Nicolas Maduro lance un ultimatum à l’Union européenne




Anastasia Patts. Sputnik France

L’Union européenne doit améliorer sa position envers le Venezuela, a déclaré le Président Maduro suite à l’annonce de nouvelles sanctions européennes. Si les restrictions sont maintenues, le pays n’acceptera plus aucun dialogue avec Bruxelles, a-t-il prévenu.

Après les annonces de nouvelles sanctions européennes contre Caracas qui ont provoqué l’expulsion de l’ambassadrice européenne au Venezuela, le Président Maduro a déclaré que son pays ne dialoguerait plus avec l’UE en cas de maintien de sa politique de restrictions.

«Nous ne voulions pas faire cela. Nous le faisons contre notre volonté, précisément parce que nous voulons avoir de meilleures relations avec toute l’Europe, mais nous ne pouvons accepter que quelqu’un vienne offenser, attaquer ou sanctionner le Venezuela. Nous n’allons l’accepter de personne », a-t-il déclaré lors d’un discours télévisé le 24 février.

Évoquant les tentatives de son pays pour renouer un dialogue avec l’UE et les démarches importantes effectuées pour rétablir des liens, le chef de l’État vénézuélien a prévenu qu’il réagirait si Bruxelles ne lève pas les sanctions:

«Soit vous rectifiez [votre position, ndlr], soit il n’y aura plus jamais aucun accord, aucun dialogue.»

Par dignité, le Venezuela saura répondre à toutes les attaques, a mis en garde Nicolas Maduro.

Et d’ajouter que: «L’UE est la bienvenue au Venezuela, mais qu’elle respecte sa nation, la démocratie et les institutions démocratiques de l’État».

Expulsion de l’ambassadrice de l’UE

Le gouvernement a déclaré l’ambassadrice de l’UE dans le pays, Isabel Brilhante Pedrosa, persona non grata, deux jours après que l’Union européenne a imposé de nouvelles sanctions contre 19 responsables vénézuéliens. Ces restrictions sont arrivées après que Bruxelles a qualifié les élections législatives vénézuéliennes du 6 décembre dernier de non conformes aux normes nécessaires.

Réagissant à l’expulsion de la diplomate, l’UE a exhorté le pays à revenir sur sa décision qui «ne fera que conduire à un nouvel isolement international du Venezuela».