Afrique

Titre de séjour : Le Cap-Vert régularise 740 immigrants de 58 nationalités dont des Sénégalais

Du 15 janvier au 14 juin 2022, le Cap-Vert a reçu 5835 demandes de permis de séjour dans le cadre du processus de régularisation extraordinaire des immigrants de 58 nationalités, en situation irrégulière dans le pays. 740 titres de séjour ont été émis et distribués au cours des cinq derniers mois.

Selon Le Quotidien qui donne l’information, la Guinée-Bissau et le Sénégal font bien partie du processus exceptionnel de régularisation entamé par le gouvernement capverdien.

Ces données ont été révélées par les autorités à Praia, lors d’une cérémonie marquant la fin du processus de régularisation inédite des étrangers et la remise officielle des Titres de résidence pour étrangers (Tre), qui a débuté le 15 janvier et s’est achevé le 14 juin.

«Un total de 5835 demandes a été soumis jusqu’à hier (Ndlr : mercredi), bien que la date limite soit déjà passée ; ce qui signifie que ce chiffre pourrait augmenter.

Ce sont des émigrants de 58 nationalités, mais surtout des émigrants de la Guinée-Bissau, du Sénégal, hors Cedeao et de la communauté chinoise qui est assez importante», a déclaré le ministre des Affaires intérieures capverdien, Paulo Rocha.

D’ailleurs, il ne cache pas sa satisfaction : «Les chiffres sont satisfaisants si l’on considère que nous avons réussi à atteindre 50% des étrangers résidents avec les données de l’Ine (pointe à 10 875 étrangers résidents). Nous partons du principe que les 50% restants ne sont pas totalement dépourvus de documents, nous avions beaucoup de personnes déjà documentées et une grande marge qui indique actuellement 50%, nous pouvons avoir l’une ou l’autre personne encore sans papiers».

Paulo Rocha a également noté que le processus de régularisation renforcera l’intégration régionale du Cap-Vert : «Il s’agit d’un signe important du gouvernement, très fort et efficace, de solidarité avec les communautés d’immigrés, de reconnaissance, du fait qu’elles sont essentielles à notre processus de croissance, mais aussi de cohésion interne», a-t-il souligné. Non sans ajouter que les permis de séjour restants seront délivrés et distribués d’ici trois ou quatre mois..

Selon le ministre de l’Intérieur, le processus de régularisation est maintenant plus facile, avec beaucoup moins d’exigences en termes de documents demandés.

«Seuls quatre documents sont nécessaires, à savoir l’identification nationale, le casier judiciaire du Cap-Vert, le casier judiciaire et la preuve de la situation économique», a-t-il déclaré.

«Cela est également dû au fait qu’un réseau de soutien a été créé pour aider les citoyens à s’inscrire sur la plateforme digitale», ­a-t-il également souligné, précisant que les coûts de la ­procédure individuelle ont connu une réduction significative, passant d’environ 60 euros à 13,70 euros.

Paulo Rocha se réjouit donc des facilitées mises en place pour résoudre cette demande des immigrants au Cap-Vert.

De son côté, le Premier ministre capverdien, qui était également présent à la ­cérémonie de remise des titres de séjour, a souligné que les «résultats sont bons», mais qu’il est nécessaire de faire un effort maximal pour augmenter encore plus le niveau d’adhésion au processus.

Il a donc proposé d’analyser avec la commission créée à cet effet, s’il y a la possibilité de prolonger ou non ou d’ouvrir plus de périodes exceptionnelles afin d’avoir tous les étrangers résidant en situation régulière au Cap-Vert.

Le gouvernement du Cap-Vert a commencé le 15 janvier, la régularisation exceptionnelle des citoyens étrangers de la Communauté des pays de langue portugaise (Cplp) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), mais les citoyens de toute autre nationalité peuvent être éligibles à ce processus de légalisation.

Cette initiative est coordonnée par la Commission nationale pour la régularisation extraordinaire des immigrants, intégrée par la Direction générale des affaires intérieures, la Haute autorité de l’immigration, la Direction des étrangers et des frontières, la Direction générale des affaires consulaires et de la migration et la Croix-Rouge ­capverdienne.

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