Election présidentielle : Assimi Goïta sur les traces de Dadis Camara ?




Le colonel Assimi Goïta va-t-il prendre le pari “risqué” de suivre les traces de Dadis Camara ? A un an de la présidentielle de 2022, le vice-président de la Transition au Mali fait parler de lui. Et pour cause :

Ce dimanche 07 mars, un leader d’un mouvement citoyen proche de l’armée, disant œuvrer pour la réussite de la transition, a jeté un pavé dans la mare, déclarant que le colonel Goita sera leur candidat aux prochaines élections.

« Assimi Goïta sera notre candidat, le candidat du peuple ! Il va gagner les élections ! » L’appel choc de Issa Kaou Djim a fait sursauté certains malien. Car si l’ex leader du CNSP (Conseil National pour le Salut du Peuple) qui avait renversé Ibrahim Boubacar Keita le 19 août 2020, décidait de se porter candidat aux prochaines élections, ce serait en violation de la charte de la transition.

Même si pour le moment le colonel Assimi Goita ne s’est pas prononcé sur son éventuelle candidature ou pas, mais ce scenario rappelle un autre similaire. La Guinée. Pendant le règne de junte, c’est comme ça que des petits mouvements “lampions” avaient induit Dadis Camara en erreur, lui promettant leur soutien pour sa candidature. La suite on la connait, puisque le chef du CNDD (conseil national pour la démocratie et le développement) avait fini par trahir son “serment”.

Difficile de ne pas faire un parallèle entre ce qui se joue au Mali à un an de la présidentielle et le cas Moussa Dadis Camara. L’ex chef de la junte qui avait pris le pouvoir en 2008, avait juré de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2010, avant de se rétracter.

Ce revirement à 360 degré avait été l’élément déclencheur du bras de fer entre la junte et les forces vives, à l’époque. Un bras de fer qui avait débouché au carnage du stade du 28 septembre 2009 et à l’attentat contre Dadis le 03 décembre de la même année.

Conduit au Maroc pour des soins, il finira par être écarté de la conduite de la Transition, gérée par le Général Sékouba Konaté. Débarqué à Ouagadougou pour sa convalescence, M. Camara vit depuis au Burkina Faso, en “exil forcé”.