Vingt ans après les attentats du Word Trade center : une cérémonie de commémoration présidée par le Président Joe Biden




Vingt ans après les attentats qui firent tomber les tours du World Trade Center et tuèrent près de 3 000 personnes, les New-Yorkais sont partagés entre devoir de mémoire et envie de tourner la page. 

Retour dans le sud de la ville où les préparatifs pour la cérémonie de commémoration vont bon train, sur l’esplanade de Ground Zero. À l’ombre des 546 mètres du One World Trade Center, la nouvelle tour érigée après les attentats, se trouve désormais le mémorial des victimes du 11-Septembre : deux bassins identiques de plus de 4000 m2, un pour chacune des tours jumelles. Sur ces deux bassins de pierre noire sont gravés les noms des quelque 3 000 victimes de ce 11 septembre 2001, mais aussi de l’attentat de 1993, lorsque l’explosion d’une bombe dans un parking avait tué six personnes et fait 1 000 blessés, sur ce même World Trade Center. 

New York reste marqué parle 11-Septembre

D’après une enquête du World Trade Center Health Program, réalisée en 2019, plus de 3500 secouristes étaient morts des suites du 11-Septembre. « On a récemment passé les 4 000 », confie Gary Smiley, un ambulancier du service des pompiers newyorkais, présent le jour de la catastrophe et les semaines suivantes. « En 2020, on a encore perdu plus de 287 first responders, souffle le sexagénaire, les yeux embrumés derrière ses verres fumés. Pour nous, le 11-Septembre, c’est tous les jours. Il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive un appel pour m’informer que quelqu’un est décédé. » 
Pour les seuls pompiers, aux 343 tués sur le lieu de l’attentat se sont ajoutés, depuis, plus de 230 morts d’une maladie causée par les émanations toxiques et les fumées inhalées… Plus de 75 % des pompiers engagés dans les missions de sauvetage ont développé au moins une maladie grave. 

Quelque 400 000 personnes ont été exposées aux fumées toxiques du 11-Septembre, selon une étude menée par les autorités en 2007. Un gros quart seulement est inscrit au programme d’aide aux victimes. « La difficulté, par exemple, c’est de retrouver des gens qui ont déménagé », explique Gary. Approuvé en 2010 pour une durée de cinq ans, le programme d’indemnisation des victimes a été prolongé jusqu’en 2090. 
« Le pire n’est pas encore derrière nous, estime l’ancien pompier, avec les maladies et les cancers qui vont continuer à se déclarer. » 
Si New York a, depuis, été confrontée à de nombreux autres défis, comme la pandémie de Covid-19 (près de 34 000 morts dans la métropole), la « commémoration des vingt ans reste une étape essentielle dans le processus de guérison de la ville et de ses habitants », assure Susan Opotow. 

La cérémonie du jour n’est d’ailleurs pas le seul événement, cette semaine, en lien avec le 11-Septembre. Cinq auteurs présumés de cet attentat historique ont été entendus, mardi, pour la première fois depuis plus d’un an et demi, devant une cour militaire de la base de Guantánamo, enclave américaine sur l’île de Cuba. 
Sud-Ouest




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