LE SÉNÉGAL, UN ÉTAT DE DROIT ? PAR AHMADOU DIOP CPC.




 Le Sénégal, un peuple, un but, une foi : un pays de droit.  C’est du moins  le marqueur  idyllique, exemplaire  qu’il  laisse croire au monde entier,  tant par son hospitalité  séculaire  que par sa particularité  exceptionnelle font de lui  le temple  de la  paix .  

 Et quelle paix et à quel prix ?  La paix dans la soumission totale.  C’est le visible  exotique qui prime sur l’invisible.  En effet,  le Sénégal n’est pas  un pays de droit, mais de dictature.  Est-il  donc  l’arbre qui cache la forêt ?

À mon conviction, la réponse ne souffre d’aucune discussion possible. Certes,  les  textes  sont  manifestement beaux, mais la réalité est  toute autre : « le  gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple »–mon œil !  Le paroxysme  d’une ambivalence à dormir debout, nous donne la chair de poule,  où le laboratoire à ciel ouvert à la Gestapo des politicards, des proxénètes, des prédateurs corrompus, des privilèges et des passe-droits ?

Soyons  sérieux, rationnels, conséquents dans nos analyses, et  moins hypocrites, pour être crédibles !  L’état de droit supposé, dont on parle tant au Sénégal-je pèse bien mes mots et je sais de quoi je parle-, est un fake new permanent cousu de fil blanc, un vain mot, une simple formalité juridique  ténébreux,  ou un alibi, bref un exutoire, tendant à légaliser une forfaiture historique qui  n’a que trop duré. LSS- paix à son âme-,  à la  suite du coup d’état contre Mamadou Dia [  paix à son âme] en 1963, nous a imposé de façon unilatérale, un régime présidentiel fortement autoritaire, sans qu’il y ait eu  préalablement un  consentement généralisé des sénégalais et des sénégalaises, et ce,  par voix référendaire, populaire, à l’unanimité.  Que s’est-il passé ?

Au lendemain du putsch, des dépités corrompus, qui se sont réunis chez Lamine Guèye, ont entériné  de facto l’autoritarisme du régime présidentiel.  La légalité par la force n’est pas source de droit. Je le dis tout haut. Et personne ne peut m’en a apporté  la moindre contradiction. Depuis cette date à nos jours n’a véritablement changé dans le sens des progrès. Au contraire tout continue dans le recul, si ce n’est le pire.

 Quand une hypothèse est fausse, tout le reste s’écroule comme un château de cartes ? Dans ces conditions, peut –on parler vraiment  d’un état de droit au sens élevé du terme,  dans lequel une seule personne exerce sans contrôle, de façon autoritaire Peut-on réellement parler d’un véritable état de droit, transparent et démocratique ? Peut-on se réjouir d’un état de droit,  en marchant sur des cadavres en permanence ? 

La  prétendue  assemblée nationale a adopté, le 25 juin 2021, deux projets  de lois portant modification du code pénal et du code de procédure pénale visant à renforcer  à renforcer  la lutte contre le terrorisme.   Il  s’agit  bien de lois liberticides supplémentaires, parmi tant d’autres à la pelle, ne visant qu’à réprimer par la ruse,  toute contestation légale  à l’encontre du  pouvoir autoritaire,  illégitime, illégal et inquisitoire.

Si bien  que  toute manifestation est automatiquement  synonyme de terrorisme et de trouble à l’ordre public.  Malgré son apparence peu convaincante, l’état du Sénégal  n’est jamais dans les schémas standards des pays civilisés politiquement, encore moins dans les panthéons de la liberté d’expression recommandés !

Nous sommes dans un pays, où les interdictions burlesques,  les lois liberticides,  la répression, les humiliations, l’oppression, les arrestations arbitraires  et  la compression de la liberté d’expression  en continu,  servent de contradictions,  n’est pas un état de droit, digne de lui.  Et croire  mettre  tout un peuple debout et en colère, relève d’une illusion monumentale.

Il n’y a pas d’état  de droit régalien, s’il n’y a pas de justice libre, indépendante et impartiale.

