CONTRIBUTIONLe Blog D'Ahmadou Diop

Chronique de l’Inauguration du stade avec tambours et trompettes. PAR AHMADOU DIOP CPC.

 Les dessous  d’une inauguration bruyante  du stade ont  un caractère politique de bas étage. C’est une évidence que  l’on ne saurait passer sous silence, au risque  que nous soyons des  coupables.

Le stade Abdoulaye wade  est inauguré avec tambours et trompettes, ce mardi, 22 février 2022.  Mais  le Pape du Sopi, qui n’a pas encore dit son dernier mot, ni déposé les armes,   n’y sera pas. A-t-il donc compris  quelque chose et trouvé une excuse, pour ne pas  être catalogué de combinard avec le label de la trahison ? Lequel après avoir baptisé le centre international Abdou Diouf, c’est maintenant autour d’Abdoulaye Wade et pour quelle raison ? Ya-t-il un clin d’œil non assumé des non-dits ?  En tout état de cause, l’avenir nous le dira,  sous peu. Mais en attendant, wait and see !

Comme tout traitre, digne de son rang, le sacré menteur professionnel  à qui nous avons affaire, malheureusement, ne déroge jamais à la règle des faquins, s’accroche mordus, crée nécessairement  l’événement et  à la seule fin d’y trouver des dividendes bassement  politiques de piètre qualité, et  ce pour attirer les projecteurs autour de sa personne imbue.  Et pour cause.

 Depuis 2012 à nos jours, nonobstant l’envol galopant  de la précarité inquiétante,  la majorité des sénégalais,  qui sont criblés d’impôts et de taxes de sortes,  grugés, lassés  et laissés pour compte, tirent le diable par la queue,  vivent dans la misère sociale chronique, chaque jour que dieu fait.   Ce qui intéresse le fabricateur des fake news, ce n’est pas tant qu’il a de l’empathie vis-à-vis des sénégalais, dont il n’a que du mépris affiché. Il ne roule que pour lui-même, et par extension, voue  un respect indéfectible à l’égard de maîtres et  pour lesquels, d’ailleurs,  il a une peur bleue et du respect. Tous les chemins mènent de la Seine.

 Et justement, Cheikh Anta Diop, qui fut le porte drapeau du panafricanisme,  dont la mentalité est si fertile, libre et indépendante, exprimait ceci :  » le colonisé ou l’ex colonisé du XIX e siècle, qui une fois libéré, va jusqu’à la porte, et revient sur ses pas ; parce que ayant acquis des réflexes de subordination, ne peut plus se passer de son maître. C’est bien le cas Macky Sall et sa clique de pantins satellites vis-à-vis de l’ancien colon. »

 Car  depuis, malheureusement, beaucoup a coulé sous les ponts, malgré la rhétorique des charniers de mensonges cataclysmiques.

Je me passerai de la parodie référendaire  et  des comédies législatives de 2017. Ne parlons  pas  du stricto coup d’état  électoral de 2019.

 Pour rappel, en juillet 2013, on l’oublie souvent,  lors de sa tournée soi-disant  africaine et en France notamment, la société Masterjet basée en France au Bourget, qui loue ce type d’appareil, chiffre le périple à plus de 100.000 € par jour carburant compris, selon une certaine presse bien informée, très documentée.  Curieusement, la presse endogène, corrompue jusqu’à la lie , écrivait à qui voulait l’entendre, le couple présidentiel  a boudé  l’avion acheté à la France  à plus de 20 milliards FCFA . Et ce n’est pas tout.

 Le renégat de classe exceptionnelle ne s’arrêtant pas là ;  en met une couche supplémentaire,  comme toujours,  en juillet 2021, pour son plaisir, s’offre scandaleusement, non seulement, un nouvel  avion de commandement  A- 320 NEO, ce bijou flambant neuf, créait aussitôt le cri d’orfraie,  en sus d’un bateau et un autre  palais présidentiel.

 En dehors de toute morale tant soi peu,  il se  convertit  de plus en plus  en aventurier déclaré, non éclairé.

Pourtant, il nous avait  tant promis,  mais n’a jamais respecté jusqu’ici  ce à quoi il  a été élu  à défaut et par dépit  au soir du 25 mars 2012 et dans des conditions exceptionnelles, inédites.

 Au contraire, il nous a toujours habitués à des faux bonds et à des scandales torrentiels, les uns empilés aux autres.

Le tout avec un train de vie  d’un état mafieux et onéreux, de la part d’une bande de malfrats bien gloutonnée par les raccourcis politiques.  Tout cela nous donne un goût amer et la chair de poule. Qui peut donc  vraiment égrener  la Chappe de plomb des emprunts obligatoires  sans tomber des nues ?

Comme si rien n’était, le monstre atypique, affabulateur, ou  le trompe-l’œil,  n’en a cure,  nous enfarine, priorise son format classique, continue sa fuite en avant, labellise à tout prix à chaque instant, ses  charrettes rituelles  inaugurations inutiles, décriées, inopportunes  à la pelle, ici ou là, avec en prime  et ses  folies dépensières tous azimuts et  à tout vent, comme si il a droit de vie et de mort sur nous tous.

Le Sénégal  qui croyait dur  comme fer à des changements  rationnels dans le sens des progrès exponentiels, a déchanté depuis lurette, a retourné dans la régression totale et dans la soumission, est retombé plus bas que jamais, qu’il ne l’était hier quoi. Et le centre international Abdou Diouf, nous a coûté  la bagatelle de 50 milliards FCFA  à quoi sert-il, si ce n’est pour amuser la galerie ? En échange des prix  loufoques, décernés, l’ex président de la république  des nominations qui est lui aussi sur les plis de la francophonie, a l’obligation de mouiller le maillot.

