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RDC: la Céni annule certains résultats des législatives et scrutins locaux

La République démocratique du Congo (RDC) attend toujours les résultats des élections législatives, provinciales et municipales partielles qui se sont tenues simultanément avec la présidentielle, à partir du 20 décembre. L’élection présidentielle a vu, elle, selon les chiffres encore provisoires, la victoire du président sortant, Félix Thisekedi, avec plus 73% des voix.

Les scrutins auraient été entachés d’irrégularités, selon plusieurs missions d’observation qui avaient notamment demandé à la Commission électorale d’agir. Dans la nuit de vendredi à ce samedi 6 janvier, la Céni a annoncé une série de mesures dont deux décisions importantes.

D’une part, l’annulation totale des scrutins pour les députations nationales et provinciales dans deux circonscriptions : Masi-manimba, dans le Kwilu, et Yakoma, dans le Nord-Ubangi. Il faudra donc refaire ces élections dans ces zones.

Autre décision importante : l’annulation des suffrages obtenus par 82 candidats aux législatives, provinciales, mais aussi aux municipales partielles. Cette fois-ci le vote n’est pas annulé, mais les résultats ne prendront pas en compte les voix des candidats sanctionnés. Motifs mis en avant par la Commission : des incitations à la violence et surtout des fraudes, détention de matériel électoral, en grande partie des machines à voter.

Autre décision importante, celle de l’annulation des suffrages obtenus par 82 candidats aux législatives, provinciales mais aussi aux municipales partielles. Cette fois-ci, le vote n’est pas annulé mais les résultats ne prendront pas en compte les voix des candidats sanctionnés. Motifs mis en avant par la Commission : des incitations à la violence et surtout des fraudes et détention de matériel électoral, en grande partie des machines à voter.

Personnes concernées

Cette décision concerne des candidats présents dans 36 des 182 circonscriptions électorales, 17 provinces sur les 26 du pays. Des personnalités politiques de premier plan apparaissent dans cette liste, à savoir trois ministres en poste parmi lesquels celui du Tourisme et celui de la Formation professionnelle, quatre gouverneurs dont celui de Kinshasa, mais aussi des administrateurs d’entreprises publiques, des sénateurs et autres élus.

Une trentaine de partis ou de regroupements politiques sont concernés par ces annulations, avec une large majorité de candidats issus de l’Union sacrée, la coalition au pouvoir, dont 12 de l’UDPS, le parti présidentiel.

Premières réactions

Plusieurs candidats concernés se sont exprimés sur les réseaux sociaux. Certains d’entre eux ont annoncé leur souhait de porter l’affaire en justice. En revanche, peu de formations politiques concernées ont déjà fait des déclarations. L’UNC du vice-Premier ministre Vital Kamerhe qui voit trois de ses membres écartés, dit prendre acte de cette décision.

Du côté des partis de l’opposition, on estime que ces sanctions vont dans leur sens, mais qu’il ne faut pas se limiter aux scrutins locaux, que cela remet également en question la crédibilité de la présidentielle. Enfin pour la société civile, l’Association congolaise pour la justice, l’ACAJ, a salué « une décision courageuse de la Céni » qualifiant cette liste de candidats de « liste de la honte ».

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