Pegasus: Israël, craignant des conséquences diplomatiques, crée une commission




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Limiter les dégâts de cette affaire, c’est désormais le but que s’est fixé le gouvernement israélien, comme l’a timidement laissé entendre le ministre israélien de la Défense Benny Gantz. Emmanuel DUNAND AFP/File

En Israël, l’affaire Pegasus continue à faire du bruit. Les autorités israéliennes, craignant que le scandale du logiciel espion n’ait des conséquences diplomatiques, mettent sur pied une commission chargée de vérifier les responsabilités dans cette affaire.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Limiter les dégâts de cette affaire, c’est désormais le but que s’est fixé le gouvernement israélien, comme l’a timidement laissé entendre le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz : « Les pays qui acquièrent ces systèmes doivent respecter leurs engagements stipulés dans la licence. Nous étudions en ce moment les informations publiées à ce sujet. »

Selon les médias en Israël, le gouvernement a nommé une équipe spéciale, inter-agences, pour gérer les conséquences des révélations sur l’utilisation du logiciel Pegasus et pour réviser les licences d’exportation dans le domaine de la cybertechnologie.

Dans le même temps, contre-offensive du groupe NSO qui rejette en bloc les accusations. Une enquête d’amateurs, proclame Shalev Hulio, le PDG de la société israélienne qui souligne dans une interview sur la radio 103 FM l’aspect éthique des transactions de sa firme : « Pour moi, ce n’est qu’un tissu de mensonges. Nous travaillons à l’heure actuelle avec 45 pays. Et en l’espace de 11 ans, nous avons refusé de coopérer avec 90 pays. Oui, 90 pays. »

Pour NSO, tout a été fait pour que le logiciel espion ne puisse servir qu’à éviter les actes terroristes et criminels.




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