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78ème assemblée générale des Nations-Unies : vers la réforme des institutions internationales

Les Institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fonds monétaire international), l’Organisation mondiale du Commerce (Omc), l’Organisation mondiale de la santé (Oms), l’Organisation internationale du travail (Oit), le Conseil de sécurité entre autres institutions internationales sont en passe d’être réformées. Dans les années à venir, elles devraient répondre aux aspirations des nations, qui ont plaidé hier, mardi 19 septembre 2023 aux chefs d’Etats  intervenus sur la tribune des Nations-Unies au dernier jour de la 78ème Assemblée générale des Nations-Unies.   

La 78ème Assemblée générale des Nations Unies a sonné le glas d’un monde déséquilibré, désorienté, déstructuré, mal gouverné avec des menaces réelles sur le devenir du monde de demain. Et pour se faire, il s’impose le respect de la charte des Nations-Unies, faute de quoi point de stabilité, de paix, de sécurité, de souveraineté des Etats, des droits de l’homme, d’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) encore moins de développement durable dans le monde. Tour à tour sur la tribune des Nations-Unies, les présidents des Etats-Unis, Joe Biden, du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, du Secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres entre autres ont clairement pensé urgent la nécessité de bâtir un monde meilleur. Et cela, croient-ils savoir passer par la réforme des institutions de gouvernance mondiale qui datent du siècle d’avant. Les contextes et les situations n’étant plus les mêmes. Par conséquent, il faut les réformer pour une gouvernance mondiale adaptée aux aspirations des peuples. Au premier de ces réformes, les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale, Fonds monétaire international), ont-ils souligné. Convaincu du creusement d’écart entre les plus riches et les plus pauvres, le président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa dira que « les institutions financières à l’état actuel sont incapables de financer le développement durable, sur la base de l’équité et de la justice. Les plus riches l’emportent sur les plus pauvres ». A l’en croire, ces trois urgences susmentionnées sont liées les unes les autres et le demeurent année après année. Sous ce rapport, il dira : «il nous faut respecter la charte des Nations-Unies, avancer contre la décarbonation, promouvoir les énergies propres, promouvoir la protection des océans et de la biodiversité».

En effet, « il est facile de se réunir chaque année à l’Onu pour faire les mêmes promesses sans jamais les respecter, promouvoir la paix, le droit international, à la justice et le développement durable sans le concret. Cela nous fait perdre du temps pour rien. J’espère bien que l’année prochaine nous viendrons ici avec un pas en avant», a soutenu le président Portugais.

Le président Portugais dira : « Nous n’avons aucun droit de ne pas atteindre les Odd en 2030. Nous devons proposer des solutions concrètes en lien avec les réformes impératives des institutions internationales ».

S’agissant de la réforme de l’Oms, de l’Omc, de l’Oit, du Conseil de sécurité (ouverture à d’autres membres permanents et non permanents) tous ont émis leur vœu de réformer ces institutions internationales pour répondre aux attentes des peuples.

L’Ia et les changements climatiques seuls défis de l’heure

Malgré toutes ces difficultés liées à la raréfaction des ressources financières conséquentes pour financer le développement durable et soutenir les politiques de décarbonisation, s’offre à la communauté internationale l’Intelligence artificielle (Ia) qui lorsqu’elle est bien fiscalisée peut générer d’importants fonds à même de permettre la mobilisation des ressources financières pour faire face aux urgences et enjeux du développement durable, notamment la promotion des énergies renouvelables, ont soutenu les chefs d’Etats qui ont intervenu à la 78ème Assemblée générale des Nations-Unies qui a pris fin pas hier, mardi 19 septembre à New York sur une note d’espoir.

JEAN PIERRE MALOU 

 

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