S’il n’y a  pas de  séparations de pouvoir et  de contre-pouvoir.

Il n’y a pas d’institutions si ces dernières  sont sous le contrôle  d’un seul personnage, c’est une dictature. C’est bien le cas d’espèce  du Sénégal, qu’on le veuille ou non.

Qui voudrait-on tromper encore ? Il est tout sauf  un état de droit.   Il ne suffit pas de claironner  partout  un mensonge grossier, pour qu’il soit  une vérité. Nous n’avons que des institutions factices, des courbettes et un président-monarque de l’opprobre, le tout puissant et qui décide de tout, s’octroie  le gardien du temple des intérêts colonialistes, le Sénégal, un état de droit,  n’est qu’un vœu pieux. Nous voyons bien le soleil, mais ne l’admettons pas.

 Qui peut compter les charrettes d’arrestations arbitraires, tyranniques  en continu, frisant la démence ?  Il n’y a jamais  eu d’emprisonnements, de morts, de gabegies autant que sous le régime totalement illégal, illégitime, fantoche, négationniste, ségrégationniste d’apartheid le plus scandaleux le plus calamiteux et le plus chaotique de toute l’histoire qu’on n’ait connus.

 Le concept d’État de droit  est régi  par des  règles, des textes,  c’est-à-dire  des lois et par  des institutions.  Lesquelles sont censées  de les appliquer rigoureusement  sans faiblesse  à la lettre  et en toute indépendance et  sur des bases voulues, et sans entrave aucune.  Autrement dit,  selon les spécialistes en la matière, la conception d’État de droit s’oppose à la notion de pouvoir arbitraire. Il désigne un État dans lequel la puissance publique est soumise aux règles de droit. … L’État de droit implique une hiérarchie des règles de droit, l’égalité devant la loi et la séparation des pouvoirs.

Définition de la dictature : selon Larousse, c’est un  Régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire ; durée pendant laquelle s’exerce le pouvoir d’un dictateur.  C’est un  Pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier ; la  tyrannie.

 La république du Sénégal et non sénégalaise- il  s’agit bien de cela-  a bien importé, sans broncher,  la constitution moribonde, qui a un caractère blasphématoire  à la fois  pervers et idyllique, autorise par devers l’immunité d’un  dieu sur terre, est source d’impunité.  En ce sens qu’il contrôle tout le monde, sans que lui-même  ne soit pas contrôlé, dans les faits établis.

 Le concept d’état de droit au Sénégal, est une escroquerie, un banditisme d’état. Il n’y a rien d’autre.  

Contrairement aux idées reçues, c’est une dictature en place  dans laquelle le lâche bougre,  taciturne, revanchard- dictateur, jouisseur du pouvoir, de par sa descendance  peu glorieuse , règne en maître absolu,  se venge,  et  abuse dangereusement des moyens de l’état, sans scrupules, agit  ni vertu, règle par la petite porte  ses comptes avec ses adversaires politiques, et ce, par la mécanique interposée de sa justice injuste, tribaliste,  bridée, soumise, décriée et instrumentalisée jusqu’à la lie, s’exécute promptement, la tète baissée.

Venir nous parler d’un état de droit, et par médias interposés,  relève d’un  mensonge grossier. Nous ne sommes pas dupes, même s’il nous prend pour ce que nous ne sommes jamais. Dans un état de droit, les contradictions  politiques et  la liberté d’expression  sont les premiers  droits de tout peuple, ne peuvent être en aucun cas sources  d’ennuis ,  s’assimilent  obligatoirement à des délits, conduisent directement  à rebeuss,  et au nom du totalitarisme envahissant et désuet.  Le tout répressif sévit à la moindre incartade et tout est prétexte de trouble à l’ordre public, pour interdire tout et  sous n’importe quelle fable, farfelue. Nous sommes bien dans une république inquisitoire, des corrompus, des proxénètes, des prédateurs en bande organisée dans laquelle  des voyous circulent librement  à ciel ouvert, en toute impunité et en toute circonstance, bénéficient  allégrement des passe-droits, des lois d’exception et des privilèges indus, un casus belli, dirai-je même.

