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«Ma musique traditionnelle, c’est ça que je vends partout où je vais», Sékouba Diabaté alias Sékouba Bambino, artiste guinéen

Ambassadeur national de l’UNICEF en Guinée, l’artiste guinéen de renommée internationale Sékouba Diabaté dit Sékouba Bambino est aujourd’hui l’un des meilleurs représentants de la musique mandingue. Lui qui a fait les bons temps de l’orchestre national guinéen «Bembeya Jazz national» où il a acquis son surnom Bambino pour ne pas le confondre avec son homonyme, guitariste, virtuose de cet orchestre, a également été dans le groupe de salsa « Africando » avec Médoune Diallo et Nicolas Menheil. Après sa prestation bien accueillie par le public du Festival de jazz de Saint-Louis, il s’est prêté aux questions des journalistes.

Quel sentiment vous anime après cette prestation bien accueillie par le public ?

C’est un grand honneur de venir faire l’ouverture des 30 ans du Festival de jazz de Saint-Louis. Ça mérite de faire au moins un nouvel album pour cette ambiance. J’ai toujours entendu dire que le Festival de jazz de Saint-Louis est un grand festival. Avec cette première participation, j’ai trouvé que tout ce qu’on m’avait dit, c’est vrai. C’est un festival, aujourd’hui, qui fait la valeur de toute l’Afrique et 30 ans, ce n’est pas 30 jours encore 30 mois. Un festival qui existe pendant 30 ans, ce n’est pas un petit festival. C’est un festival de valeur. Donc, nous disons merci et ça a été un grand plaisir pour moi d’être là. L’accueil m’a beaucoup marqué puisque ce n’est pas la première fois que je viens à Saint-Louis. Chaque fois que je viens, je trouve la population de Saint-Louis formidable mais c’est la première fois que je viens pour le Festival de Jazz.

Vous avez un fort ancrage dans la musique traditionnelle avec une ouverture à d’autres sonorités plus ou moins modernes. Quel est votre leitmotiv dans la musique?

Vous savez quand on dit patriote, c’est la culture. Je sais que je suis musicien, chanteur, griot avant tout d’abord. Partout où je vais, je suis fier d’être un griot avant d’être musicien. Donc, ma musique traditionnelle, c’est ça que je vends toujours partout où je vais. Que ce soit aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon. C’est là qu’on peut retrouver ma musique. C’est là qu’on peut retrouver Sékouba puisque si je fais d’autres musiques qui ne sont pas de ma nature, on ne va pas retrouver Sékouba. Voilà la raison.  Et J’ai commencé la soirée de ce soir avec une musique traditionnelle, ensuite, j’ai prouvé aux gens que la musique n’a pas de frontière. J’ai touché à plusieurs genres de musique.

Avez-vous des rapports avec les artistes sénégalais et envisagez-vous de faire un duo avec certains ?

Ah oui ! Le Sénégal et la Guinée, c’est le même pays. J’ai déjà des amis artistes sénégalais. Mais je suis plus proche de certains d’entre eux comme Coumba Gawlo Seck, Youssou Ndour, Ismael Lo, Thione Seck et Omar Pène. J’étais dans le groupe Afrikando aussi. Quand je prends Médoune Diallo ou Nicolas Menheil, on n’en finira pas. Nicolas, c’est un grand ami. Je l’ai même appelé avant de venir, avant de prendre mon avion. Il devait être là pour ce soir (jeudi) malheureusement ça n’a pas été le cas. C’est pourquoi j’avais même programmé le morceau Salsa. On va remettre peut être ça la prochaine fois.

Sékouba Bambino, vous comptez changer ce nom ?

C’est un petit surnom. Quand c’est un surnom, il faut accepter. Ça nous accompagne jusqu’au dernier jour. Au départ, j’étais le plus petit de Bembeya Jazz national mais je suis le plus vieux de quelque part dans le  Bembeya. Après mes ainés, je suis le plus âgé parmi les jeunes qui sont venus à la Bembeya. Donc, comme ça, j’accepte. Peut-être quand je reviendrais de La Mecque, je vais dire à mes amis, dites maintenant El Hadj Sékouba.

MARIAME DJIGO (ENVOYEE SPECIALE)

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