Guinée/Destruction de champs agricoles en Basse Guinée : Alpha Condé se saisit du dossier…




Alors que de nombreux entrepreneurs agricoles sont victimes de destruction de leurs plantations, ces derniers temps dans certaines préfectures de la Basse Guinée, le Président Alpha Condé s’est saisi du dossier, a appris Africguinee.com.

Des individus non identifiés agissent en toute impunité, réduisant au néant des plantations et champs agricoles entiers. C’est devenu un fléau préoccupant particulièrement dans la région de la Basse Guinée. Le phénomène est pourtant bien connu. Face à la récurrence et à l’ampleur du problème, le Chef de l’Etat s’en est saisi, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Tibou Kamara.

« C’est un phénomène qui est très récurrent à Forécariah où des populations s’attaquent à des plantations pour les détruire. Ça pose deux problèmes : il y a le problème de la sécurité des unités agricoles et du civisme des populations. Parce qu’en général quelqu’un qui accepte de faire un champ, d’investir, moi je pense, s’il y a un bénéfice personnel, mais il y a également un intérêt communautaire de par cette activité qui se crée. Mais le plus souvent, ce sont les habitants ou les co-habitants qui vont investir les champs et malheureusement au moment où on est presqu’à la période de semence. C’est vraiment des destructions qui ne sont non seulement pas souhaitable, mais qui découragent ceux qui veulent faire la même activité et la développer davantage » a regretté le ministre de l’industrie et des PME.


Tibou Kamara souligne cependant que la meilleure réponse à ce problème, c’est d’abord la culture du civisme, car l’Etat ne peut pas mettre derrière chaque plantation un agent de police.

« Nous allons, à travers le ministère de l’agriculture essayer (de prendre des mesures). Parce que le président de la République même s’en est saisi. Nous allons donc essayer de sécuriser les plantations. Mais il faut être honnête : la meilleure réponse c’est le civisme, la culture civique. Il faut qu’on accepte le bien des autres et ce n’est pas seulement pour les plantations, ça c’est une culture qu’il faut avoir. Dès qu’on est en colère, qu’il y a de la frustration, vous pouvez les exprimer par les voix les plus appropriées. Ce ne sont pas des destructions des biens publics et des biens privés.

Ça, aucun Etat ne peut envoyer un policier derrière chaque maison pour surveiller chaque plantation. Nous devons revoir notre façon de faire et d’être. C’est ce que le président de la République appelle la reconversion des mentalités, la révolution culturelle, de redressement moral. La finalité est la même… », conseille Tibou Kamara, ministre de l’industrie et des PME et porte-parole du Gouvernement.