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ACHOURA OU TAMKHARITE: Entre rites et traditions

Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 août, les musulmans du Sénégal, à l’instar de la communauté islamique, célèbrent la fête de la Tamkharite qui regorge beaucoup de grâces et de bienfaits. En effet,  il est particulièrement recommandé de jeûner, de réciter le Coran, de faire œuvre de charité, de se montrer solidaire avec les nécessiteux et les orphelins et de faire des largesses à l’endroit des membres de sa famille.

Tamkharite est célébrée le 10e jour de Mouharram ou Achoura et la nuit qui précède le 9e jour ou Tâssou’â. On pourrait le comparer au 31 décembre et au jour de l’An dans le calendrier grégorien. La nuit et le jour de Tamkharite (Achoura) regorgent de grâces et de bienfaits qu’il importe de connaître pour mieux en tirer profit. Selon l’imam Touré, de la grande mosquée de Fith Mith, il est particulièrement recommandé de jeûner, de réciter le Coran, de prier, d’implorer le pardon, de faire œuvre de charité, de se montrer solidaire avec les nécessiteux et les orphelins et de faire largesses à l’endroit des membres de sa famille.

A l’en croire, le Prophète (PSL) a également exhorté les musulmans à faire preuve de piété le Jour de l’Achoura, c’est-à-dire de chercher à tirer le maximum de profit des grâces de ce jour privilégié par Allah parmi les jours meilleurs. « Quiconque y observera le jeûne, Allah lui accordera une part de récompenses de toutes les dévotions accomplies par les Anges, les Prophètes, les Messagers et les Martyrs. Quiconque y observera le jeûne, Allah lui accordera la récompense de 10000 Anges, 10000 Martyrs et 10000 pèlerins. Quiconque observera le jeûne, ses péchés de quarante années seront absous», fait-il savoir.

Pour l’Imam Makhtar Ndiaye de la grande mosquée, c’est un jour où toutes les bonnes actions seront récompensées, notamment une visite des cimetières, une visite aux malades, révérence aux parents, zikr etc. Il est célébré de différentes manières comme chez les chiites en Iran ou en Irak. « Achoura est un jour de deuil car étant sous la passion d’Assane et de Ousseynou, second fils d’Aly assassiné  à Karbala et qui fut le 3e imam des Chiites. Ils se flagellent jusqu’au sang pour exprimer leur tristesse. Chez les sunnites, c’est la fête de la générosité. Au Maroc, c’est la fête de l’enfance, jour de charité et de partage », fait-il  savoir. A l’en croire, il est propice à la prière et au recueillement.

Autre fait, lors de la fête de Tamkharite, le « tadiabone » marquant la dimension festive avec tout le folklore qui va avec est banni par l’Islam. « A l’origine, cela relevait plus de la tradition sénégalaise. Le Tadiabone est née d’une habitude des talibés (élèves d’écoles coraniques) qui, munis de leurs sébiles, allaient demander l’aumône auprès de leurs parents. Aujourd’hui, on voit des femmes se déguiser en hommes et vice versa, faire le tour des maisons. Cette pratique est complètement bannie par la religion musulmane », dit-il.

MOMAR CISSE

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