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Sénégal: solidarité pour aider les étudiants à rentrer chez eux en sécurité

À Dakar, après plusieurs jours de violences, le campus de la faculté Cheikh Anta Diop de Dakar a fermé, vendredi 2 juin, et les étudiants ont dû évacuer les lieux. Beaucoup se retrouvent sans leur bourse et sans endroit où aller. La solidarité s’organise et des bénévoles leur viennent en aide pour leur permettre de rentrer chez eux dans les provinces.

À Dakar, des étudiants attendent le départ de bus mis à disposition par des bénévoles pour rentrer chez eux
À Dakar, des étudiants attendent le départ de bus mis à disposition par des bénévoles pour rentrer chez eux © Juliette Dubois / RFI

Le téléphone vissé à l’oreille, Mamadou Diakhaté court dans tous les sens. Des grappes d’étudiants avec des valises viennent vers lui pour se faire aiguiller : « Tu veux aller dans le bus de Kolda ou de Saint Louis ? » Depuis le début des manifestations, Mamadou Diakhaté propose des solutions de transports gratuites pour que les étudiants puissent rentrer chez eux : « On paye le bus et surtout, on leur permet de rentrer en sécurité. »

Collecte de fonds

Les transporteurs privés ont augmenté les prix. Affréter un bus peut monter jusqu’à 900 000 francs CFA soit près de 1 400 euros. Mamadou et ses amis ont levé les fonds via les réseaux sociaux. « On a collecté entièrement sur Internet. On a dix ans d’expérience dans ce que nous faisons actuellement. Nous avons des donateurs qui sont là et qui participent tout le temps. Quand elles ont vu l’appel à la solidarité, beaucoup de personnes ont sauté sur l’occasion », explique-t-il.

Seydina Samb est étudiant en sciences et technologies. Il cherchait un moyen de rentrer dans sa famille, à Mbour, mais n’avait pas de quoi de payer le bus : « Internet est coupé et certains secteurs de transfert d’argent ne marchent plus. On ne peut donc plus recevoir de l’argent ».

Le chemin sera bien plus long pour Hamidou Kebe qui part à Matam, à plus de 500 km de Dakar : « En ce moment, on a peur parce que la situation est critique. Il faut qu’on rentre. C’est mieux. Il n’y a pas de transports pour Matam. Nous sommes venus demander de l’aide aux bénévoles. »

Mamadou et ses amis ont déjà permis à une vingtaine de bus de partir grâce aux dons.

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