Niger : deux morts et 468 personnes interpellées lors des violences post-électorales




Niger : deux morts et 468 personnes interpellées lors des violences post-électorales.
Au Niger, au moins deux personnes, dont un garde national, ont été tuées et 468 autres ont été interpellées dans les troubles qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires globaux du second tour de l’élection présidentielle, a déclaré jeudi à Niamey le ministre nigérien de l’Intérieur et de la Sécurité, Alkache Alhada.

Selon les résultats globaux provisoires proclamés mardi soir à Niamey par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-TARAYYA, au pouvoir), Mohamed Bazoum a remporté le scrutin présidentiel du dimanche dernier avec 55,75 % des suffrages contre 44,25% à Mahamane Ousmane du Renouveau démocratique et républicain (RDR-Tchanji, opposition).

Depuis la proclamation des résultats, des partisans de l’opposition ont violemment manifesté notamment à Niamey, Zinder et à Dosso, érigeant des barricades, brulant des pneus et s’opposant aux forces de l’ordre. Dans une conférence animée jeudi après-midi, M. Alhada a également évoqué des destructions d’infrastructures publiques et privées. Il a accusé l’opposant Hama Amadou du Moden FA-Lumana qui a soutenu Mahamane Ousmane, et ses partisans d’être les responsables de ces actes. “Le principal responsable est recherché et comme d’habitude il est en fuite, mais on le trouvera”, a-t-il déclaré, pointant du doigt Hama Amadou, à qui il a reproché “des propos annonciateurs de la violence actuelle”, tenus pendant la période de la campagne électorale. Le ministre a promis que l’ordre “sera rétabli”.