 L’état de droit, dont on tambourine nos oreilles à longueur de journées,  n’est qu’un slogan creux,   un leurre, une tromperie, n’a plus  aucun sens peu ou prou  au Sénégal,  perd ses pédales et ses repères, tombe plus bas que jamais, qu’il ne l’était,  et ce  malgré les  litanies  paternalistes, hors de nos frontières extra-africaines.  

Les 13 pays honteusement   francophones  des pantins satellites nègres de services, s’inscrivent dans le même registre de la dictature, agissent eux aussi  sans foi, ni loi, et ce devant les radars de la démocratie mondialiste de l’arbitraire et de la tyrannie.  

Les intérêts économiques, financiers passent avant tout contre ceux des humains. Les mêmes qui ont crée eux-mêmes  le droit international et  pour eux-mêmes  en  sont  les  principaux bénéficiaires, tandis que les pays du sud  malléables et  suivistes, demeurent des figurants et des farandoles, Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, ceux qui veulent être libres, indépendants et souverains, sont traités de  dictateurs , sauf s’ils passent à la caisse,  comme des vaches à lait.

 En vérité, chez nous au Sénégal,   l’état de droit n’existe pas.   C’est une  simple vue de l’esprit. Pour faire beau, des corps de  contrôle,  soi-disant institutionnels,  n’ont en effet  qu’une existence virtuelle.   À commencer par  l’assemblée nationale de godillot  n’est qu’une caisse de résonance et d’enregistrement, y compris  l’inspection générale d’état [IGE], la Cour des comptes, l’Ofnac etc.  ne servent absolument à rien, puisqu’ils  ne que sont les jouets  d’un capitulard démasqué, qui jouit du pouvoir. Lequel,  je le  rappelle, pour être élu  à la magistrature suprême, nous avait  promis en grande  pompe la rupture, la sobriété, la transparence et l’efficience.  Une fois qu’il est sous les lambris dorés, il nous a montré son véritable hideux.

 Trois mois après son investiture en grande pompe, il a accordé une interview à Jeune Afrique. Je rapporte ces propos : «  mieux vaut ne rien publier et cacher son patrimoine ».  Voilà un maquilleur digne de son nom.

 En politique tout se tient, car  l’erreur se paie cash. Un tel minable, qui  est arrivé au pouvoir par effraction et à cause de ses mds FCFA et des postes de nominations Tanssabula nex,  il va de sans dire qu’il nous trahisse, en gouvernant par la terreur et contre notre volonté. IL  n’y a pas photo. 

C’est ce à quoi nous assistons au Sénégal, depuis l’arrivée  au pouvoir  d’un accident de l’histoire, usurpateur, tortionnaire, confond l’état et sa propre personne, mélange la stratégie politique  et la malfaisance, cultive la corruption, le népotisme, l’anarchie, l’archaïsme,  le cannibalisme politique, les transvasements à propensions ,  protège de toute poursuite judiciaire,  toute sa bande de canailles et toute sa famille immédiate auxquelles il  octroie exclusivement  et en toute impunité  des postes clés , juteux,  et taillés sur mesure, sans éthique, ni équité,  dans toutes les structures de haut niveau de l’état  vassalisé jusqu’à la moelle.  

Si l’état du Sénégal est un état de droit et au sommet duquel se niche un  kleptocrate plus riche que les présidents des pays développés, tous les autres présumés liberticides, le sont aussi de facto. Car d’un côté, ils dénoncent  à cor et à cris  les uns, tandis que de l’autre côté, les mêmes  restent aphones sur la mal gouvernance visiblement  ethnique, qui  s’articule indignement  à la charte de l’impérialisme. Il y a lieu de parler de  deux poids et deux mesures. C’est tout sauf de la démocratie ou de l’hypocrisie.

 

Sénégal : Macky Sall a-t-il confisqué la carte d'identité de Karim Wade ?

Macky Sall : «  je suis le président de la république, je nomme qui je veux ». Le terme d’état de droit est fourvoyé, s’effiloche peu à peu, ne vaut  plus rien ici  chez nous au Sénégal.

