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Élections au Kenya : clap de fin de la campagne

Entourés de milliers de militants, les deux favoris à la présidentielle au Kenya ont clôturé samedi la campagne par deux méga-meetings à Nairobi.

Le vice-président et candidat à la présidence du Kenya, William Ruto, au rassemblement du dernier jour de campagne , le 6 août 2022.
© MARCO LONGARI/AFP or licensorsLe vice-président et candidat à la présidence du Kenya, William Ruto, au rassemblement du dernier jour de campagne , le 6 août 2022.

 

Entourés de milliers de jeunes militants en liesse, les deux favoris à la présidentielle au Kenya ont clôturé samedi la campagne par deux méga-meetings à Nairobi, jetant leurs dernières forces avant le scrutin de mardi qui s’annonce serré.

 
Raila Odinga, 77 ans, et William Ruto, 55 ans, sillonnent depuis des mois le pays, distribuant casquettes, aliments ou argent en petites coupures lors de meetings quotidiens destinés à convaincre les 22,1 millions d’électeurs.

Dès samedi matin, le stade Kasarani de Nairobi et ses 60 000 places s’est paré des couleurs orange et bleue de « Baba », « papa » en swahili, le surnom de Raila Odinga. Sous haute surveillance policière, des dizaines de milliers de partisans de ce vétéran de l’opposition désormais porté par le pouvoir, ont assuré l’ambiance, dansant au son des vuvuzelas et de musiques vernaculaires.

Ils adhèrent à la promesse de leur candidat de lutter contre la corruption endémique dans le pays, classé 128e sur 180 pays selon l’ONG Transparency International. « On espère que le prochain président va améliorer l’économie et le niveau de vie… On a besoin d’emplois« , explique aussi Evance Odawo, un couturier de 23 ans.

A une quinzaine de kilomètres de là dans le stade Nyayo et ses 30 000 places assises, des milliers de militants aux casquettes jaunes affichaient leur soutien à William Ruto, vice-président sortant qui a fait du pouvoir d’achat son cheval de bataille. Ruto s’est posé comme le porte-voix des « débrouillards » du petit peuple et a promis des emplois dans le pays où 80% de la main d’oeuvre se trouve dans l’économie informelle.

 

« On essaye d’avoir n’importe quel travail, en faisant du ménage ou en lavant les vêtements, pourvu que ça soit payé. Mais on n’y arrive pas tous les jours« , déplore Grace Kawira, 32 ans, mère de famille sans emploi. « On est juste en train de survivre« , ajoute-t-elle.

Les Kényans sont appelés aux urnes mardi pour choisir le successeur d’Uhuru Kenyatta, en poste depuis 2013 et dans l’impossibilité de briguer un troisième mandat. Ils doivent aussi désigner les députés et représentants locaux du pays, considéré comme un moteur économique et un point d’ancrage démocratique en Afrique de l’Est.

Euronews

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