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Sédhiou – mise en œuvre des mécanismes d’adaptation aux changements climatiques : le projet NATUR’ELLE s’engage dans le défi de la résilience des communautés

A la cérémonie de lancement du projet dénommé NATUR’ELLE hier, mardi 6 février, à Sédhiou, les responsables en charge de la coordination ont fait observer que ses objectifs visent à assurer une bonne adaptation aux changements climatiques, la gestion des ressources naturelles et la conservation de la biodiversité. Il se propose aussi de renforcer l’autonomisation économique des femmes, l’organisation des coopératives et le développement des chaînes de valeurs halieutiques. Le projet NATUR’ELLE s’étale sur trois (3) ans et devrait toucher plus de 85.000 personnes dont 60.000 femmes. Sa mise en œuvre est confiée à la Société de coopération et de développement international (SOCODEVI).

Si l’on en croit Mamadou Sy, le coordonnateur national, «le projet NATUR’ELLE est financé par Affaire Mondiale Canada et mis en œuvre par la Société de coopération et de développement international (SOCODEVI). C’est un projet qui vise l’adaptation aux changements climatiques au niveau des écosystèmes à mangrove pour les femmes et les jeunes dans les trois régions administratives de la Casamance à savoir Sédhiou, Ziguinchor et le Delta du Sine-Saloum».

Interrogé sur les zones d’intervention dans la région de Sédhiou, Mamadou Sy indique que «de façon spécifiquement, le projet intervient dans trois (3) APAC (Aires du patrimoine autochtone communautaire) dans la région de Sédhiou, particulièrement dans le département de Bounkiling. Il cible globalement 85.000 personnes dont 60.000 femmes. Le défi, c’est d’accompagner les communautés à la conservation ou à la restauration des écosystèmes en mangrove».

Une forte attente est exprimée à l’endroit des femmes, en vue de leur autonomisation, dit-il. «C’est aussi de (faire) profiter ces écosystèmes aux femmes pour que cette exploitation puisse les servir à développer des activités génératrices de développement afin d’améliorer leurs conditions de vie».

Et de conclure qu’«enfin, c’est de faire en sorte que ces femmes puissent être impliquées dans la gestion et la gouvernance de ces structures. A terme, il est attendu que ces femmes soient plus résilientes et capables de développer des mécanismes d’adaptation aux changements climatiques et de tirer le maximum de profit de l’exploitation de la mangrove».

LES BENEFICIAIRES LORGNENT UN HORIZON GLORIEUX

Le maire de la commune de Bona, dans le Nord-Ouest de Bounkiling, exprime une forte satisfaction avec l’avènement de ce projet. «Il arrive à son heure car ces Aires du patrimoine autochtone communautaire (APAC) sont des sortes de forêts communautaires gérées par les communautés elles-mêmes. La démarche de mise en œuvre permet de faire comprendre aux populations l’importance de l’environnement dans la survie de l’homme», dixit Ibrahima Diédhiou.

Et de poursuivre : «en raison des catastrophes naturelles qu’on constate partout dans le monde comme les inondations et les incendies de forêts, nous pensons qu’avec une bonne dynamique de sensibilisation, les populations finiront par comprendre. Avec les reboisements et la gestion des forêts, nous pensons que les ressources halieutiques et la faune seront restaurées avec succès».

Souscrivant à la satisfaction de son collègue de Bona, le maire de Inor, Kéba Traoré, ajoute que «les attentes sont nombreuses et les engagements sont aussi manifestes pour relever le défi du succès de ce projet de résilience. Outre la protection de nos massifs forestiers et nos plans d’eau, cela permettra de créer de l’emploi aussi chez les jeunes et les femmes».

A relever que la durée de vie de ce projet est de trois (3) ans, pour une enveloppe globale d’environ 20 millions de dollars.

Moussa DRAME

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