Les générations futures paieront la note sociale héritée d’Emmanuel Macron




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Marc Landré

ANALYSE – N’en déplaise à Olivier Véran et Olivier Dussopt, la fin du trou de la Sécu, maintes fois annoncée, n’est pas pour demain et le nier est une faute politique que les générations futures ne sont pas près d’oublier…

Il y a plus grave, dans l’échelle de la générosité macronienne financée à crédit: la création d’un cinquième risque social pour prendre en charge la dépendance via une nouvelle branche de Sécurité sociale. POOL/REUTERS

La France vit depuis plus de quarante-cinq ans au-dessus de ses moyens, aucun gouvernement n’ayant réussi après le premier choc pétrolier à présenter un projet de loi de finances en équilibre. Sur la période, la dette publique a explosé, pour dépasser 2640 milliards d’euros (114% du PIB) et la crise actuelle, la plus violente que le pays ait affrontée en temps de paix, ne va pas inverser cette tendance. Nul doute que l’Hexagone va traîner encore longtemps les stigmates financiers du coronavirus, contrairement aux dires de Bruno Le Maire, qui projette de purger la «dette Covid» en cinq ans. Et il n’y a qu’à écouter Olivier Dussopt pour s’en convaincre. «La Sécurité sociale subira de façon pérenne des déficits élevés, sans doute plus de 20 milliards d’euros ces prochaines années», a reconnu le 29 septembre le ministre délégué aux Comptes publics, lors de la présentation du projet de budget 2021 de la Sécu. De façon pérenne, a-t-il dit…

Comment pourrait-il en être autrement? Après un trou