Le fabricateur, spécialiste des fake news   ne s’arrête pas là,  confisque dans le secret  l’ombrageux  électoral,  n’ a  que des intentions malveillantes, gratifie ses généraux croqués, punit et renvoie à la retraite les insoumis, franchit allégrement  le Rubicon, dépense sans compter, voyage à tout vent  et  tous azimuts dans la planète entière,   en se  construisant par les deniers publics   un palais flambant neuf à coup de plus à 100 MDS FCFA, avec en prime,  s’est acheté à  sa propre convenance personnelle, et  scandaleusement  un bijou A 320 flambant à hauteur de plus 60 MDS FCFA   et « un bateau Fatick », très onéreux,  et ce   depuis 2012, comme si tous les chemins mènent  désormais, dans la ville, où Macky Gassama, son homonyme fut l’édile.

 Qui dit État de droit, dit démocratie, dit  le  respect  des institutions,   des citoyens et son opposition. En revanche,  qui  dit un État  autoritaire, dit dictature, autocratie,  l’arbitraire et la tyrannie. Deux binômes  qui s’opposent. 

 C’est le cas du va-t-en guerre, qui  sème la  pagaille, la terreur, interdit tout -utilise ses tontons macoutes-, arrête par-dessus tout,  pour un oui ou pour un non et au nom de la sacro-sainte loi contre le terrorisme invisible.

C’est bien lui  l’unique terroriste, qui  obscurcit  davantage  de plus en plus  le ciel sénégalais, et qui trouble  chaque jour que dieu fait,  l’ordre public.   Un état de droit est-il compatible avec les  crimes physiques, qui ne se comptent  plus ? Aucune enquête n’a été diligentée contre leurs auteurs et leurs commanditaires directs ou indirects.

 À contrario,  l’autocrate, ou le malfaiteur déclaré,  et non  – éclairé, du haut de son nombrilisme épuisant et par sa lâcheté virulente, réduit au silence son opposition à sa plus simple expression. Pendant ce temps,  les dossiers les plus lourds, qui éclaboussent son clan  de garnements alignés,  sont nécessairement  sous coude, par  un seul juge  et partie,  s’ingère et fait directement   interférence dans les affaires de la justice couchée, notamment  ceux du coud. COUMBA AM NDEYE AK COUMBA AMUL NDEYE.

 Wolof nena : « Boo diube narlu diup xocc  loy wax dey leer ñañ ». En terme clair, ce  que l’on conçoit bien s’énonce clairement, disait aussi Nicolas Boileau. Le boucanier, qui jouit du pouvoir, interrogé en Allemagne sur les cas Karim Wade et Khalifa Sall fulminait ceci : le Sénégal est une démocratie. Qui peut vraiment le croire, compte tenu de ses lois liberticides en propension ? kuwax feñ ku dieu feñ feñ : gor ca waxdia. Malheureusement,  il est très loin de l’incarner. Quand on est petit, on agit aussi petit, n’est-ce pas ? Lu diuweu jexut diogufeu.

La grandeur d’un homme se mesure à l’aune de la lumière qu’il incarne pour faire jaillir l’éternelle vérité et non le contraire.

De la trahison du pouvoir  du peuple à la vassalisation des chiens de garde pour l’honneur d’un totalitarisme, le 23 novembre 2012. Par AHMADOU DIOP. Et je précise cet article n’est qu’un échantillon de ce j’ai écrit.

«  Jeunes mackystes » : ou plutôt sallistes, ces apéristes chevronnés manquent cruellement d’imagination fertile, préfèrent le terme «  mackystes » en lieu et place de « sallistes »,  pour faire beau.  La terminologie  « sallistes » recouvre-t-elle alors une connotation de saleté ou de salissure,  au point qu’elle est nécessairement  dépréciative, jusqu’à nier l’évidence d’une appellation normale ? Cela démontre l’état d’esprit insuffisant en mal de publicité. Le substantif  « Sall », je veux parler  du fabricateur  des fake news répétitifs,  est-il si maudit au besoin de le réformer ?  C’est ridicule.