Affaire Sonko : Que nul ne calcule la “lis-tes-ratures” de Jean-Marie François Biagui




Affaire Sonko : Que nul ne calcule la “lis-tes-ratures” de Jean-Marie François Biagui

Je rappelle que l’ex-porte-parole du MFDC, Jean-Marie François Biagui, ne détient aucunement pas le monopole de la raison ni du savoir ni de la vérité ni du sentiment des fils de la Casamance, terre qui n’est pas non plus sa propriété privée encore une fois.

Ce que Biagui dit dans sa publication que des médias ont reprise n’engage que sa propre personne qui nous importe même pas, puisque le plus important pour nous est la paix, la stabilité et le vivre ensemble au Sénégal, en Casamance en particulier.

Monsieur Jean-Marie veut que nous autres le prenions donc au sérieux ? N’est-ce pas lui-même, Jean-Marie François qui, en 2004, avait porté plainte pour diffamation contre ce même menteur de Madiambal Diagne, après deux articles que ce dernier avait écrit à charge contre lui, au journal Le Quotidien, les 27 et 28 Novembre 2004 ?

Un procès gagné au tribunal de Dakar contre le recordman des condamnations pour diffamation (Madiambal) dans la presse sénégalaise que le sieur Biagui ne cesse de se glorifier, telle la victoire d’un combat de toute une vie. De qui se moquent réellement Madiambal Diagne et Jean-Marie François Biagui et autres militants de la pensée madiambalienne ?

Donc, c’est ce même Mr. Biagui qui nous demande de ne pas contredire ou rappeler à la raison le doulnaliste au Quotidien, Madiambal, contre qui il avait lui-même porté plainte il y a 17 ans (je venais à peine d’intégrer le collège) ?

Depuis les débuts politiques de Sonko, Jean-Marie ne cesse de jouer au connaisseur pour discréditer Ousmane et espérer une existence sous forme de tête pensante venant du Sud du Sénégal (comme si Ousmane SONKO et d’autres hommes politiques originaires de la Casamance étaient en compétition avec lui). Pire, il soutient dans sa publication, je cite : « Quand par exemple Madiambal Diagne parle de “rebelles Mfdc” affidés à Sonko, qui peut raisonnablement et sérieusement réfuter une telle thèse, si l’on sait qu’en Casamance, à ce jour, tous les leaders politiques qui se respectent disposent chacun de leurs propres “rebelles” ? ».

Donc, Mr. Biagui tente, en substance, de donner raison à Madiambal par rapport à la présence des rebelles séparatistes du MFDC durant les manifestations. Ceci, pour faire douter les paresseux qui ne le connaissent pas et qui vont voir qu’il fut secrétaire général du MFDC alors qu’en réalité, il veut juste exister, pour lui accorder du crédit. Madiambal tout comme Jean-Marie ne racontent que des salades, des inepties bien écrites pour déchirer le tissus social si précieux que nous avons.

C’est à croire que l’armée n’est même plus capable de contrôler les frontières ni même les quartiers de l’intérieur du pays. Vu le nombre pléthorique de checkpoints qu’il a sur le long du trajet Kolda – Dakar en passant par Ziguinchor, Gambie, Kaolack, il est impossible que des personnes armées qui n’appartiennent pas aux forces de défense et de sécurité, puissent atteindre la capitale, Dakar. Il faut être raisonnable. Et, c’est aussi facile de mentir pour mettre le MFDC dans tout ce qui se passe de douloureux dans ce pays. Vous vous rendez compte que leurs sorties mensongères surgissent au moment où le même MFDC est en conclave pour aller à la table des négociations pour une paix en Casamance. Arrêtez de fantasmer et de croire que nous sommes sur Netflix ou sur Hollywood.

Chers compatriotes, ne calculez même pas ce Jean-Marie François Biagui qui est en perte de vitesse intellectuelle et politique, mais qui profite de la situation actuelle pour alimenter à son tour, cet acharnement gouverne-mental-ment sponsorisé contre Ousmane Sonko et certains hommes politiques sénégalais qui sont bien évidemment originaires de la Casamance.

Ne vous laissez pas distraire par ces gens. Les mensonges médiatiques bien voilés de ces gens m’amènent encore une fois à partager avec vous, une analyse apprise de l’un de mes écrivains spirituels, Réné Guenon, qui nous a très tôt alerté sur les gens qui aiment utilisé le verbe pour mettre du Make-up sur le mensonge.

