Sahel: Emmanuel Macron annonce la mort du chef de l’Eigs, Adnan Abou Walid As Sahraoui.




Une rumeur qui circulait depuis fin Août vient d’être confirmée par le chef de l’exécutif français. Il s’agit de la mort d’un djihadiste et non des moindres. Selon Emmanuel Macron, les forces françaises présentes au Sahel ont neutralisé Adnan Abou Walid As Sahraoui. Il était jusqu’à l’annonce de cette nouvelle, le chef de la branche sahélienne de l’Etat islamique. Le président français n’a fourni ni la date encore moins les circonstances dans lesquelles le terroriste a été tué par l’opération Barkhane.  

Selon les informations, l’opération qui a eu raison de ce cadre djihadiste aurait eu lieu au mois d’août, au Niger, à proximité de la frontière avec le Mali. Une zone où le groupe créé par Adnan Abou Walid as Sahraoui a mené beaucoup d’actions contre l’armée nigérienne.  

L’Etat islamique n’a pas confirmé la mort du terroriste.  

Adnan Abou Walid as Sahraoui est originaire du Sahara Occidental. Ancien militant du Front Polisario, il a rejoint le jihad au Sahel et est devenu l’un des fondateurs du Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). De la fusion de ce groupe qui a occupé une des villes du septentrion malien en 2012, et de la brigade des signataires par le sang de Mokhtar Belmokhtar, est né Al Mourabitoune.  

En 2015, il prête allégeance à l’Etat islamique au nom d’Almourabitoune mais il ne sera reconnu qu’une année plus tard par le commandement central.  

En 2019, son groupe est rattaché à la province de l’Etat islamique en Afrique occidentale. La même année, des opérations d’envergure sont menées par la succursale dans la zone des trois frontières contre les armées nigérienne, malienne et burkinabé, occasionnant des centaines de morts dans les rangs des soldats sahéliens. La France convoque d’urgence un sommet à Pau en janvier 2020 pour redéfinir une stratégie contre l’ex Eigs qui est désigné ennemi numéro un devant son concurrent dans la zone, le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (Gsim) affilié à Al Qaida. Deux ans après, sa mort est annoncée par Emmanuel Macron à travers un tweet posté dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 septembre. 

Il faut noter que l'”officialisation” de la neutralisation du chef djihadiste est intervenue au moment où des négociations entre les autorités maliennes et l’organisation paramilitaire russe Wagner occupent le devant de la scène.