 En  vérité, la prétendue rupture, vertueuse, transparente et efficience s’est transformée en marchandise avariée  peu à peu en coquille vide et en mal gouvernance ethnique et  en vase clos. Le metteur en scène n’y va plus avec le dos de la cuillère.

 Rien n’y fait. `Le calculateur, le malappris,  fidèle à lui-même et ses cavalcades impulsives, imprime par devers  sa marque de fabrique digitale, à quelques encablures des locales,  remet  à nouveau le couvercle, inaugure en grande pompe  le fameux ter, très coûteux  ( plus de 1800 milliards F CFA), un catalogue des rapines politiques,  un effet d’optique, cousu de fil blanc, ou le produit toxique, manufacturé sur commande, dont on tambourine nos oreilles à longueur de journées,  selon experts de la banque mondiale capitaliste- mon œil !-  permettra  de transporter quotidiennement 115000 toutes les 10 minutes,  d’où mon article intitulé : « Les Locales, Pétrole et Gaz, Ter : ou la Magie des mensonges d’un marché de Dupes ? Et à qui profite donc le Crime ? PAR AHMADOU DIOP CPC.

Sachant qu’il n’est  pas éternel, nous laissera à coup sûr  des dettes colossales, si massives  et très salées.  Il s’en fout de tout.

Ce qui compte pour lui, c’est son égo et son propre surmoi. Les gouvernements passent et les états demeurent. Plus il en fait de trop, pour amuser la galerie,  plus il  s’y complait ,  plus il  se porte mieux, en nous trompant,  plus, il  en abuse.

Nous avons besoin des universités,  d’entreprises, des technologies  de  pointe,  avec à la clé des emplois pérennes, des soins de santé,  d’hôpitaux modernes pour nous soigner et vivre dignement, à l’instar des pays hautement civilisés, libres, souverains et indépendants, qui  ont bien compris que la santé et le travail sont des priorités absolus, salutaires et indispensables.

 Avant de construire un stade, qui nous  a coûté  la somme astronomique de 150 milliards  FCFA, quel gâchis, et je ne quoi encore ?  Les vraies élites, altruistes, visionnaires, patriotes, responsables, fiers de l’être, à l’endroit et à la place qu’il faut, agissent sans bruits, ni ornements, d’aucune sorte,  mettent l’accent sur la priorité  et le  développement économique.

 Au lieu de construire  des infrastructures inutiles, des stades  ou des arènes, qui ne servent absolument  à rien. Patatras,  comme on s’y attendait, l‘égoïste s’accroche à sa trajectoire totalitaire jusqu’à l’abime,  programme tout, selon son propre calendrier illégal,  ne lésine jamais sur les moyens, pour arriver à ses fins de basse besogne, réduit tout à lui, et en dépensant sans compter.

L’inauguration du stade des folies dépensières, parmi tant d’autres, porte incontestablement en filigrane une stratégie politique, tendant à donner un blanc seing en juillet prochain, lors des législatives à date échue.

Pour ce faire, il  veut faire une pierre  deux coups : il a invité des chefs d’état africains et des dirigeants du sport, le tout pour se donner une virginité  imaginaire,   une posture ou une renommée douteuse.

Et la série des spectacles  permanents va continuer  dans le ciel sénégalais,  et  ce, malheureusement et au nom de la mal gouvernance chronique, plombe de plus en plus les mécanismes du développement de notre pays, le Sénégal et son avenir. Car nous avons au plus haut sommet de l’état, un  caractériel apparenté trisomique.  il  faut s’attendre  qu’il pimente  davantage la sauce, en réactivant le poste de premier ministron , dans les prochains jours, avec le même tempo médiatico-politique de la démesure et  à grand renfort de publicité mensongère.

Après quoi, sa sarabande arrimée  plaidera pour sa cause et ses faits bizarres,  se  chargera  de jouer le service après- vente, et dont l’objectif est de nature à répéter mécaniquement les mêmes éléments de langage  déjà bien  connus.

 La graine avariée ne peut jamais produire  son contraire, n’est-ce pas. En politique, tout se tient en toute logique.   Il continue son cirque  permanent auquel  il est confiné.

Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, décidément,  le nègre de service, l’envoyé spécial  colonial en Afrique,  accrédité à Dakar,  le relais pion, mercenaire,   plus connu sous le sobriquet de caniche de l’occident, béni oui-oui,  le maître de l’esbroufe,  bridé , et en service commandé,  fait son numéro baroque sur l’imbroglio franco- malien, insoluble.

 Alors, l’indigne sénégalais, ou l’acrobate envoyé au charbon,  dans son rôle de président,  soi-disant,  en exercice de l’union africaine, copie, épie servilement  et écoute son maître de l’Élysée.

L’arriviste marionnette,  à dessein  d’avoir une saga hypothétique, en profite lui aussi sur le brulot franco-malien, se déporte à défaut sur L’Allemagne, au point que une certaine hexagonale,  paternaliste, jusqu’aux os , qui le parraine par derrière, la mort dans l’âme,  titre pompeusement «   le Sénégal presse l’Allemagne de rester au  Mali. Cela  en dit en long  sur les derniers soubresauts colonialistes dans cette partie de l’Afrique, qui a bien  compris et  qui se réveille peu à peu de la torpeur abyssale.

 

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