ECONOMIE

Abdoulaye Daouda Diallo explique les raisons de la modification de la Lfi

Il a rappelé que, conformément aux dispositions de l’article 47 de la loi organique n°2020-07 du 26 février 2020, la loi de finances initiale peut être modifiée par une loi de finances rectificative (Lfr), dans l’une des trois hypothèses suivantes.  Si les grandes lignes de l’équilibre budgétaire ou financier, défini par la loi de finances de l’année, se trouvent bouleversées, notamment par l’intervention de décrets d’avances ou d’annulation de crédits.
 
L’autre hypothèse c’est quand les recettes constatées augmentent ou diminuent sensiblement par rapport aux prévisions de la loi de finances de l’année. Enfin explique-t-il, on peut modifier s’il y a intervention de mesures législatives ou réglementaires affectant, de manière substantielle, l’exécution du budget.
 
Selon le document, le ministre a souligné que depuis le début de l’exécution de la loi de finances initiale, pour l’année 2022, il est survenu des événements défavorables qui ont fait dévier de leur trajectoire, les prévisions de ressources et de charges pour lesquelles des hypothèses ont été formulées à la base. Il s’agit, entre autres, dira-t-il, du choc inflationniste dû à la crise russo-ukrainienne, du reconfinement en Chine, des sanctions économiques contre le Mali, mais aussi du souci de relèvement de la rémunération des agents publics afin d’apaiser le climat social.
 
Abdoulaye Daouda Diallo a ainsi fait noter que la survenance de cette série d’évènements remet en cause les principaux fondements du budget 2022 et impose des réajustements budgétaires indispensables. C’est d’ailleurs, explique-t-il, le sens du dépôt de ce présent projet de loi de finances rectificative, afin de préserver les équilibres macroéconomiques.
Adou FAYE

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