CONTRIBUTIONLe Blog D'Ahmadou Diop

Législatives du 31 juillet 2022 : une victoire écrasante, salutaire s’impose par des représentants légitimes du pouvoir du peuple , un prélude à l’horizon 2024 ? PAR AHMADOU DIOP CPC.

 D’une part, les élections législatives  sont si importantes, revêtent  absolument un caractère particulier dans lequel tout parti politique ou mouvement ou supposé comme tel, a l’obligation de présenter  et mesurer individuellement  sa singularité et  sa capacité, et ce, pour se distinguer par son programme bien ficelé.

 En France, pour se présenter à une élection et devenir parlementaire, il faut satisfaire à deux types de conditions.

Être âgé de 24 ans révolus au jour du scrutin ; avoir la qualité d’électeur, c’est à dire posséder la nationalité française et jouir de ses droits civiques (article L. 2 du code électoral) ; ne pas être dans un cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévu par la loi.21 août 2017.

Mais ici, au Sénégal, la surenchère prime sur tout.  Non seulement pour  devenir parlementaire, cela nécessite un véritable parcours du combat, mais  il faut avoir naturellement sa carte d’électeur et jouir de ses droits civiques, en sus s’y  greffent, pour ne rien arranger,  le parrainage et la caution de 15 millions f CFA sont obligatoires.
À s’ajoutent des moyens financiers colossaux et médiatiques. Alors le pouvoir qui est  bien goinfré dépense sans compter l’argent  du contribuable et sans aucun contrôle, ni éthique, ni équité. 
Il n’y a pas réellement de contrôle des financements des partis politiques. C’est un déni de justice.
Le président monarque régente tout, bénéficie d’une immunité, est source d’impunité ; Tandis que du côté de l’opposition, le pouvoir scrute la moindre faille financière, illégale. En vérité, l’issue  des scrutins de pacotille se joue nécessairement dans la cour des voleurs en bande organisée.  C’est un véritable  coup d’état stricto sensu.
Les élections législatives et autres, dans une certaine mesure, n’ont jamais reçu la réalité et l’adhésion des citoyens.  Car le vote n’est nullement rationnel, mais d’appartenance, régionaliste, voire même religieux.
L’argent est faiseur de roi et d’opinion. Nous parler  à longueur de journées d’une assemblée nationale  du peuple par le peuple et pour le peuple, ou le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple,  n’est qu’un simple slogan creux et une coquille  vide. Il n’y  a  rien qui tienne ! Tout est décousu de fond en comble. Point barre !
 D’autre part, l’union sacrées souhaitée tant est-elle donc possible autour d’une alliance républicaine  et quelle alliance comme principe de précaution, face à un régime de fin règne de brigandage et d’escroquerie , n’a que  la capacité de nuisance par ses trahisons burlesques ?
Néanmoins, en tout état de cause, la tâche  sera immense et  difficile. Mais  compte tenu des résultats déjà positifs, très appréciables des locales du 23 janvier 2022, nous avons de l’espoir, à condition que la dynamique salutaire  prenne le dessus  sur les intérêts  égoïstes crypto- personnels des uns et des autres.    La victoire de l’opposition  réunie  est indispensable, devient nécessaire et  un impératif prioritaire absolu, si nous voulons rétablir  la démocratie et un état de droit régalien.
Or, la présidentielle, c’en est une, mais  les législatives sont autres, telles qu’elles sont organisées, posent des problèmes d’éthique et d’équité.  Autrement dit, elles ne sont point ni démocratiques, ni libres, ni apaisées, encore moins transparentes.
Benno bok yakaar,  on le sait, est  la  nébuleuse mafieuse, ou plus exactement, la courroie de transmission  des manières  aléatoires, n’a jamais eu  la moindre  fibre  patriotique, palpable, probante,  politique,  connue, reconnue,  partagée, peu ou prou, par la majorité des sénégalais et des sénégalaises,  si ce n’est  son égoïsme viscéral, incommensurable.

Lorsque le premier d’entre eux, c’est à dire le  chef de clan juge et partie présumé, est en même temps fois et  président –monarque de la république  des leurres et le Secrétaire général de son propre parti politique, cliniquement clanique,  s’arroge piteusement  le parangon de la rupture des mots,  dispose  automatiquement d’une caisse blanche extensible.

Je veux dire cette machine toxique à corruptions massives à  et  à haut débit, n’est  nullement sous le contrôle  effectif de la cour des comptes, si ce n’est que cette dernière n’a qu’aucune existence virtuelle,  pour amuser la galerie, il  n’y a pas lieu de parler vraiment  des séparations des pouvoirs.

Depuis 2012, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.  Le mal n’a que trop duré. Et contraire, la régression triomphe, depuis malheureusement, le triste regrettable, historique du 25 mars 2012 à nos jours. Malgré nos stériles incantations, le Sénégal, notre pays de la téranga, vit sa descente aux enfers, est plus que tombé si bas, car le véritable diable  tribal, non repenti, ou  la machine répressive, maccarthyste, misérable à l’agonie, fait feu  de tout bois par sa brutalité absconse, qu’on lui connaît.

  Le 14 Mars 2019 Macky Sall- portrait : du Statut d’un Démocrate imaginaire à celui d’un Faussaire, Délinquant. Par Ahmadou Diop.

Macky sall a été élevé au grade de la légion d’honneur dans les jardins de l’ambassade de la France à Dakar par jean Christophe Ruffin, l’ambassadeur de  la France. Toute son escarcelle et sa justice ont  eu leurs médailles coloniales françaises et à l’américaine.

