. En l’occurrence l’électrification du village de Paymar qui, depuis 1914, date de sa création, n’a jamais connu la lumière.

Une situation qui, selon les habitants, plonge ce village dans l’insécurité totale. Et elle favorise pour autant le phénomène du vol de bétail, surtout en saison sèche où la plupart des jeunes qui assuraient la sécurité de leur périmètre d’habitation sont contraints de quitter le village pour trouver du travail en ville. Ce qui, du reste, fait perdre aux habitants plusieurs centaines de têtes de bétail par an, de toutes les catégories d’animaux confondus.

Pour se soigner, les populations sont obligées de parcourir 9 km pour rallier Ndiédieng ou Keur Madiabel, car sans poste ni case de santé équipée, la prise en charge des malades devient quasi impossible. Et bon nombre de malades, surtout les femmes enceintes, sont régulièrement transférées. Et beaucoup parmi elles perdre la vie dans ce genre d’opération d’évacuation ; comme ce fut le cas de la Dame Aïda Diassé qui a rendu l’âme il y a moins de deux (2) semaines.

Pour une population avoisinant 450 habitants, sans tenir compte des hameaux le ceinturant, ce village est l’une des rares contrées à consommer de l’eau des puits, avec tous les risques que cela comporte en termes de santé publique. Les populations nous apprennent, cependant, que la plupart des maladies contractées dans ce village proviennent de l’eau. Et que ce sont les enfants de moins de 5 ans qui en souffrent le plus.

Dans les secteurs de l’éducation et du transport, Paymar ne dispose aujourd’hui que d’une école primaire, construite en 1982. Pour faute de collège ou lycée, la majeure partie des élèves, après leur Entrée en Sixième, abandonnent les études de manière prématurée car ne trouvant pas de famille d’accueil dans les villes d’accueil.

Ainsi bâti sur une terre naturellement enclavée, le village de Paymar peine à rallier les autres localités voisines à cause de la nature chaotique de ses postes. Surtout aux moments des évacuations des malades vers l’extérieur. Une réalité que les populations ne peuvent plus accepter, dans un contexte où la majorité des villes du pays sont de plus en plus modernisées.

Abdoulaye FALL

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