POLITIQUE

Acquis en faveur des maires du Sénégal relativement aux indemnités, statuts des élus et véhicules de fonction : l’AMS obtient gain de cause

Le bureau de l’Association des Maires du Sénégal a fait face à la presse hier, mardi 2 janvier 2024, pour informer et rendre compte de tous les résultats de son audience avec le président Macky Sall. A l’issue de cette rencontre, l’Ams a pu obtenir d’importants acquis en faveur des maires du Sénégal, relativement aux indemnités, aux statuts des élus et autres véhicules de fonctions. A cet effet, l’Ams  se dit satisfait des acquis.

« L’objet de ce point presse est d’informer sur la suite d’un certain nombre des négociations entreprises avec l’Etat depuis l’installation du bureau des maires du Sénégal. Ces négociations portaient sur un certain nombre de points ». Ce sont là les mots du président de l’Association des maires du Sénégal (AMS), Oumar Ba. De son avis, il est reconnu que l’acte de la décentralisation  a été un pas décisif dans le renforcement de la territorialisation des politiques publiques. « Que ça soit le plan financier, on peut noter que de 2012 à nos jours, les fonds d’appui à la décentralisation ont augmenté de 120% », a-t-il soutenu. Pour lui, les réalisations au niveau des terroirs en dehors des fonds d’appui à la décentralisation  étaient portées par certaines agences sur le plan de l’électrification, du bitumage de routes, l’accès à d’autres services sociaux de base, le renforcement des établissements scolaires. Toutes ces réalisations ont été connues dans le cadre de l’Acte trois de la décentralisation. De même, a-t-il dit, « il s’y est ajouté la communalisation qui supprime en autre les communautés rurales et grâce à laquelle que nous sommes tous devenus des maires. Il y a plus de conseiller rural et de maire ».

Et de poursuivre : « Cette modification du statut, cette communalisation intégrale a eu des résultats positifs. Parce que du fait que le statut de la collectivité territoriale a changé, il y a beaucoup de personnes, de ressources humaines qui n’étaient pas en soi intéressées pour être président de conseil rural dont le pouvoir était limité. Alors, ils se sont intéressés à ce qui se fait au niveau territorial et sont devenus aujourd’hui des maires ». Oumar Bâ relèvera d’ailleurs : « Comme vous le constatez, il y a une très forte amélioration  des ressources humaines au niveau des collectivités territoriales. Donc, nous avons tous aujourd’hui ce qu’il nous faut au niveau des collectivités territoriales. Ce qui symbolise cette grande amélioration au niveau des collectivités pour pouvoir porter ces réformes qui ont été voulues par le chef de l’Etat ».

Selon le Président de l’AMS, certains des revendications n’étaient pas prises en compte. « C’est la situation de l’exécutif territorial notamment du maire. C’est pourquoi, nous avons engagé une négociation qui a pris le temps qu’il faut pour aboutir à un certain nombre d’accords. Parce que le maire était le seul chef de service qui percevait moins que certains de ses agents, notamment le Secrétaire municipal qui percevait plus que le maire. Il avait droit à certaines prestations sociales. Donc, il fallait approfondir l’Acte trois de la décentralisation et apporter un changement pour que ceux-là qui portent la décentralisation au niveau local, la territorialisation des politiques publiques au niveau territorial, puissent également être pris en compte dans cette réforme ».

Poursuivant ces propos, le président de l’Ams ajoute que sur le plan des indemnités, l’Ams se dit satisfaite dans ce domaine où  les indemnités des maires ont été sensiblement améliorées. « Sur ce, on a mis en place un dispositif de commission paritaire pour suivre cela. Donc retenez qu’il y aura une bonne amélioration des maires pour corriger les distorsions. En outre, la situation des adjoints des maires a été soulevée ». Puisque, dit-il, « en tant qu’association des maires, nous portons nos revendications mais également celles des adjoints des maires, qui sont des maires comme nous ». De ce point de vue, parallèlement à l’augmentation des indemnités des maires, celles des adjoints seront aussi revues en hausse.

S’agissant de la couverture sociale et sanitaire, Oumar Bâ a révélé que « le maire n’avait pas droit à ça. Seul le personnel avait droit à une prise en charge. Mais aujourd’hui, l’Ams a convenu avec le gouvernement du Sénégal pour que cette prise en charge sur la couverture soit étendue aux maires par une forme appropriée », a fait savoir le Oumar Ba. Evoquant la question de retraite des maires, M. Ba souligne que le maire ne bénéficiait pas de retraite de maire auparavant. « Alors, on a pensé qu’il était équitable de pouvoir faire bénéficier au maire d’une certaine indemnité de retraite ».

En ce qui concerne l’aspect sécuritaire, l’Ams s’est dit d’avis que « le maire en tant seule autorité locale  à occuper un dédoublement de fonction doit pouvoir bénéficier d’une protection. Il pouvait être interpellé par un membre des forces de l’ordre, arrêté, menotté et interpellé devant ses administrés. C’est la raison pour laquelle, l’Ams pense que l’interpellation ou l’arrestation d’un maire devrait suivre une certaine procédure, à savoir l’information préalable ». Il importe donc de lui donner une certaine notoriété et reconnaissance, a déclaré le président de l’Ams.

                                                                                                                           BARTHELEMY COLY (STAGIAIRE)

 

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