POLITIQUE

Réinscription de leader de l’ex-pastef sur les listes électorales : le rabat d’arrêt, la dernière carte de Sonko

Après la publication de l’arrêt de la Cour suprême cassant la décision du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Ziguinchor qui avait ordonné la réintégration de Ousmane Sonko sur les listes électorales, les avocats du maire de Ziguinchor ont déposé un rabat d’arrêt hier, mardi 28 novembre à la Cour suprême. La défense de l’opposant estime ainsi que la «Cour doit faire preuve de célérité» parce qu’il s’agit d’un «contentieux électoral». Une course contre la montre afin de permettre au chef de l’opposition sénégalaise de s’aligner sur les starting-blocks pour la Présidentielle du 25 février 2024.

La défense de l’opposant Ousmane Sonko ne compte pas lâcher du lest pour la réintégration de leur client sur les listes électorales afin de pouvoir participer à l’élection présidentielle de février 2024. Elle a  ainsi déposé hier, mardi 28 novembre, un rabat d’arrêt à la Cour suprême. «Les sénégalais qui ont suivi l’audience du vendredi (17 novembre) portant sur le pouvoir porté sur la décision du juge de Ziguinchor, ont constaté que l’un des membres qui avaient participé à la proposition de cette audience, n’a pas signé l’arrêt. Et il est prévu textuellement qu’il y a une irrégularité à ce niveau-là. Mais, la question essentielle tourne autour de la participation ou non de Ousmane Sonko à ces joutes électorales et c’est une procédure qui est pendante. A partir de ce moment-là, on ne peut pas parler de radiation. Donc, Sonko garde toutes ses chances d’éligibilité dans cette élection-là. A partir de ce moment, il y a une urgence absolue», a déclaré Me Babacar Ndiaye.

«Tous les sénégalais doivent savoir que la participation ou non de Ousmane Sonko à ces élections dépendra de cette procédure que nous avons introduite aujourd’hui (hier) et par conséquent, la balle est dans le camp de la Cour suprême», a-t-il ajouté. Il estime que le dossier doit être réexaminé au plus vite. «La Cour suprême doit faire preuve de célérité. C’est une obligation morale et éthique. C’est une obligation d’essence républicaine. On est dans un pays démocratique», a ajouté Me Babacar Ndiaye.

A ce propos, Me Saïd Larifou abonde dans le même sens. «Le contentieux électoral, c’est le contentieux de célérité. Il doit être examiné en toute urgence et c’est pour cette raison que nous osons espérer que nous serons convoqués très prochainement. Le contraire serait un acte attentatoire aux droits de Ousmane Sonko parce que les autres candidats à l’élection présidentielle sont sur le terrain, mènent leur campagne, récoltent leurs parrainages et côtoient les citoyens sénégalais pour exprimer leurs programmes politiques et nous avons du mal à accepter que notre client soit privé de ce droit mais nous, les avocats de Sonko, sommes très déterminés et nous exerceront toutes les voies de recours possibles, juridiques pour faire valeur ses droits», a fait savoir la robe noire.

Pour rappel, le 17 novembre dernier, la Cour suprême a cassé et annulé la décision du tribunal de Ziguinchor du 12 octobre et a renvoyé l’affaire au tribunal hors classe de Dakar pour qu’elle soit rejugée. Ce qui annulait la réintégration de Sonko dans le fichier électoral. Ce rabat d’arrêt constitue dont la dernière carte pour le Chef de l’opposition sénégalaise.

Mariame DJIGO

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