Les mouvements de troupes russes à l’ouest de son territoire irritent Ukraine et États-Unis




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La Russie fait ce qu’elle veut sur son territoire et ne menace personne. C’est ce qu’a déclaré hier le porte-parole du Kremlin. Il cherchait visiblement à calmer les inquiétudes nées du renforcement des troupes russes observé à la frontière ukrainienne et en Crimée, et qui alimente les rumeurs de reprise des combats.

Avec notre correspondant à Moscou, Jean-Didier Revoin

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé jeudi 1er avril la Russie d’accumuler des troupes à la frontière de son pays, Washington mettant en garde Moscou contre toute tentative d’« intimidation » visant l’Ukraine.

Alors que les responsables ukrainiens et américains ont fait état ces derniers jours de mouvements de troupes russes près de la frontière ukrainienne, faire taire les rumeurs d’une nouvelle escalade dans le Donbass était le but avoué de l’intervention du porte-parole du Kremlin. 

« Cela ne doit inquiéter personne »

« La Fédération de Russie déplace ses troupes dans les limites de son territoire comme elle le veut. Cela ne doit inquiéter personne et cela ne constitue une menace pour personne. La Fédération de Russie prend toutes les mesures nécessaires pour protéger la sécurité de ses frontières. »

Mais Dmitri Peskov a également signalé que la Russie n’entendait pas se laisser intimider. « Vous savez que sur le périmètre des frontières de la Russie, il y a une activité importante des troupes des pays de l’Otan, d’autres unités et d’autres pays, etc. Tout cela nous force à garder les yeux ouverts. »

Multiplication des heurts

Après une trêve record durant la deuxième moitié de 2020, la guerre dans l’est de l’Ukraine a vu depuis janvier une multiplication des heurts. Un total de 19 militaires ukrainiens ont été tués sur la ligne de front, alors que Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de bloquer le processus de négociation. Certains experts estiment que ces mouvements de troupes pourraient avoir deux justifications. Ou bien réguler l’approvisionnement en eau de la Crimée, alors que Kiev a coupé les canaux du Dniepr approvisionnant la péninsule ; ou alors tester la nouvelle administration américaine après les propos musclés tenus par Joe Biden à l’égard de Vladimir Poutine.




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