IDRISSA SECK DANS LES BRAS DE MACKY: DE LA JALOUSIE À LA CAPITULATION




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Cheikh Sidou SYLLA

Pourquoi Idrissa Seck a-t-il renié des convictions pour s’abandonner dans les bras de Macky Sall? « Par devoir », s’est-il justifié, sans convaincre! Pour « Lii Quotidien », Idrissa Seck, qui serait très endetté, aurait acheté « sa capitulation à coups de millions » de nos francs.

Le surprenant retour d’Idrissa Seck dans la majorité présidentielle nous incite à accorder du crédit à l’information livrée par le journal.
Pour comprendre notre position, une piqûre de rappel s’impose.

Quand il était tout puissant premier ministre, Macky Sall était son ministre de l’Intérieur. Certainement dans la tête de Idrissa Seck, à l’époque, jamais le verdict sorti des urnes en 2012 ne pouvait se produire tant il croyait fermement à son destin présidentiel.

Mais voilà, la roue avait tourné en faveur de Macky Sall, qui devint le successeur d’Abdoulaye Wade à la tête du pays. Depuis, et en dépit de sa contribution à sa victoire, Idrissa Seck regardait Macky Sall de haut, n’était vraisemblablement pas convaincu de ses capacités à diriger le Sénégal, à le conduire à bon port. A l’Apr, certains militants estimaient même que Idrissa Seck était rongé par la jalousie.

« Idrissa Seck est un opposant jaloux qui refuse de voir la réalité sur les réalisations du président Macky Sall», écrivait Mayacine Ndiaye , le Président du Mouvement Génération émergente, dans une contribution. Matar Diop, coordinateur de la Convergence des Jeunes Mackystes, embouchait la même trompette :« Idy est un homme politique jaloux qui a raté le train qui transporte les présidentiables. »

Son incapacité à digérer la présidence de Macky Sall était telle que l’ancien premier ministre ne se faisait guère prier pour tirer à boulets rouges sur les opposants qu’il soupçonnait de fricoter avec le pouvoir. La preuve, le 27 août 2016, il avait rencontré le FPDR, à Clamart, en banlieue parisienne. Sidy Fall, le coordinateur de la structure, et sa délégation, avaient souhaité cette réunion dans l’objectif de le convaincre de peser de tout son poids pour impulser l’unité de l’opposition.

S’il a bien salué la démarche, Idrissa Seck n’avait pas manqué de fustiger l’attitude de certains ténors de l’opposition. « Il y a des leaders politiques au Sénégal qui sont connus et identifiés et je pèse bien mes mots. Si Macky Sall claque ses doigts, il s’agenouille devant lui. C’est le cas d’Abdoulaye Baldé », raconte Sidy Fall. Stratège, le coordinateur du FPDR avait convaincu les membres de sa délégation de taire l’information de peur que le propos d’Idrissa Seck ne divise le camp de l’opposition.

Au vu de ce qui précède , dire que le patron de Rewmi, adepte de la tortuosité, a répondu à la main tendue de Macky Sall pour l’intérêt du Sénégal est une simple vue de l’esprit. Vraisemblablement, Idrissa Seck a accepté sa capitulation pour résoudre ses problèmes personnels.
Morale de l’histoire : nous devrions nous s’abstenir d’élire (à toutes les fonctions électives) des politiciens de son espèce si nous sommes réellement déterminés à sortir notre pays des affres du sous-développement !