La liberté est systématiquement un délit. C’est une incongruité décapante.  Outrage au président de la république, mais il y a  aussi des délits d’outrage à un magistrat, participation à un rassemblement illicite, diffusion et publication de fausses nouvelles, et menaces de voies de faits.  Étrangement, il n’est nullement  écrit  un outrage au pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Sans le peuple, il n’y a pas d’état.

La liberté d’expression est le premier droit  inaliénable du peuple de tout peuple.  Le son, le verbe et l’image ne peuvent être u des délits.  Celui qui l’interdit, commet lui-même un délit par son ignorance sur un état régalien.

Toute opposition réelle compatible, à la liberté d’expression inscrite dans la constitution est assimilée à une déstabilisation systématique supposée des institutions.

Pourtant, Macky Sall, qui dénonçait bruyamment urbi, orbi, en 2011, les entraves à la la justice et  à la  démocratie et aux manifestations légales, allant jusqu’à menacer même de créer un gouvernement parallèle, en cas de victoire d’Abdoulaye wade, interdit tout par devers et contre nous tous, comme si rien n’était.

 D’autant plus l’inimitable tonnant, qui était  totalement inconnu hier  dans l’échiquier politique sénégalais, se  fraya avec fracas  un chemin et  à bras raccourcis par des postes de nominations, s’érigea en un quart de tour  en victimaire des leurres et ce  par la baguette magique  de la référence mondialiste de l’arbitraire et de la tyrannie.

 Lequel clinquant depuis notre étourderie généralisée et à l’échelle nationale, par ses  ratonnades  massives indescriptibles, et dans le secret des dieux, et  notamment, à quelques encablures des élections,  brandit constamment la menace, et ce par l’escarcelle de sa justice politique, interposée, instrumentalisée, complote, trie au volet, épargne son camp,  et met  sur le devant de la scène nationale et internationale,  ses coupables désignés, présumés.

 Comme si cela ne suffisait pas encore,  il remet le couvercle, en faisant  peser l’épée de Damoclès sur la tète de ses  adversaires immédiats politiques, qui lui font de l’ombre, et à  dessein de les charcuter, et  les livrer aux chiens et à la vindicte populaire, pour croire  les élaguer par la ruse.  Pour cela, il   les réduit au silence un par un et à leur plus simple expression, sauf bien entendu,  ceux qui  s’alignent  sous l’autel  de la tyrannie.

Khalifa Sall, Karim Wade sont exclus  pour l’instant  hors course à la présidentielle de 2024. Pour autant, ont dit leurs mots. Pas si sûr. Le maquilleur-le traître et  son bienfaiteur se rapprochent-ils l’un  de l’autre ?
 Et auquel cas  si les supputations sont vraies, le fils et son père biologique  perdront à coup sûr, qu’ils ne gagnent en terme de vote et de crédibilité.  Après qu’il ait  subi  un calvaire, karim Wade peut-il se  trahir et au point de s’allier à son geôlier  déclaré ?  La girouette change de braquet  veut-elle  donc allumer le calumet  de paix avec le pds ?  Veut-elle sauver sa peau, quand demain fera jour ?  Un conte de fée ou un  coup de poker à haut risque ?

 Comment est-ce possible ? Jusqu’à preuve du contraire, je n’y crois pas, même si en politique, tout est possible.  

 Celui qui vivra, verra. Et  la politique « Coumba ndeye am ndeye ak coumba amoul ndeye » au nom d’une justice injuste arrimée à une dictature qui tourne à plein régime, malgré ses  multiples dénégations.  On l’oublie souvent, pendant  que Sonko bénéficie d’un contrôle judiciaire, le 21 novembre 2018, la CREI  dément  Abdoulaye Baldé : «  il n’est plus sous contrôle judiciaire », nous renseignait un journal bien connu.  Deux poids et deux mesures, selon la posture des clients au bon ou mauvais endroit ?

Je l’ai déjà écrit et le martèle à tout instant, tant que dieu un souffle. Il n’y a pas d’état  de droit régalien, s’il n’y a pas de justice libre, indépendante et impartiale.

S’il n’y a  pas de  séparations de pouvoir et  de contre-pouvoir, Il n’y a pas d’état  de droit régalien.

Qui voudrait-on tromper encore ? Il est tout sauf  un état de droit.   Il ne suffit pas de claironner  partout  un mensonge grossier, pour qu’il soit  une vérité éternelle. Nous n’avons que des institutions factices, des courbettes et un président-monarque de l’opprobre, le tout puissant et qui décide de tout, s’octroie  le gardien du temple des intérêts colonialistes, le Sénégal, un état de droit,  n’est qu’un vœu pieux. Nous voyons bien le soleil, mais ne l’admettons pas.

Au lieu d’avoir  vraie assemblée nationale exemplaire, serviable et digne à l’endroit  et à la place qu’il faut,  qui défend bec et ongles les intérêts légitimes du peuple par le peuple et pour le peuple,  nous  avons inopportunément, en vérité, un lamentable  instrument politique, n’agit qu’au doigt et à l’œil d’un présumé chef de l’exécutif, mais en réalité, un chef de bande,  qui imprime par devers et contre nous tous, sa marque de fabrique digitale.

 Le 31 juillet prochain est date charnière, une opportunité  exceptionnelle, pour venir à bout et  mettre hors d’état de nuire la bande benno bok ykaar de malfrats alignés, tondus bien engraissés par les deniers de l’état.  À date juillet, le mois béni des submersions cataclysmiques,  il   sera donc  temps que le rapport  de force change de camp,  et en faveur d’une émergence hétéroclite, responsable, pour remettre les pendules à l’heure et dans le sens des progrès exponentiels, et à l’instar des nations civilisées politiquement.

À bon entendeur, salut !

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page
%d blogueurs aiment cette page :