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Suite mais pas fin : Les protagonistes veulent des résultats rapides

Les lampions se sont éteints au Parc des expositions de Mont­pellier, où se sont déroulés les dé­bats entre Emmanuel Ma­cron et ses invités. Mais tous les protagonistes ne veulent pas laisser que les choses se tassent et veulent une mise en œuvre rapide des décisions issues des différentes discussions.

Le Sommet de Montpellier a pris fin, mais ses initiateurs, en particulier les collaborateurs du chef de l’Etat français, veulent veiller à ce que cela n’ait pas été qu’un coup d’épée dans l’eau, mais que des résultats concrets puissent en sortir aussi vite que possible.

Dans cet ordre d’idée, le Président Emmanuel Macron souhaiterait mettre rapidement en place le Fonds d’innovation pour la démocratie, la Maison de l’Afrique et des Diasporas, le Pro­gramme Campus nomade. Mais l’historien Achille Mbem­bé, Maître d’œuvre de la grande messe de Mont­pellier a précisé, en marge du Sommet, au journal Le Quo­tidien : 

«Il y a dix autres projets qui feront l’objet d’une mise en œuvre par les différentes agences gouvernementales françaises. Beau­coup de personnes seront impliquées dans le suivi, afin que Montpellier marque une étape historique dans la refonte des relations entre l’Afrique et l’Europe.» Et les choses devraient même bouger le plus rapidement possible, estime M. Benoît Ver­daux, Secrétaire général du ministère français de l’Europe et des affaires étrangères. Et l’une de ces choses qui feront rapidement la différence, du côté français, en dehors du changement d’appellation de l’Afd, sera certainement la mise en place du Fonds d’innovation pour la démocratie.

Le haut-fonctionnaire est d’avis que le gouvernement français va appuyer ce projet pour quelques années encore, afin qu’il puisse devenir viable. «Mais l’ambition est de faire en sorte que des Afri­cains, en particulier la So­ciété civile, se l’approprient.» L’équipe mise en place autour de l’universitaire Mbembé jouera certainement un grand rôle, mais elle ne sera pas la seule. Verdaux a été séduit par «l’idée avancée par l’activiste Cheikh Fall, qui a invité des personnalités africaines comme Mo Ibra­him, Tony Elumelu et d’autres, à venir rejoindre le comité qui veillera au financement et à la mise en œuvre de ce fonds».

Des secteurs comme le sport seront aussi fortement mis à contribution. Les panels ont démontré que le sport, à tous les niveaux, est un facteur de rapprochement des peuples, et surtout de la jeunesse. On a ainsi vu M. Mamadou Diagna Ndiaye, président du Comité d’organisation des Joj 2026 de Dakar, en compagnie de plusieurs personnalités du monde sportif français. De nombreux accords ont été signés en vue du rendez-vous de la jeunesse sportive mondiale au Sénégal.

L’Afd s’est engagée à réhabiliter le stade Iba Mar Diop et la Piscine olympique, en vue desdits jeux, a déclaré au journal Le Quotidien, l’une de ses reponsables, Isabella Labchi. Le financement a été déjà dégagé, et en collaboration avec d’autres partenaires, les travaux seront entamés bientôt. «Il ne s’agira pas que de réhabiliter pour les Jeux. On veut aussi fournir aux jeunes des environs du stade, des espaces de jeux et d’entraînement même en dehors de ce rendez-vous sportif. Cela passera par, outre la réhabilitation du stade, la construction de petits terrains d’entraînement en dehors du stade, pour faciliter l’entraînement des équipes qui se qualifieront pour les Jeux, dont une partie se déroulera sur ce terrain», a déclaré Mme Labchi.

Outre l’Afd, Le Cnoss a pu passer des accords avec plusieurs fédérations sportives françaises pour faciliter la préparation et les entraînements des sportifs français, comme pour le judo, le volley-ball ou d’autres disciplines encore, inscrites au programme des Joj 2026.

Par M. GUEYE – mgueye@lequotidien.sn

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