Il nous disait que si nous ne faisons pas attention, on se tromperait étrangement, en effet, si l’on s’imaginait que le succès des orateurs les plus réputés est dû, dans la plupart des cas, à la vérité, à la justesse ou à l’élévation des idées qu’ils expriment.

D’après Shayk Abdel Wahid Yakhya, il n’est pas nécessaire d’avoir des idées pour être éloquent, et peut-être même serait-ce plutôt un obstacle, surtout lorsqu’on veut s’adresser à la foule, car, il faut bien le reconnaître, la grande masse des hommes a des impressions bien plus que des idées.

C’est pourquoi elle se laisse si facilement subjuguer et entraîner par des mots qui, d’ordinaire, sont d’autant plus sonores qu’ils sont plus vides de sens, et par là d’autant plus aptes à tenir lieu de pensée à ceux qui n’en ont pas.

Aussi le pouvoir de l’orateur, et plus spécialement de l’orateur populaire, est-il, presque exclusivement, un pouvoir d’ordre physique : les gestes, les attitudes, les jeux de la physionomie, les intonations de la voix, l’harmonie des phrases, voilà quels en sont les principaux éléments, ai-je appris.

L’orateur a, sous ce rapport, plus d’un point de ressemblance avec l’acteur : ce qui importe, c’est beaucoup moins ce qu’il dit que la façon dont il le dit, ai-je appris du discours contre les discours. Il est donc clair que c’est aux facultés sensibles de son auditoire qu’il s’adresse, souvent aussi à ses sentiments ou à ses passions, parfois à son imagination, mais bien rarement à son intelligence.

Et ce rôle prépondérant des moyens physiques dans l’art, j’allais dire dans le jeu de l’orateur, nous explique pourquoi les discours de ceux qui ont exercé la plus grande influence sur les foules nous apparaissent, à la lecture, d’une étonnante insignifiance, d’une désespérante banalité, peut-on lire de la page 249 à 250 de son œuvre intitulée Initiation et réalisation spirituelle, au chapitre XXXI, « Les Deux Nuits », publiés aux Éditions Traditionnelles en 1967 où il rappelle que c’est aussi pourquoi il est fort rare qu’un même homme unisse en lui les dons si divers de l’écrivain et de l’orateur.

L’écrivain, qui n’a pas à sa disposition les mêmes moyens extérieurs, a besoin de qualités d’un tout autre ordre, moins brillantes peut-être, mais aussi moins superficielles et plus solides au fond. Et d’ailleurs, l’œuvre de l’orateur n’a sa raison d’être que dans une circonstance déterminée et passagère, tandis que celle de l’écrivain doit avoir normalement une portée plus durable”, pouvait-on apprendre.

Le même Guenon nous apprend dans les aperçus sur l’initiation intitulés les limites du mental que celui qui s’attache au raisonnement et ne s’en affranchit pas au moment voulu, demeure prisonnier de la forme, qui est la limitation par laquelle se définit l’état individuel. Il ne dépassera donc jamais celui-ci, et il n’ira jamais plus loin que l’extérieur.

C’est-à-dire qu’il demeurera lié au cycle indéfini de la manifestation. Il faut aussi savoir que le passage de l’extérieur à l’intérieur, c’est aussi le passage de la multiplicité à l’unité, de la circonférence au centre, au point unique d’où il est possible à l’être humain, restauré dans les prérogatives de l’état primordial, de s’élever aux états supérieurs et, par la réalisation totale de sa véritable essence, d’être enfin effectivement et actuellement ce qu’il est potentiellement de toute éternité”, nous enseigne le pérennialiste qui nous démontre à travers cet enseignement, quels sont les types de personnes que nous sommes en train de voir apparaître depuis que ce procès contre Sonko a commencé.

Donc, il est clair qu’il y a des gens qui ne changeront jamais, puisque le nihilisme intellectuel a fini de ronger leur intelligence à cause de la jalousie et la haine gratuite. Heureusement qu’elles sont gratuites, sinon, elles allaient ruiner ces deux soi-disant chroniqueurs jusqu’à l’endettement.

Madiambal Diagne sait qu’il ment et sait très bien que que nous savons également qu’il ment, mais il insiste dans sa “lis-tes-ratures” pour amuser la galerie, plaire à l’oligarchie endogène anti-Sonko et pro-impérialiste pour également faire une passe décisive en hors-jeu à d’autres fils de la Casamance qui cherchent à exister (comme ce Monsieur Biagui) dans le débat public où personne ne les calcule. Heureusement que la VAR est là pour les rattraper aussitôt après.




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