Cour Suprême De Facebook : Donald Trump Devant La Barre




Nouvelle institution indépendante créée par le réseau social il y a un an, le conseil de surveillance permet à ses 2,8 milliards d’utilisateurs de faire appel du retrait ou de la présence d’un contenu sur la plate-forme. Ses vingt « juges » doivent décider prochainement si Donald Trump peut à nouveau y publier des messages. En déléguant ce pouvoir, Mark Zuckerberg espère se protéger des critiques et éviter des régulations plus strictes. Va-t-il définir une nouvelle norme ?

Pour celui qui était habitué à tweeter 34 fois par jour à la fin de son mandat, la potion est amère. Depuis plus de trois mois, Donald Trump est contraint à recourir à de banals communiqués de presse pour relayer ses messages. Suite à l’attaque du Capitole , Twitter a supprimé son compte. Sur Facebook et Instagram, où l’ex-président des Etats-Unis est suivi par 56 millions d’internautes, ses pages sont toujours visibles mais il ne peut pas publier. L’homme d’Etat a « utilisé notre plate-forme pour inciter à une insurrection violente contre un gouvernement démocratiquement élu », s’est justifié Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, qui a bloqué « indéfiniment » sa capacité à s’exprimer.

Le mégaphone doit-il désormais être rebranché ? Twitter a jugé que non, même si Donald Trump se représentait en 2024. Facebook a, lui, décidé de confier la prolongation ou l’arrêt de cette suspension aux vingt membres du conseil de surveillance («Oversight Board»), une institution qu’il a créée l’année dernière et qui doit se prononcer tout prochainement. Cette décision sera d’autant plus cruciale que le conseil est appelé à rendre un avis plus général sur la suspension des comptes d’hommes politiques.