Macky: le fiasco d’un capitulard Par Adama Gaye*




Macky: le fiasco d’un capitulard
Par Adama Gaye*

Le malabar a fondu comme beurre au soleil. Après avoir volé sans vergogne l’élection présidentielle de février 2019, chassé la bande de larbins, conduite par Boune Dionne, qui l’y avait aidé, il s’était entouré d’un gang d’individus décidés à mâter le peuple, pour ses beaux yeux et pour qu’il pérennise son illégitime pouvoir.

Tel un forcené, encouragé par le sentiment de l’impopularité et celui de l’insécurité qui l’envahissait, il avait donc pris le parti de mettre le peuple au pas. Macky-SALL la terreur s’était ainsi révélé sous son vrai jour de dictateur et il ne rechignait devant aucune extrémité pour menacer, emprisonner, torturer, tuer, corrompre, à tout va.

Il n’en faisait plus qu’à sa tête. Il filait les terres du pays à ses affidés, sa famille en tête. Son modèle était Petrotim, le plus grand sac de l’histoire des hydrocarbures, qu’il n’avait pas hésité une seconde à filer à son frère le glouton Aliou SALL. Quand vint la pandémie à coronavirus, nanti d’une loi d’habilitation taillée par le faussaire et servile Malick SALL, transhumant au long cours qui s’était présenté en (faux) parent à lui, il s’enhardit. D’un coup, il confia à son propre fils, Amadou, déjà attributaire de lucratifs marchés de l’administration, celui sur les denrées alimentaires. Ce fut une affaire de famille: son beau-frère, Mansour, comme par miracle, était en charge de l’opération sauvetage du pays de la pandémie. Avec son neveu, des dizaines de milliards furent ramassés !

La justice et les forces de sécurité n’étaient plus que des paillassons pour ses volontés toujours plus excessives dans une logique de terreur pour réduire à néant quiconque avait le cran de lui résister.

Les prisons débordaient de monde et le larbin Malick SALL le rassuraient en affirmant qu’on y vivait comme dans des hôtels 5 étoiles.

La loi était privatisée. Au profit du Pharaon.

Pendant ce temps, humilié, écrasé, apeuré, déshumanisé, désespéré, le peuple sénégalais, laissé à son sort, vivait les pires tourments de son histoire.

Il n’en revenait pas de découvrir qu’après une monarchie Faye-SALL émergeait sous ses yeux une dictature de plomb dont il était seule victime et cible.

Le monde entier, yeux fermés et bouches cousues, se satisfaisait du narratif éculé d’un Sénégal vieille démocratie, modèle envié des autres, l’exception Ouest africaine dans un ciel africain plus lourd.

Ni les arrestations intempestives, arbitraires, ni le démantèlement de ses acquis démocratiques, ni le bradage de tous les biens de la nation, y compris le versement des bâtiments publics les plus prisés dans l’escarcelle de la bande proche et élargie à Macky, ni encore les détournements des vaccins et de l’aide bilatérale ou multilatérale par les forbans, preneurs d’otages au cœur du Sénégal, ne parurent dignes d’alerter la communauté internationale sur les dérives dans ce pays naguère calme et démocratique.

La vie continuait dans cette atmosphère irréaliste. Jusqu’aux fracas mortels de ces derniers jours. Incendies, tueries, violences aveugles et furies de foules déchaînées au milieu du déploiement de forces d’insécurité finirent par projeter la réalité sénégalaise.

En ce début de semaine, malgré la reculade, au bord du précipice, par crainte pour sa vie, d’un pouvoir acculé par les éléments qu’il a déclenchés, rien n’est réglé.

Le Sénégal doit aller au bout de sa révolution. La promesse d’un relâchement des tensions faite par le pouvoir n’est qu’un acte de traître en quête d’un moment de répit pour mieux retrouver sa nature de terroriste.

Qu’on se le dise donc. Il faut en finir avec macky SALL et son régime qui, de surcroît, ont installé le pays loin de ses valeurs, vers l’homosexualisation et sa perte de souveraineté.

Toute faiblesse ou condescendance face à un régime dont le projet, un tantinet ethniciste, était, demeure, de changer l’ADN d’une nation démocratique pour en faire une terre d’esclaves au service de ses ravisseurs serait un acte que les sénégalais vivraient pour le regretter amèrement.

Si près du but, face à un ennemi qui entame un repli tactique, seule une résolue détermination à aller le chercher jusque dans ses derniers retranchements est la voie à suivre.

Macky SALL ne doit pas échapper. Il faut qu’il goutte au traitement implacable que les dictateurs de son espèce, de Mussolini à Saddam Hussein, ont subi. Ses comparses, y compris ceux ayant fui le navire subrepticement, doivent tous être traqués et punis sans pitié.

La renaissance du Sénégal en est le prix. Ce n’est pas le moment de trembler ni de s’apitoyer sur un régime dont l’action n’est rien d’autre qu’un genocide avorté. Il doit payer. Sa capitulation ne peut attendrir que les naïfs, enfants de chœur, que ce caïd criminel tente d’embarquer dans son ultime stratagème.

Il faut finir le job !

Adama Gaye est un exilé politique et un opposant au régime de Macky SALL.

Ps: Bonne fête du 8 mars à nos femmes et filles.