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raitement des informations sur les aires marines protégées : La DAMCP renforce les capacités des journalistes

Une session de formation des journalistes sur le traitement des thématiques relatives à l’environnement en général et aux Aires marines protégées (AMP) en particulier s’est ouverte ce vendredi, à Toubacouta (Fatick).
 
Organisée par le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique à travers la Direction des aires marines communautaires protégées (DAMCP), dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la politique d’aires marines protégées du Sénégal à travers la conservation et la mise en valeur durable des mangroves de la Casamance et du Sine-Saloum, cette session de quatre jours (du 05 au 08 janvier 2023) sera suivie d’une visite d’échanges des AMP cibles dudit projet au Bamboung (Toubacouta). Elle a regroupé des journalistes de radios communautaires, de télévisions, de presse en ligne, de presse écrite, d’acteurs des AMP, de facilitateur, entre autres.
 
Objectif : « Améliorer les connaissances » des journalistes
 
Selon le colonel Mamadou Sidibé, directeur des Aires marines communautaires protégées (AMCP), l’objectif est d’améliorer les connaissances des professionnels des médias sur le traitement de ces thématiques. En effet, il s’agit de former les journalistes sur le traitement des informations  et de les faire connaître, à travers une visite d’échanges dans une AMP, le milieu et la gestion d’une aire marine protégée. Ici, l’approche andragogique (sous forme de présentations introductives et d’échanges d’expériences) a été privilégiée avec la présence d’un facilitateur. Le colonel Sidibé a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du ministre Alioune Ndoye, en présence notamment, du colonel Momar Sow, coordonnateur dudit projet, et de Charline Panossian, chargée de projet à l’Agence française de développement (AFD).
 
Une aire marine protégée, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN – 2007), est « un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés ». Et dans le cadre des réformes institutionnelles engagées par l’Etat du Sénégal, une Direction des aires marines communautaires protégées (DAMCP) a été créée en 2012 et des orientations stratégiques spécifiques ont été définies pour la mise en cohérence des programmes de conservation tout en leur donnant un caractère inclusif et participatif. Ce, pour étendre le réseau des AMP et mettre en place un cadre institutionnel de gestion de ces espaces en intégrant et en valorisant les initiatives communautaires afin de favoriser l’adhésion et la participation de tous les acteurs à la dynamique.
 
Ainsi, sur la base d’un programme national inclusif et participatif, il souhaite étendre les mesures de protection et de gestion des ressources marines et côtières pour assurer la conservation des milieux vulnérables conformément aux objectifs dits d’Aïchi qui ambitionnent de protéger au moins 10% de la zone économique exclusive en zones marines et côtières, à l’horizon 2020 (recommandation de la COP 10 du 18 au 29 octobre 2010 de la convention sur la biodiversité) ; améliorer la stratégie de gestion des sites par la mise en place d’outils et d’organes de gestion appropriés, l’institution d’un système de suivi scientifique adapté ; et enfin, promouvoir le développement socio-économique durable des zones concernées.
 
A ce titre, le Sénégal a conclu un accord de financement avec l’Agence française de développement (AFD) destiné à la mise en cohérence des activités de restauration de la mangrove et la consolidation du réseau des Aires marines protégées (AMP) existant, par le biais du projet d’appui à la politique d’aires marines protégées du Sénégal à travers la conservation et la mise en valeur durables des mangroves de la Casamance et du Sine Saloum. Sous tutelle du ministère de l’Environnement, ce projet vise à renforcer la capacité du gouvernement à gérer les aires marines protégées en s’appuyant sur l’expérience acquise dans les zones de mangrove, dans un souci d’une meilleure valorisation des services écosystémiques. Il s’inscrit dans une démarche participative de conservation et d’amélioration de la biodiversité conformément aux engagements internationaux du Sénégal, puis répond à la volonté des communautés locales de résoudre les conflits dans l’usage des ressources halieutiques.
Seneweb

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